"Psaume dans la ville" nous propose cette vidéo en prémices de la Pentecôte.
Lecture par Jean-Damien Barbin
"Psaume dans la ville" nous propose cette vidéo en prémices de la Pentecôte.
Lecture par Jean-Damien Barbin
VIIIe anniversaire de la naissance au Ciel de Karol Wojtyła, Bienheureux Jean-Paul II. En ce 2 avril 2013, mardi de l'octave de Pâques et en pleine montée vers la fête de la divine miséricorde que le pape slave a instituée, nous voulons nous rappeler le poème "Quand je pense : Patrie". Patrie ? celle de la terre bien sûr, mais qui figure surtout celle du Ciel.
« Quand je pense : Patrie - je m'exprime et m'enracine, le cœur m'en parle comme d'une secrète frontière allant de moi vers les autres, nous embrassant tous en un passé plus ancien qu'aucun de nous :
C'est de ce passé - quand je pense : Patrie - que j'émerge pour l'enfermer en moi tel un trésor.
Sans
cesse je me demande comment le multiplier, comment élargir l'espace qu'il emplit. »
Karol Wojtyła, Poèmes (Cana-Le Cerf)
Voir également le récent colloque qui s'est déroulé à l'UNESCO "Jean-Paul II, une pensée actuelle pour l'homme, l'éducation et la culture".
Discours du Bienheureux Jean-Paul
II à l’UNESCO (2 juin 1980)
Salutations du cardinal S. Rylko et conférence de Mgr F. Follo
Conférence du Pr F. Hadjadj : L'importance des valeurs évangéliques dans la culture
d'aujourd'hui
Conférence du Pr R. Reguillo Cruz
Conférence du Pr G. Médevielle S.A. La dignité de la femme selon l'enseignement de Jean-Paul
II.
Nous vous avions alerté il y peu de l'événement considérable qui doit se dérouler cet après-midi : l'ostension du Suaire de Turin par la télévision, première ostension à l'ère numérique. Ostension en mondovision. Elle aura lieu, ce samedi saint de 17h10 à 18h40. Informations à ce lien du site officiel : http://www.sindone.it/gen/docs/ostensione_televisiva_rai1.pdf En attendant, nous pouvons regarder cette émission en quatre parties de CNN-Net for God relayée par le site d'Aleteia. Nous devons ce film à la Communauté du Chemin Neuf. L'ostension qui vient a été autorisée et encouragée par Benoît XVI juste avant sa renonciation, Benoît XVI qui est né un samedi saint.
Pour les chrétiens, le samedi saint fait mémoire du jour du repos du Christ au sépulcre, ce sabbat était un grand jour (Jn, 19, 14,31), jour du repos substantiel, jour du grand silence, jour d'épreuve pour la foi. Seule la foi de Marie demeure. H.B.
Montage réalisé par un père jésuite, ancien aumônier de Saint-Louis de Gonzague.
Leur inauguration avait été annoncée à grands renforts d'annonces sur les ondes de la radio chrétienne.
Les nouvelles cloches de la cathédrale de Paris ont sonné pour la première fois cet après-midi devant une foule énorme et
médusée. Pas de sonorisation prévue sur le parvis pour amener le son pour elle. La tribune et les tentes du jubilé confisquaient l'espace. Pas moyen de voir quoi que ce soit. Ceux qui n'avaient pas la possibilité de se trouver sur les gradins ou tout devant ne pouvaient pas suivre le déroulé
des interventions, celle de Mgr Vingt-Trois, mais aussi celle du maire de Paris.
Concernant Bertrand Delanoé, la foule l'a gratifié de sifflets : bien sûr, ce n'était pas le moment d'ironiser ni de polémiquer mais force est de constater que la façon dont le gouvernement et la majorité actuelle malmènent les catholiques l'exposait naturellement à ce genre de déconvenues. Ayant écouté sur KTO ce que je n'avais pas pu entendre sur place, le divorce entre les bonnes paroles du maire (salut aux catholiques, rappel des Rameaux et de la Semaine Sainte, volonté de donner au Parvis le nom de Jean-Paul II) et les actes (le mépris des catholiques et de Mgr Vingt-Trois lors des auditions à propos de la loi du Mariage pour Tous) était patent. H.B.
Traduit de l'anglais : H.B.
L'exemple du pape Jean-Paul II a incité le pape François à prier le rosaire tous les jours.
Dans un hommage au pape Jean-Paul II écrit après la mort du souverain pontife en 2005, le cardinal Jorge Mario Bergoglio de Buenos Aires a raconté comment l’exemple du pape l'a incité à « réciter les quinze mystères du Rosaire tous les jours. »
« Si je me souviens bien, c'était en 1985 », écrit le cardinal Bergoglio. « Un soir, je suis allé réciter le Saint Rosaire dirigé par le Saint-Père. Il était devant tout le monde, à genoux. Nous étions nombreux à nous être réunis, je voyais le Saint-Père de dos et, peu à peu, je me suis perdu dans la prière. Je n'étais pas seul : je priais au sein du peuple de Dieu auquel j’appartenais, avec tous ceux qui en font partie, et ce peuple de Dieu était dirigé par notre pasteur ».
« Dans le milieu de la prière j’ai commencé à être distrait, en regardant la figure du Pape : sa compassion, sa consécration étaient témoignages », a-t-il poursuivi. « Et m’éloignant dans le temps, j'ai commencé à imaginer le jeune prêtre, le séminariste, le poète, le travailleur, l'enfant de Wadowice... dans cette même position, celle-là même où il était à ce moment-là, agenouillé et récitant Ave Maria sur Ave Maria. Son témoignage m'a frappé. »
Le Cardinal Bergoglio ajouta ces mots traduits par 30 jours le magazine :
« J'ai senti que cet homme, choisi pour diriger l'Église, suivait un chemin jusqu'à sa Mère au Ciel, une voie tracée depuis son enfance. Et j'ai pris conscience de la densité des mots de la Vierge Mère de Guadalupe à saint Juan Diego : « N'aie pas peur, ne suis-je donc pas ta mère ? » J'ai compris la présence de Marie dans la vie du pape.
Ce témoignage ne m’a pas quitté un instant. Depuis ce temps, je récite les quinze mystères du Rosaire tous les jours.
Pas de groupe de prière près de chez soi ? Louer seul c’est compliqué ? Une solution existe pour louer en communauté ! C’est @Tweetlouange ! Comme le @ le montre, pour louer avec nous, il faut simplement twitter (followez le compte @Tweetlouange !) et connaître cette web radio: https://yasound.com/fr/radio/4e946f1e13254698be6d064eb0f200f3/ !
Chaque jeudi de 21h à 22h. Peu importe la distance, la prière dépasse les frontières.
Contact tweetlouange@icloud.com
Prochaine @Tweetlouange: le jeudi 21 mars, 28 mars...
"Prions toujours les uns pour les autres, pour le monde entier, afin qu'une grande fraternité puisse émerger. Que le grand voyage de l'Église que nous entreprenons aujourd'hui avec l'aide de mon cardinal vicaire, ici avec moi, puisse être fructueux pour l'évangélisation de cette ville magnifique. Maintenant, j'aimerais vous bénir, mais je voudrais d'abord vous demander une faveur. Avant que l'évêque ne bénisse le peuple, je vous demande de prier le Seigneur pour qu'il me bénisse. C'est la prière du peuple qui demande la bénédiction de son évêque. En silence, disons cette prière de vous pour moi."
2013 - Le pape des confins du monde
2005 - Le pape humble serviteur de la vigne du Seigneur
1978 - Le pape d'un pays lointain
Et pour faire connaissance avec notre pape François « venu du bout du monde », cette magnifique catéchèse donnée au Congrès Eucharistique International de Québec par le Cardinal Bergoglio en 2008 sur le thème de l'Eucharistie, « don de Dieu pour la vie du monde » avec de remarquables développements sur la Vierge Marie, « qui accompagnait l'Église dans les premières eucharisties », « femme eucharistique ». Splendide de bout en bout ! « Recevoir la Communion comme Marie a reçu le Verbe »... « Mettre nos mains comme une crèche »... « En sachant que c'est Notre-Dame qui nous Le confie »...
L’EUCHARISTIE DON DE DIEU POUR LA VIE DU MONDE
Catéchèse donnée par le Cardinal Jorge Mario Bergoglio
À l’occasion du Congrès eucharistique international de Québec, Canada, 18 juin 2008
Introduction
Le Seigneur proclame : « Je suis l’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde ». Ce thème de ce 49e Congrès international vient de l’évangile de Jean où le Seigneur proclame qu’Il est le pain vivant descendu du ciel. « Le pain que je vous donne c’est ma chair pour la vie du monde. »
L’Eucharistie don de Dieu est le thème central de l’exhortation apostolique Sacramentum caritatis de Benoît XVI. Dans la première partie de l’encyclique, le pape nous exhorte à l’adoration de l’Eucharistie comme don gratuit de la très sainte Trinité pour la vie du monde. Et à la fin, dans la troisième partie, l’Eucharistie se partage. Il nous exhorte à nous faire Eucharistie pour tous, comme le Seigneur. La vocation de chacun de nous, c’est d’être pain partagé pour la vie du monde, à l’exemple de Jésus. Dans la première partie de exhortation apostolique, l’Eucharistie est présentée comme don et dans la troisième partie elle est mission. Don de vie qui se reçoit et don de vie qui se donne aux autres. Tel est le désir de Jésus Christ : que le peuple ait la vie en Lui. C’est ainsi également que Jésus est présenté au coeur du document d’Aparecida, avec sa tonalité de louange, d’adoration et de ferveur missionnaire. La vie est don de Dieu et partage.
Au numéro 354 du document d’Aparecida, il est dit : «L’Eucharistie est le centre vital du monde apte à combler la faim de vie et de bonheur .Celui qui mange ma chair et boit mon sang dans cet heureux banquet participe à la vie éternelle et ainsi notre existence quotidienne se convertit en une messe prolongée ». Entre le don, première partie de l’encyclique, et la mission, troisième partie, l’Église est le motif central de la présente catéchèse d’aujourd’hui: l’Eucharistie et l’Église mystère de l’alliance.
Pour la présentation de cette catéchèse, je vous propose trois étapes, à la manière d’une lectio divina. La première partie consiste en une brève méditation sur l’alliance. Je considère cela comme une clef pour mieux comprendre le thème d’aujourd’hui. La seconde partie sera une synthèse contemplative au cours de laquelle nous pourrons goûter et admirer quelques représentations de la Vierge, comme femme eucharistique. La troisième partie vise à dégager quelques conclusions pastorales qui nous aideront personnellement dans notre vie ecclésiale.
La dimension ecclésiale et nuptiale de l’Eucharistie
L’Eucharistie et l’Église sont mystères d’alliance. Avec le mot alliance, on veut mettre en relief la dimension ecclésiale et nuptiale du don de l’Eucharistie, don par lequel le Seigneur veut se donner à tous les humains. L’Eucharistie est pain vivant donné pour la vie du monde et sang versé pour le pardon des péchés de tous les humains. Tenant compte dans notre cœur de la gratuité du don et son dynamisme missionnaire universel, nous nous situons dans le dynamisme de l’alliance. Cette alliance que personne ne peut rompre. « Qui pourrait nous séparer de l’amour du Christ ?» (Rom. 8,35) dit S. Paul.
Une alliance nouvelle
La première chose que nous percevons de l’Eucharistie est qu’il s’agit d’une alliance nouvelle et éternelle, comme dit le Seigneur à la dernière Cène. La liturgie l’exprime très bien dans la prière eucharistique sur la réconciliation. « Souvent, nous les humains avons rompu ton alliance, mais Toi, au lieu de nous abandonner, tu as par Jésus Christ notre Seigneur donné un pardon si solide que rien ne pourra le rompre ». Ce désir ardent d’une alliance que rien ni personne ne pourra rompre, le Seigneur l’a pétri, au cours des siècles dans le coeur d’Israël. Jésus comble et perfectionne ce désir au point de ne laisser aucun espace pour une rupture quelconque. En vue de consolider cette alliance, l’institution se fait avant la passion. C’est un aspect que j’aimerais souligner. Ce rôle de l’alliance avant la passion est essentiel. À devancer son don suprême dans la dernière Cène, le Seigneur transforme ce moment où l’alliance aurait pu être rompue, à cause de la trahison de Judas, en un kairos de temps et d’espace de sainteté, où cette alliance nouvelle se vit pour toujours. Dans ce cadre d’alliance, je désire me référer à cette anticipation eucharistique à l’intérieur de la Passion.
Une anticipation eucharistique
En méditant ce mystère, je relève certaines intuitions de Jean-Paul II qui nous aident à voir l’importance de cette anticipation eucharistique. Le pape dit que le vif désir de Jésus est de susciter l’étonnement de l’institution eucharistique. Je fais une parenthèse. La préparation à la célébration ou à la participation de l’Eucharistie doit aller dans ce sens: préparer son coeur en vue de l’étonnement eucharistique.
Que le Seigneur ait institué l’Eucharistie avant sa Passion, c’est là le motif principal de cet étonnement. Je me réfère à un passage de l’encyclique Ecclesia de Eucharistia: «L'Église naît du mystère pascal. C'est précisément pour cela que l'Eucharistie, sacrement par excellence du mystère pascal, a sa place au centre de la vie ecclésiale. On le voit bien dès les premières images de l'Église que nous donnent les Actes des Apôtres: "Ils étaient fidèles à écouter l'enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières" (2, 42). L'Eucharistie est évoquée dans la "fraction du pain". Deux mille ans plus tard, nous continuons à réaliser cette image primitive de l'Église. Et tandis que nous le faisons dans la célébration de l'Eucharistie, les yeux de l'âme se reportent au Triduum pascal, à ce qui se passa le soir du Jeudi saint, pendant la dernière Cène, et après elle. En effet, l'institution de l'Eucharistie anticipait sacramentellement les événements qui devaient se réaliser peu après, à partir de l'agonie à Gethsémani. Nous revoyons Jésus qui sort du Cénacle, qui descend avec ses disciples pour traverser le torrent du Cédron et aller au Jardin des Oliviers. Dans ce Jardin, il y a encore aujourd'hui quelques oliviers très anciens. Peut-être ont-ils été témoins de ce qui advint sous leur ombre ce soir-là, lorsque le Christ en prière ressentit une angoisse mortelle et que "sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient jusqu'à terre" (Lc 22, 44). Son sang, qu'il avait donné à l'Église peu auparavant comme boisson de salut dans le Sacrement de l'Eucharistie, commençait à être versé. Son effusion devait s'achever sur le Golgotha, devenant l'instrument de notre rédemption» (n. 3).
Misterium fidei. Lorsque le prêtre prononce ou chante ces paroles, les fidèles proclament: «Nous annonçons ta mort, nous proclamons ta résurrection, viens, Seigneur Jésus ». Se référant au Christ, dans le mystère de sa Passion, nous rappelons aussi le propre mystère ecclésial. Le pape énonce, par la suite, les caractéristiques qui font de l’Eucharistie le noyau le plus intime de la vie chrétienne comme don et mission de l’Église. Cela constitue la première et la troisième partie de l’encyclique. Si l’Église naît et chemine pour la vie du monde, le moment le plus important de sa fonction, c’est bien celui de l’institution de l’Eucharistie. Son fondement se réfère à la totalité du triduum pascal. Ici, tout est contenu et concentré dans l’Eucharistie.
Jésus Christ a confié à l’Église l’actualisation permanente du mystère pascal. Par ce don, il a institué une mystérieuse contemporanéité entre le triduum pascal et la vie ecclésiale, tout au cours des siècles. Chaque fois que nous célébrons le saint mystère, les sources de l’Église sont anticipées et concentrées dans l’Eucharistie. C’est à travers ce don que le Seigneur institue cette mystérieuse contemporanéité entre lui et le passage des siècles. L’encyclique nous invite à nous étonner et à nous émerveiller de la capacité rédemptrice et toute la vie du monde est concentrée dans cet évènement.
Contenu-anticipation- concentration
En prenant les mots mêmes de Jean-Paul II: espace et temps, contenu, anticipation et concentration, on remarque que le pape est très original dans sa formulation dense et synthétique. Comment se l’approprier sans lui enlever sa force intrinsèque.
Il me semble que l’aborder sur un plan pédagogique nous aiderait à comprendre. Quelle valeur pédagogique présente cette conclusion : anticipation et concentration du triduum pascal dans le don de l’Eucharistie ? Il me semble que l’intention du Seigneur nous oriente vers la disposition et la préparation du récipiendaire du don, c’est-à-dire le coeur du disciple dans sa dimension personnelle et ecclésiale. En concentrant tout ce moment dans le don eucharistique, le Seigneur réussit à faire prendre conscience aux disciples qu’ils sont une partie prenante de ce grand sacrifice rédempteur. Le désir de l’alliance du Seigneur, son abandon, son don, sa mort sur la croix ne sont pas des faits isolés : ils visent plutôt à imprégner la mémoire des croyants avec le don eucharistique de la dernière Cène.
L’onction de Béthanie fut un moment important du Seigneur pour nous préparer à son don. Sans cette onction, nous aurions été placés devant un geste unilatéral de Dieu, sans qu’il y ait de récipients capables de recevoir le vin nouveau dans les vieilles outres. Le geste du don total du Seigneur sur la croix fut reçu dans les cœurs par ceux qui l’avaient déjà accueilli dans le don de l’Eucharistie.
Celle-ci concentre la Passion en lui donnant une propension et une dimension adéquate pour notre capacité de recevoir. C’est pour cela que toute la passion a pu être vue comme salvifique, parce qu’incluse dans la communion et l’amour sauveur manifesté par le Seigneur. C’est une irruption entre le petit et le grand, le quotidien et l’exceptionnel. Cet amour du Seigneur est mis à la disposition de notre foi en évitant que l’acte sauveur si extraordinaire nous échappe ou se dilue dans le très ordinaire.
Il y a une similarité profonde avec la formule du sacrement du mariage, où les époux se donnent mutuellement et se promettent fidélité dans tout ce qui adviendra dans la vie. De même que pour l’institution anticipée de l’Eucharistie, les époux anticipent leur amour et leurs difficultés face à ce qui leur adviendra par la suite. Je voudrais mettre l’accent sur cette anticipation eucharistique. C’est toute la Passion du Seigneur qui est anticipée et concentrée dans la dernière Cène et dans chaque célébration eucharistique. C’est ainsi je décris l’alliance eucharistique.
Images de Marie, femme eucharistique
Afin de bien voir le mystère de l’alliance, nous devons nous tourner vers l’image de Marie, nous mettre à l’école de Marie, femme eucharistique. Jean-Paul II dit: « Si nous voulons découvrir dans toute sa richesse le rapport intime qui unit l’Église et l’Eucharistie, nous ne pouvons pas oublier Marie, mère et modèle de l’Église » (Ecclesia de Eucharistia, 53). Si nous nous tournons vers l’image de Marie, nous voyons comment le mystère de l’alliance est rendu possible dans l’accueil du don de Dieu. Cela se fait dans l’Église universelle et dans chaque âme.
Respectons ici la règle des Pères, en y mettant quelques nuances : ce qu’on dit universellement de l’Église, on le dit aussi d’une façon toute particulière de Marie et individuellement de chaque âme fidèle. Dans la relation de Marie avec l’Eucharistie, il se dégage trois images qui nous révèlent les caractéristiques de l’alliance que nous avons déjà mentionnées et que nous pouvons appliquer analogiquement à l’Église universelle et à notre âme en particulier. L’alliance comme présence, comme confiance et comme espérance. C’est ce que nous voyons en Marie.
L’alliance: mystère de compagnie
Dans la première image eucharistique de Marie, la Vierge nous est montrée comme incluse dans l’Église. Ici, nous utilisons la même catégorie, soit Marie incluse dans l’Église et mystérieusement présente avec toute sa petitesse. Le pape souligne la participation de Marie dans l’Eucharistie. Le mystère d’alliance entre Dieu et les hommes est un mystère de compagnie. C’est Marie qui accompagne l’Église dans la première Eucharistie, comme le souligne la préface de la messe de Marie, mère de l’Église.
Là, est vraiment condensé ce mystère de la présence qui accompagne. L’alliance est le mystère de présence partagée. Le pain et le vin partagés à la table de famille sont un mystère de proximité continue. Dans ce monde de post-modernité, où la fragmentation règne, le temps est venu de se tourner vers un véritable sacrement de proximité. Cette compagnie est le propre de la pédagogie du Seigneur qui va transformer chaque personne, comme il l’a fait avec les disciples d’Emmaüs qu’il a accompagnés sur le chemin ou encore comme modèle de proximité, ainsi que le relate la parabole du bon Samaritain.
L’alliance comme confiance
Ce que nous voyons en Marie comme figure de l’alliance nous introduit à l’alliance comme confiance. Dans la seconde image caractéristique, Marie est vue comme une épouse qui met toute sa confiance en son époux. Jean-Paul II met en relief cette attitude eucharistique intérieure avec laquelle Marie vit toute sa vie comme un abandon à la Parole. Elle concentre en elle tout ce qui concerne le respect de la Parole.
L’abandon ne signifie pas un laisser-faire pour celui qui se dispose à recevoir et à vivre pleinement le don de l’Eucharistie comme mémorial de la mort du Christ. Il s’agit plutôt de demeurer toujours en état de réceptivité. Cette attitude signifie : prendre toujours chez nous, à l’exemple de Jean, celle qui nous est donnée comme mère. Voyons-là une invitation à nous conformer au Christ en nous mettant à l’école de sa mère, en nous laissant accompagner par elle. La confiance totale, l’obéissance de la foi font en sorte que le cœur de Marie est le réceptacle parfait pour que la Parole s’incarne et se transforme pleinement. C’est l’alliance comme présence, c’est l’alliance comme confiance et enfin l’alliance comme espérance.
L’alliance comme espérance
Ces images de Marie nous montrent ce que signifie vivre en anticipation de ce que peut-être une promesse. Le pape Jean-Paul II écrit ceci : « Se préparant jour après jour au Calvaire, Marie vit une sorte d’Eucharistie anticipée dans une communion spirituelle de désir et d’offrande dont l’accomplissement se réalisera par et dans son Fils. Par le désir d’offrande nous nous convertissons comme Marie en devenant des récipients disponibles pour que la parole s’incarne dans nos vies ». Marie se présente comme modèle de l’alliance entre le Seigneur et son épouse l’Église, entre Dieu et les hommes. Marie est modèle d’alliance comme présence d’amour, abandon confiant et fécond, remplie d’espérance.
Ces trois traits de Marie correspondent à trois catégories : initiée, anticipée, consacrée. Jean-Paul II nous montre comment le Magnificat est le programme complet de cette école mariale. Ici nous voyons la Bonne Nouvelle vécue comme chant de glorification. De même que Marie anticipe, par sa présence prophétique, l’action de Dieu, ainsi l’Eucharistie anticipe la création de la nouvelle histoire. Ce que l’Eucharistie réalise dans son aspect sacramentel, Marie le chante dans le Magnificat. Et lorsque l’Église reprend son chant, nous en elle, nous devenons des contemporains de Notre-Dame et nous vivons de sa spiritualité.
Des conséquences personnelles
Je voudrais vous proposer quelques conséquences personnelles, avant de mentionner quelques conséquences ecclésiales. Ici, je parle de catéchèses qu’on peut enseigner. Invitation est faite à décortiquer un peu le mystère, mais aussi invitation à établir des plans d’action pour notre vie personnelle.
Au cours de cette présente catéchèse, où nous avons contemplé le mystère de l’alliance en Marie, les richesses de l’Eucharistie et de l’Église nous sont révélées. En notre Mère, tout devient concret, tout devient possible. A son école, Dieu emprunte le visage maternel plein d’amour pour venir à nous.
Une conclusion pour la vie spirituelle de chacun et de chacune serait de choisir ce qui nous plaît le plus, selon St Ignace de Loyola dans ses Exercices spirituels. Unir l’Eucharistie sacramentelle et Marie. Nous pouvons demander la grâce que l’Eucharistie se fasse chair en nous, comme Marie qui a reçu le Verbe en elle. Enfin, recevoir l’Eucharistie en mettant les mains comme une crèche, en reconnaissant que c’est Notre-Dame qui nous le confie. Lors de la communion, dans le silence, demander la grâce de chanter le Magnificat avec Marie et d’anticiper dans l’Eucharistie tout ce que sera notre journée, notre semaine, avec ses joies et ses peines, en union avec le Père et le Verbe. La grâce de croire avec amour pour accorder notre vie à l’image de ce que nous recevons.
Des conséquences ecclésiales
Je pense qu’il serait bon de tirer quelques conclusions, à la lumière de la richesse de tout ce que nous venons de dire et qui peut nous aider dans notre vie ecclésiale. L’amour et l’admiration que nous ressentons tous spontanément pour la Vierge et l’Eucharistie, nous devons les cultiver dans notre Église. Rappelons-nous que l’analogie concernant Marie s’applique à l’Église et à chacun de nous. Marie et l’Église sont transformées par celui qui a voulu les habiter.
Marie et l’Église sont les premières outres nouvelles qui rendent présent Jésus-Christ. En fait, Marie devient image eucharistique quand le Verbe descend en elle. Par son incarnation en Marie, Jésus transforme éminemment sa mère dans la réalité la plus élevée et d’une façon anticipée par le privilège de l’Immaculée conception. L’Église reconnaît cette alliance que le Seigneur a voulu faire avec Marie. C’est pourquoi, lorsque le chrétien regarde l’Église, il la veut toute simple et pure comme Marie. Il voit l’Église comme le corps du Christ, comme le récipient qui garde totalement le dépôt donné. Comme l’épouse fidèle, le chrétien communie pleinement à ce que le Christ lui demande, à savoir de grandir chaque jour dans la contemplation de notre sainte mère l’Église.
Les sacrements de l’Église nous font communier pleinement à la vie que le Seigneur est venu nous apporter. Même si ses enfants brisent et rompent cette alliance sur le plan individuel, l’Église par le baptême et le sacrement de réconciliation fait en sorte que cette alliance puisse se retrouver.
Le chrétien perçoit l’Église comme catholique dans tout son sens : universalité, plénitude, lieu de réconciliation, communauté d’alliance. Il est normal qu’on puisse jeter d’autres regards pour améliorer quelques aspects particuliers comme la vie culturelle de l’Église. Mais tous ces efforts faits pour améliorer certains aspects doivent être marqués par un amour très grand de l’Église. C’est précisément cet esprit d’alliance qui est notre part, comme dans un bon mariage, en autant que l’amour humain a été initié et sanctifié dans le Christ.
L’Église est appelée à vivre une pleine participation à l’incarnation, à la vie, à la passion, à la mort et à la résurrection de son Seigneur. C’est l’Église de Marie dans son universalité concrète.
Le Verbe éternel s’est fait chair et sa Parole est entrée pour toujours dans notre histoire. Nous avons besoin de mieux goûter les exemples d’alliance de l’Église et de Marie pour nous transformer nous-mêmes en bonne nouvelle. Pour contempler l’alliance de Dieu avec l’humanité, une alliance qui vient de l’Ancien Testament,une alliance qui s’applique à tous les hommes de bonne volonté, nous avons à regarder Marie qui se présente comme le réceptacle sanctifié et sanctifiant de Dieu pour la vie du monde.
Nous référant au concile Vatican II, l’Église de Marie célébrant l’Eucharistie, reçoit de son Époux le pain de vie et reçoit aussi la mission de le distribuer à tous et à toutes pour la vie du monde. L’alliance étroite Marie Église est sanctifiée dans la foi et la charité par son Seigneur qui la veut sainte et immaculée. Je termine en disant que la sainteté de l’Église n’est pas une question de privilège personnel ou social, c’est une question de service. Je m’explique. Le monde a l’impression que l’Église défend toujours son pouvoir. Il peut arriver que dans des cas personnels ce soit réel, mais en général, ce n’est pas le cas. En défendant son identité, son infaillibilité, l’Église défend le lieu par où passe le don de la vie au monde, le don de la vie du monde à Dieu. Ce que défend l’Église, lorsqu’elle défend son intégrité, c’est sa propre identité. Ce don, dont l’expression la plus belle est l’Eucharistie, ce n’est pas un don parmi d’autres, c’est plutôt le don total le plus intime de la Trinité qui est donnée pour la vie du monde; un don assumé par le Fils qui s’offre au Père.
Comme dit Balthasar « L’acte du don par lequel le Père tourné vers le Fils dans l’espace et le temps de la création est l’ouverture définitive de l’acte trinitaire où les personnes sont des fluidités amoureuses ». L’immensité sans retour du don qui est transmis, oblige le Seigneur à sanctifier l’Église comme il l’a fait avec sa mère. Ce don est définitivement scellé, afin d’être transmis et reçu pour la vie du monde. Ce mystère de l’alliance, qui fait sainte son Église, est un mystère de service et de vie. En défendant son intégrité, l’Église défend la fidélité de l’alliance, le service et la vie. Nous ne devons jamais cesser de nous émerveiller de cette ouverture de la vie trinitaire qui se donne, non pas pour quelques-uns seulement, mais bien pour la vie du monde.
Dieu veut que son don soit total et pour tous. En s’unissant au Christ, au lieu de se fermer sur soi ce peuple de la nouvelle alliance se transforme en sacrement. Nous sommes sacrement pour l’humanité. Nous sommes signes et instruments de salut dans l’oeuvre du Christ lumière du monde, sel de la terre pour la rédemption de tous. La mission de l’Église continue celle du Christ. « Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie ». L’Église reçoit la force spirituelle nécessaire pour accomplir sa mission perpétuelle dans l’Eucharistie liée au sacrifice de la croix.
Présence, sacrifice et communion, l’Eucharistie est la source et le sommet de toute évangélisation, puisque son objectif est la communion des hommes avec le Christ, en lui, avec le Père et avec l’Esprit Saint.
Extrait du Catéchisme de l'Église catholique et de son commentaire du credo.
L'Église est catholique.
Le collège épiscopal et son chef, le Pape
880Le Christ, en instituant les Douze, " leur donna la forme d’un collège, c’est-à-dire d’un groupe stable, et mit à leur tête
Pierre, choisi parmi eux " (LG 19). " De même que S. Pierre et les autres apôtres constituent, de par l’institution du Seigneur, un seul collège apostolique, semblablement le Pontife
romain, successeur de Pierre et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout ".
881Le Seigneur a fait du seul Simon, auquel Il donna le nom de Pierre, la pierre de son
Église. Il lui en a remis les clefs (cf. Mt 16, 18-19) ; Il l’a institué pasteur de tout le troupeau (cf. Jn 21, 15-17). " Mais cette charge de lier et de délier qui a été donnée à
Pierre a été aussi donnée, sans aucun doute, au collège des apôtres unis à leur chef " (LG 22). Cette charge pastorale de Pierre et des autres apôtres appartient aux fondements de l’Église.
Elle est continuée par les évêques sous la primauté du Pape.
882Le Pape, évêque de Rome et successeur de S. Pierre, " est principe perpétuel et visible et fondement de l’unité qui lie entre eux soit les évêques, soit la multitude des fidèles " (LG 23). " En effet, le Pontife romain a sur l’Église, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l’Église, un pouvoir plénier, suprême et universel qu’il peut toujours librement exercer " (LG 22 ; cf. CD 2 ; 9).
883" Le collège ou corps épiscopal n’a d’autorité que si on l’entend comme uni
au Pontife romain, comme à son chef ". Comme tel, ce collège est " lui aussi le su
jet d’un pouvoir
suprême et plénier sur toute l’Église, pouvoir cependant qui ne peut s’exercer qu’avec le consentement du Pontife romain ".
884" Le Collège des Évêques exerce le pouvoir sur l’Église tout entière de manière
solennelle dans le Concile Œcuménique ". " Il n’y a pas de Concile Œcuménique s’il n’est comme tel confirmé ou tout au moins accepté par le successeur de Pierre " (LG 22).
885
" Par sa composition multiple, ce collège exprime la variété et l’universalité du Peuple de Dieu ; il exprime, par son rassemblement sous un seul chef, l’unité du troupeau du
Christ " (LG 22).
886" Les évêques sont, chacun pour sa part, principe et fondement de l’unité dans leurs Églises
particulières " (LG 23). Comme tels ils " exercent leur autorité pastorale sur la portion du Peuple de Dieu qui leur a été confiée " (LG 23), assistés des prêtres et des diacres.
Mais, comme membres du collège épiscopal chacun d’entre eux a part à la sollicitude pour toutes les Églises (cf. CD 3), qu’ils exercent d’abord " en gouvernant bien leur propre Église comme
une portion de l’Église universelle ", contribuant ainsi " au bien de tout le Corps mystique qui est aussi le Corps des Églises " (LG 23). Cette sollicitude s’étendra
particulièrement aux pauvres (cf. Ga 2, 10), aux persécutés pour la foi, ainsi qu’aux missionnaires qui œuvrent sur toute la terre.
887Les Églises particulières voisines et de culture homogène forment des provinces ecclésiastiques ou des ensembles plus
vastes appelés patriarcats ou régions (cf. Canon des Apôtres 34). Les évêques de ces ensembles peuvent se réunir en synodes ou en conciles provinciaux. " De même, les Conférences épiscopales
peuvent, aujourd’hui, contribuer de façon multiple et féconde à ce que l’esprit collégial se réalise concrètement " (LG 23).
Samedi Saint prochain, le 30 mars 2013, veille de Pâques, pendant une heure, une ostension exceptionnelle du Saint-Suaire se déroulera à Turin. Exceptionnelle car elle sera visible dans le monde entier par la télévision. Depuis trois siècles que le linceul sacré est conservé dans la cathédrale, les ostensions n’ont lieu que rarement. Jean-Paul II et Benoît XVI en avaient autorisé récemment trois. En mai 1998, en l’an 2000 pour le Jubilé et récemment en 2010. Benoît XVI avait parlé de l’homme du Suaire comme « l’Icône du Samedi Saint ».
Vendredi dernier, 1er mars, une conférence de presse a exposé et précisé les modalités de l’ostension, « de grande portée spirituelle, historique et pastorale ». Mgr. Nosiglia, archevêque de Turin, a annoncé que la première chaîne de la RAI permettra de la vivre en direct dans le monde entier. Sera-t-elle encouragée par un mot du nouveau pape ? Le gardien pontifical du Suaire a en outre expliqué le sens et les raisons de l’ostension extraordinaire prochaine, dans le cadre de l'Année de la Foi, non seulement étape importante sur le chemin de la Nouvelle évangélisation voulu par Jean-Paul II et Benoît XVI mais aussi par rapport à la situation de l'époque complexe dans laquelle nous vivons. Plus d'informations et de détails sur le site officiel.
Le Samedi Saint, jour de grand silence. Jour du Sépulcre après la cruauté de la Passion. Repos du septième jour accompli par le Christ lors du Grand sabbat de cette année-là après la grande œuvre de la Croix qui inaugure la nouvelle création. Pour certains théologiens et mystiques, comme Marthe Robin par exemple, les temps troublés de l’Église actuelle appelée à vivre les mêmes étapes que le Christ, renvoient à ce temps du sépulcre si désorientant, à ce temps de « grandes luttes ». H.B.
Émission KTO du 02/05/2010
« Ici, sur cette terre de France, je confie, ô Mère de Dieu, à ton amour maternel les fils et les filles de ce peuple. Ils n'ont pas cessé de
t'honorer, dans leurs traditions, dans l'art de leurs cathédrales, dans leurs pèlerinages, dans la piété populaire comme dans la dévotion des auteurs spirituels, sûrs de demeurer proches du
Christ en te contemplant, en t'écoutant, en te priant. »
Jean-Paul II (1920-2005), Lourdes, 14 août 1983.
Vu. Superbe film !
Photos : H.B.
Exposition des photos des voyages de Jean-Paul II à Lourdes en 1983 et 2004 - Galerie de l'accueil de malades.
Ce matin, en la paroisse Saint-Louis de Brest, le prêtre qui prononça l’homélie de ce dimanche de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, a mis en lumière le beau parallèle entre les trois jours de recherche de l’Enfant Jésus disparu à Jérusalem, et les trois grands jours de la Passion menant à la Résurrection du Christ. Trois jours de disparition et de recherche du Fils de Dieu parmi les hommes, trois jours de douleur mais trois jours conduisant aux retrouvailles préfigurant la joie de la Résurrection, grand jour du Salut. L’ange du matin de Pâques ne fait-il pas rebondir le mot "chercher" si présent déjà dans l’épisode du recouvrement de Jésus au Temple « occupé aux affaires de son Père » : « Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ? ».
En fin d'homélie montrant le précieux du modèle de l’humble famille de Nazareth, le prêtre convoqua alors les paroles que Paul VI avait prononcées lors de son voyage en Terre Sainte de 1964, en la basilique de l’Annonciation à Nazareth, paroles qui « n’ont pas perdu de leur actualité » :
Nous ne partirons pas cependant sans avoir recueilli à la hâte, et comme à la dérobée, quelques brèves leçons de Nazareth.
Une leçon de silence d’abord. Que renaisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l’esprit ; en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de tracas et de cris dans notre vie moderne bruyante et hypersensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l’intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l’étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu seul voit dans le secret.
Une leçon de vie familiale. Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable ; apprenons de Nazareth comment la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable ; apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social.
Une leçon de travail. Nazareth, ô maison du « fils du charpentier », c’est ici que Nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain ; ici rétablir la conscience de la noblesse du travail ; ici rappeler que le travail ne peut pas être une fin à lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent ; comme Nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes, le Christ notre Seigneur.
Ces paroles de Paul VI, pape du Concile Vatican II, furent enfin mises en parallèle avec celles, brûlantes, du pape de l’année de la Foi, Benoît XVI, dites dernièrement lors de la traditionnelle allocution des vœux de Noël à la Curie :
J’ai été frappé du fait qu’au Synode on a souligné à maintes reprises l’importance de la famille pour la transmission de la foi, comme lieu authentique où se transmettent les formes fondamentales du fait d’être une personne humaine. On les apprend en les vivant et aussi en les souffrant ensemble. Et ainsi, il apparaît avec évidence que la question de la famille n’est pas seulement celle d’une forme sociale déterminée, mais celle de la question de l’être humain lui-même – de la question de ce qu’est l’être humain et de ce qu’il faut faire pour être de façon juste une personne humaine. Dans ce contexte, les défis sont complexes. Il y a avant tout la question de la capacité de l’homme de se lier ou de son manque de liens. L’être humain peut-il se lier pour toute une vie ? Cela correspond-il à sa nature ? N’est-ce pas en opposition avec sa liberté et avec la dimension de son auto-réalisation ? L’être humain devient-il lui-même en demeurant autonome et en entrant en contact avec l’autre uniquement par des relations qu’il peut interrompre à tout moment ? Un lien pour toute la vie est-il en opposition avec la liberté ? Le lien mérite-t-il aussi qu’on en souffre ? Le refus du lien humain, qui se répand toujours plus à cause d’une compréhension erronée de la liberté et de l’auto-réalisation, comme aussi en raison de la fuite devant le support patient de la souffrance, signifie que l’homme demeure fermé sur lui-même et, en dernière analyse, conserve son propre « moi » pour lui-même, et ne le dépasse pas vraiment. Mais c’est seulement dans le don de soi que l’être humain se réalise lui-même, et c’est seulement en s’ouvrant à l’autre, aux autres, aux enfants, à la famille, c’est seulement en se laissant modeler dans la souffrance, qu’il découvre la dimension du fait d’être une personne humaine. Avec le refus de ce lien disparaissent aussi les figures fondamentales de l’existence humaine : le père, la mère, l’enfant ; des dimensions essentielles de l’expérience du fait d’être une personne humaine tombent.
À méditer à quelques jours de la grande
manifestation du 13 janvier : en manifestant contre le projet de loi du mariage entre personnes de même sexe, en défendant la famille PME, père, mère, enfant, c’est l’être humain
lui-même que les manifestants défendront, posant la question anthropologique par excellence. H.B.
(Newsletter n.442 | 2012-12-21)
FOURTH REPORT ON THE SOCIAL DOCTRINE OF THE CHURCH IN THE WORLD. The greatest challenge is the colonialization of human nature. Interview with Archbishop Giampaolo Crepaldi, President of the Observatory Cardinal Van Thuân.
QUATRIÈME RAPPORT SUR LA DOCTRINE SOCIALE DE L'ÉGLISE DANS LE MONDE. Le plus grand défi est la colonisation de la nature humaine. Entretien avec Mgr Giampaolo Crepaldi, président de l'Observatoire Cardinal Van Thuân.
Now available in bookstores is the “Fourth Report on the Social Doctrine of the Church in the world” prepared by the Observatory Cardinal Van Thuân of Trieste and published by Edizioni Cantagalli. For the fourth year in a row the Observatory, in collaboration with five other research centers, takes stock of the Social Doctrine of the Church on all five continents, flagging new facts, emerging challenges and the most important teachings of the Magisterium. Archbishop Giampaolo Crepaldi, Ordinary of Trieste, is the president of the Observatory and hence the person primarily responsible for the Report project. We took the liberty of asking him a few questions about “new things” this year.
Désormais disponible dans les librairies le «Quatrième rapport sur la doctrine sociale de l'Église dans le monde», a été préparé par l'observatoire du Cardinal Van Thuân Observatoire de Trieste et publié par les Edizioni Cantagalli. Pour la quatrième année consécutive, l'Observatoire, en collaboration avec cinq autres centres de recherche, fait le bilan de la Doctrine sociale de l'Église sur les cinq continents, balisage de faits nouveaux, nouveaux défis et enseignements les plus importants du Magistère. Mgr Giampaolo Crepaldi, Ordinaire de Trieste, est le président de l'Observatoire, et donc la personne principalement responsable du projet de rapport. Nous avons pris la liberté de lui poser quelques questions concernant les «choses nouvelles» cette année
Your Excellency, could you explain the title you’ve given to this Fourth Report : “The Colonialization of human nature”?
Each year the Report monitors the main events regarding justice and peace on the five continents. The main feature emerging this year is this colonialization of human nature, that is to say the enormous international pressure being exercised on governments in order for them to change their traditional legislation on procreation, the family and life. This attack is mainly being launched against the countries of Latin America, which is something we had already brought to readers’ attention in previous Reports.
Excellence, pouvez-vous nous expliquer le titre que vous avez donné à ce quatrième rapport : « La colonisation de la nature humaine » ?
Chaque année, le rapport fait le monitorage des principaux événements concernant la justice et la paix sur les cinq continents. Le principal trait émergent, cette année, est justement la colonisation de la nature humaine, c’est-à-dire les énormes pressions internationales pour que les gouvernements changent leur législation traditionnelle sur la procréation, sur la famille et sur la vie. L’attaque est principalement dirigée contre les pays d’Amérique latine, fait que nous avons déjà signalé dans les rapports précédents.
What are the main phenomena of this “colonialization of human nature”?
Among the many phenomena, we focus in the Report especially on the case of Argentina. In the course of one year alone, 2011 in fact, that great nation of Christian tradition has had a law on artificial procreation, which attacked the nature of procreation, a law on the recognition of “gender identity”, which sapped the nature of the family, and a change in the Code of Civil Law to permit “the uterus for rent”, which sabotaged the nature of parenthood. Some of the bills in question actually became law early in 2012, but had been drafted and discussed the year before. Some are still on the agenda of one branch of Parliament after having been approved by the other branch, but the trend is crystal clear. In the space of a single year the foundation of Argentinean society at large has been revolutionized, the notion of “human nature” has been discarded, and the inspiration of the Catholic Faith for the construction of society has been shunted aside.
Quels sont les phénomènes principaux de cette « colonisation de la nature humaine » ?
Parmi tant d’autres, dans le rapport, nous signalons surtout le cas de l’Argentine. Dans le cours d’une seule année, précisément l’année 2011, ce grand pays de tradition chrétienne a eu une loi sur la procréation artificielle qui a dénaturé la procréation, une loi sur la reconnaissance de « l’identité de genre » qui a dénaturé la famille et une modification du Code civil pour permettre « l’utérus en location » qui a dénaturé la notion de géniteur. Certaines lois en question ont été approuvées dans les premiers mois de 2012, mais elles ont été discutées et élaborées l’année précédente. Quelques-unes sont encore en examen par une partie du Parlement après avoir été approuvées par l’autre, mais la tendance est très claire. Dans le cours d’une année seulement, on a révolutionné la base de la société argentine tout entière, écarté la notion de « nature humaine », et relégué dans un coin l’inspiration de la foi catholique pour la construction de la société.
In your opinion, why is Latin America the principal target?
The European continent of longstanding Christian tradition is extensively secularised and the legislation of many countries – just consider the Netherlands, France, Great Britain, Spain, and recently Croatia – has extended broad license to practices and forms of behavior in complete contrast with natural moral law. The second world reservoir of Catholicism – but nowadays perhaps the first in numerical terms – is Latin America, where Christian tradition has thus far prevented a sweeping secularisation of moral values. Still in force in the majority of Latin American countries are laws that protect life and the natural family based on matrimony. This, in my opinion, is why Latin America is the principal target today.
Selon vous, pourquoi est-ce justement l’Amérique latine qui est dans le collimateur ?
Le continent européen, d’ancienne tradition chrétienne, est largement sécularisé et les législations de nombreux pays - pensons aux Pays-Bas, à la France, à l’Angleterre, à l’Espagne, mais aussi récemment à la Croatie – ont amplement permis des pratiques et des comportements en contradiction totale avec la loi morale naturelle. Le second bassin mondial, mais aujourd’hui peut-être le premier pour son importance numérique, du christianisme, et en particulier du catholicisme, est l’Amérique latine où, jusqu’à maintenant, la tradition chrétienne a empêché la sécularisation complète des valeurs morales et où, dans la majeure partie des Etats, les lois protègent encore la vie et la famille naturelle fondée sur le mariage. Voilà pourquoi, à mon avis, l’Amérique latine est dans le collimateur.
Why do you call it “colonialization”?
Because it is the fruit of the mentality of the satiated and nihilist west that people want to export under pressure into Latin American countries. Once upon a time the west colonized in the classical sense of the expression, but now it is colonializing in a cultural manner, proposing a mind frame contrary to natural moral law and exercising pressure so countries still “ backward” would finally enter the mainstream of “progress”.
Pourquoi parlez-vous de « colonisation » ?
Parce que c’est le fruit de la mentalité de l’occident repu et nihiliste qui veut s’exporter par des pressions dans les pays d’Amérique latine. L’occident, autrefois, colonisait dans le sens classique du terme ; aujourd’hui, il colonise culturellement, en proposant une mentalité contraire à la loi morale naturelle et en faisant pression pour que les États encore « arriérés » entrent enfin dans le « progrès ».
Each year the Report hosts the “study of the year”. What is the topic of that study in this Fourth Report?
In line with what I said earlier, we dedicated the study of the year to the ideology of gender and it was written by Ms Elizabeth Monfort, former European parliamentarian, a scholar in this field and author of many books, as well as president of a French association championing a new European feminism. The ideology of gender encountered little or no opposition as it spread in advanced countries and is by now also being taught in textbooks used in public schools without giving rise to very much in the way of protest. It is now being exported to emerging and poor countries in a systematic way. It is a subtle and pervasive ideology which evokes the “individual rights” that the western world uplifted to the level of dogma, and a presumed equality among asexual or abstract individuals in order to lead the way to a dismantling of the entire structuring of society.
Tous les ans, le Rapport accueille l’« étude de l’année ». À quel thème est-elle consacrée dans ce quatrième Rapport ?
En lien avec ce que j’ai dit auparavant, nous avons consacré l’étude de l’année aux idéologies du genre, et elle a été rédigée par Madame Élisabeth Montfort, qui a été député au Parlement européen, et qui est experte sur ce sujet, auteur de livres, ainsi que présidente d’une association française qui propose un nouveau féminisme européen. L’idéologie du genre s’est diffusée, sans rencontrer de véritable opposition, dans les pays avancés et on l’enseigne désormais aussi dans les manuels scolaires des écoles publiques, sans que cela provoque de grandes contestations. Elle est maintenant exportée systématiquement dans les pays émergents et pauvres. C’est une idéologie subtile et abusive, qui fait appel aux « droits individuels » dont l’occident a fait son dogme, et à une égalité présumée entre individus a-sexués, c’est-à-dire abstraits, pour mener à terme une déconstruction de tout le tissu social.
An important chapter of the Report is ordinarily the presentation of the Magisterium of Benedict XVI during the year in question. What can you tell us about this?
I’d like to recall that our ‘Document of the year’ is the speech the Holy Father delivered at the Bundestag in Berlin on 22 September 2011, and in which he concentrated on natural moral law, non respect for which turns states into “gangs of thieves” as St. Augustine wrote. Then there is the chapter on the pope’s overall social Magisterium in 2011, a Magisterium always most bountiful. During his visit in Germany and on many other occasions Benedict XVI asked for a place to be opened for God in the world.
Un chapitre important du Rapport consiste habituellement dans la présentation du magistère de Benoît XVI pendant l’année en question. Que nous dit-il à ce sujet ?
Nous rapportons, comme « document de l’année », le discours que le pape a prononcé au Bundestag de Berlin le 22 septembre 2011, entièrement centré sur la loi morale naturelle, sans le respect de laquelle les États se transforment en une « bande de voleurs », comme le disait saint Augustin. Il y a ensuite un chapitre sur l’ensemble du magistère social du pape en 2011, un magistère comme toujours très riche. Lors de son voyage en Allemagne, et en de multiples autres occasions, Benoît XVI a demandé d’ouvrir un espace pour Dieu dans le monde.
The largest section of the Report deals with the Five Continents. What’s new in that area?
Both information and food for thought abound. The Report first examines the international scene and the activity of the Holy See, and then goes continent by continent, providing a lode of information difficult to put into a nutshell. The only thing I can recommend is a careful reading of the Report itself. Nonetheless, there is something new about this year I would like to highlight and it has to do with the monitoring of eastern Europe, which had been somewhat overlooked in previous Reports. In 2011 we had the case of Bulgaria, which adopted a new Constitution stipulating the protection of life from the moment of conception, while the process in just the opposite direction has moved forward in other countries. Likewise interesting are the chapters on Asia and Africa. For the former the Report flags the consequences of the explosion of the nuclear power plant at Fukushima, the Bhatti assassination in Pakistan, and the gendercide of baby girls. For the latter we refer to the “Arab springtime” and the penetration of China into Africa. In brief, a very detailed overview.
La partie la plus importante du rapport concerne les cinq continents. Qu’est-ce qui émerge de nouveau ?
Les informations et les occasions de réflexion y sont très nombreuses. Le rapport examine d’abord la scène internationale et l’activité du Saint-Siège, puis continent par continent, en fournissant une mine d’informations difficiles à synthétiser. Je ne peux que renvoyer à la lecture du texte. Mais je voudrais souligner une nouveauté de cette année, qui concerne la surveillance de l’Europe de l’est qui avait été un peu négligée dans les précédents rapports. En 2011, nous avons eu le cas de la Bulgarie qui s’est donné une nouvelle Constitution qui prévoit la protection de la vie dès la conception alors que, dans d’autres nations de cette région, c’est le processus inverse qui a été avancé. Les chapitres sur l’Asie et l’Afrique sont aussi intéressants. Pour le premier continent, le rapport donne un compte-rendu sur les conséquences de l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima, sur l’assassinat de M. Bhatti au Pakistan, sur le « généricide » (« gendercide ») des petites filles. Pour le second, nous faisons le point sur le « printemps arabe » et la pénétration de la Chine sur le continent africain. En somme, un tour d’horizon très articulé.
What place does the Report occupy in the Observatory’s activities?
It is our 24 carat jewel, the activity that encapsulates our daily work and transforms it into a service of information and a succinct proposal for the reading of events.
Quelle place occupe le Rapport dans les activités de l’Observatoire ?
C’est la pointe de diamant, l’activité qui synthétise notre travail quotidien et le transforme en un service d’information et en une proposition synthétique de lecture des événements.
Le Mariage en questions
GPA en route !
Soutien aux Veilleurs
L'espérance
"Même le plus noir nuage a toujours sa frange d'or"
One of us
L'un d'entre nous
Initiative citoyenne européenne
1 million de signatures dans toute l'Europe
Site officiel : http://www.oneofus.eu/fr/
Les véritables conséquences du "mariage pour
tous"
La Manif Pour Tous du 24 mars
1400 000 participants (1700 000 selon DCRI)
Avenue de la Grande Armée/Arc de triomphe
La Manif Pour Tous du 13 janvier
3 cortèges
1. Place d'Italie-Champ de Mars
2. Place Denfert-Rochereau - Champ de Mars
3. Porte Maillot - Champ de Mars

Opération surprise - 10 février 2013
La Manif Pour Tous -
"Tulle"
200 volontaires repèrent les Champs-Elysées avant la Manif du 24 mars
Opération surprise - 29 janvier 2013
La Manif Pour Tous
"Ponts et portes de Paris"
4000 volontaires
157 banderoles
1 péniche avec à son bord le collectif dont Frigide Barjot
Dimanche
Fonctions sociales d'un jour à part
Noyau d'un ordre social historique
Version de la vidéo en anglais
Version de la vidéo en espagnol
Version de la vidéo en allemand
À Dieu, le dimanche !
H. Bodenez
Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens. L'argument religieux n'étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s'est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n'en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l'Église. Acheter à La Procure

Faut-il faciliter le travail le dimanche ?
Émission du 4 décembre 2008,
sur KTO
Duo Zucchero - Fiori, paroles françaises de J.-J. Goldman, (Chocabeck, 2010).
"Dans mon village, j'ai vu le temps se poser..."
- « Le Jésus de l’Histoire », À propos de Jean-Christian Petitfils, Jésus, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°56, Privat (mars 2012), p. 195-201.
- « La bataille du dimanche continue », Revue Liberté politique, IIIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 55 (décembre 2011), p. 115-119.
- « Lumière du pape », À propos de Lumière du monde, Questions disputées, Revue Liberté politique, n° 52, Privat (mars 2011), p. 155-161.
- « Le cas de l'année : la bataille du dimanche en France et en Europe », Revue Liberté politique, IIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 50 (septembre 2010), p. 75-84.
- « La Battaglia sulla domenica in Francia », Rapporti dal Mondo, Osservatorio internazionale cardinale Van Thuan sulla dottrina sociale della chiesa, Bollettino di Dottrina sociale della Chiesa , (Anno VI 2010, numero 3, luglio-settembr), p. 87.
- « Le dimanche, un droit historique », À propos de Daniel Perron, Histoire du repos dominical, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°50, Privat (septembre 2010), p. 185-190.
- « Une truculente défense du pape », À propos de Gaspard-Marie Janvier, Minutes pontificales sur le préservatif, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 49, Privat (juin 2010), p. 161-164.
- « Voyage au cœur de la psychothérapie », À propos de Francis Mouhot, Le Moi et l’esprit, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 46, Privat (septembre 2009), p. 143-152.
- « Benoît XVI le bâtisseur », À propos de George Weigel, Le Choix de la vérité, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 43, Privat (décembre 2008), p. 181-185.
- « Lâcher prise ou abandon spirituel », À propos de Robert Scholtus, Faut-il lâcher prise : splendeurs et misères de l’abandon spirituel, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat, (septembre 2008), p. 167-174.
- « Retrouver les chemins de l’être », Dossier Fides et Ratio 2008-1998, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat (septembre 2008), p. 153-163.
- « Les métamorphoses de Jésus ou la tentation de l’expérience directe », À propos de Frédéric Lenoir, Le Christ philosophe, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 41, Privat( juin 2008), p. 235-244.
- « Et le blog devint fléau », Éducation : questions qui fâchent, Revue Liberté politique, n°. 40, Privat (mars 2008), p. 147-157.
- « Conversion ou initiation : le presque de la foi », À propos de Jean-Claude Guillebaud, Comment je suis redevenu chrétien, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 38, Privat (septembre 2007), p. 125-131.
- « Relire La Pensée captive », À propos de Cesław Miłosz, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 32, Privat, (janvier-février 2006) p.129-141.
L'Association pour la Fondation de Service politique réunit des hommes et des femmes engagés dans la vie politique, économique et sociale. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à ses activités : colloques, conférences, universités, soirées-rencontres, campagnes de sensibilisation. De très nombreuses personnalités ont participé à ses travaux: chefs d'entreprise, cardinaux, universitaires, hommes politiques, journalistes.
Un monde meilleur commence
L'objectif principal de l'Organisation internationale du Travail (OIT) est de promouvoir l'égalité pour les femmes et les hommes, d'obtenir un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de la dignité humaine. Ce film web donne un aperçu de trois minutes de la notion de travail décent et est disponible en 25 langues (Juillet 2008).
La Voix est libre, émission du 8 novembre 2010 animée par Anne Gavini. "Comment redonner sa place au dimanche". Débat avec Monseigneur Lagleize, évêque de Valence. Hélène Bodenez, professeur au lycée Saint-Louis de Gonzague Monseigneur Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Par téléphone : Père Jacques Vignancour, curé de Saint Austremoine, à Issoires (Puy de Dome)
Aujourd'hui l'Eglise, émission du 19 novembre 2008, animée par Elodie Chapelle. "Travail le dimanche : l'Eglise a son mot à dire" Débat avec François Asselin et Hélène Bodenez.
Aujourd'hui l'Eglise -19/11/ 2008 - Radio Notre-Dame
Daniel Perron, Histoire du repos dominical (L'Harmattan, 2010).
Gaspard-Marie Janvier, Le Dernier dimanche (Mille-et-une-nuits, 2009, Prix Mottard 2009).
Jean-François Froger, Le Maître du Shabbat (Editions Grégoriennes, 2009)
Patrick Gourrier, Le dimanche, c'est sacré ! (Letheillieux, 2009)
Michel Fauquier, Lettre ouverte du dernier des Français au premier des Français, (Tempora, 2009)
À Biella, Christ du dimanche, élément d'un triptyque, à droite d'une Vierge à l'Enfant et d'une Trinité.
A Biella, Christ du dimanche.
A Biella, Christ du dimanche, détail. Photos : Hélène Bodenez.
Photo : Table de la Loi - Azulejos - Açores
"Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré."
Livre de l'Exode, 20, 8-11, Ire lecture du dimanche 11 mars 2012 - 3e dimanche de Carême.
"Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu'au temps de la domination des Perses. Ainsi s'accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu'à ce qu'elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés."
Deuxième livre des Chroniques, 36, 20-21.
Ire lecture du dimanche 18 mars 2012 - 4e dimanche de Carême, dimanche de Laetare.
"Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat."
Évangile selon saint Jean, 5, 8-9. Évangile du jour – 20 mars 2012.
"Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait."
Évangile selon saint Luc, 13, 10-17. Évangile du jour – 29 octobre 2012.
Photo : Résurrection - Azulejos – Nossa Senhora da Paz, Vila Franca do Campo – São Miguel, Açores.
L'heure de la résurrection
"La Vierge était absolument certaine de la résurrection de son Fils puisqu'il l'avait si ouvertement prédite ; mais elle en ignorait l'heure qui, en effet, ne se trouve nulle part déterminée. Elle passa donc la nuit du Grand Samedi, qui lui parut bien longue, à réfléchir sur l'heure possible de la résurrection. Sachant que David a, plus que les autres Prophètes, parlé de la Passion du Christ, elle parcourut le psautier, mais n'y trouva nulle indication de l'heure. Cependant, au psaume 56, David, parlant en la personne du Père à son Fils, dit : « Eveille-toi, ma gloire, éveille-toi ma harpe et ma cithare. » Et le Fils répondit « Je m'éveillerai à l'aurore... » Quand la Vierge Marie sut l'heure de la résurrection, je vous laisse penser avec quel empressement elle se leva pour voir si l'aurore venait. Elle constata que non et acheva le psautier. Puis elle voulut s'assurer si d'autres Prophètes n'avaient pas mentionné l'heure de la résurrection et elle trouva au chapitre six d'Osée ce texte : « Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. Appliquons-nous à connaître le Seigneur, sa venue est certaine comme l'aurore. » La Vierge se leva et dit : « Ces témoins de l'heure où mon Fils doit ressusciter me suffisent...» puis elle regarda par la fenêtre et vit que l'aurore commençait à poindre. Sa joie fut grande : « Mon Fils va ressusciter », dit-elle. Puis, fléchissant les genoux, elle pria « Réveille-toi, sois devant moi et regarde, et toi, Seigneur Dieu Sabaoth, réveille-toi.» Et, aussitôt, le Christ lui envoya l'ange Gabriel disant : « Toi qui as annoncé à ma Mère l'incarnation du Verbe, annonce-lui sa résurrection. » Aussitôt l'Ange vola vers la Vierge et lui dit « Reine du ciel, réjouis-toi, car celui que tu as mérité de porter dans ton sein est ressuscité comme il l'a dit. » Et le Christ salua sa Mère en disant : « La paix soit avec toi... » Et Marie dit à son Fils : « Jusqu'ici, mon Fils, je rendais mon culte le samedi, pour honorer le saint repos après la création du monde ; désormais, ce sera le dimanche, en mémoire de ta résurrection, de ton repos et de ta gloire." Et le Christ approuva."
Saint Vincent Ferrier
Dominicain espagnol (1357-1418)
Cité par le site Une Minute avec Marie les 22 et 23 mars 2012.
Photo H.B. : détail de la statue de Notre-Dame de La Salette, là où la Vierge Marie pleure...
Lekha Dodi, la fiancée Shabbat, et Notre Dame de La Salette
En tant que Juif, j'étais frappé et profondément ému quand j'ai lu les mots de Marie à La Salette : « Je vous ai donné six jours pour travailler dur, le septième je l'ai gardé pour moi-même ». Dans une perspective juive, il est très naturel, presque inévitable d'associer Marie avec le 7e jour, le sabbat. Dans la tradition juive le Shabbat est vu comme une épouse, sous le nom de la "reine du Shabbat". C'est l'anti-chambre du Royaume Messianique, une sorte d'avant-goût de ce qui est à venir. [L'auteur offre comme explication une libre traduction du « Lekha Dodi », qui est un chant juif traditionnel chanté le soir du Shabbat. Dieu invite Israël, le bien-aimé (Dodi), à accueillir le shabbat personnifié au féminin (la reine Shabbat).]
Viens mon bien-aimé,
saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.
Venez, saluons tous Shabbat, la Reine suprême. Source des bénédictions dans toutes les régions du monde, ointe et régnante depuis les temps les plus reculée, dans la pensée elle a précédé les six jours de la Création.
Viens mon bien-aimé,
saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.
Lève-toi et secoue la poussière de la terre. Revêts-toi de glorieux vêtements qui font voir ta valeur. Le Messie nous conduira tous bientôt vers la nouvelle naissance. Mon âme ressent maintenant les chauds rayons de la rédemption.
Viens mon bien-aimé,
saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.
Réveille-toi et lève-toi afin de saluer la nouvelle lumière, car dans ton rayonnement le monde sera éclairé. Chante, car les ténèbres ont disparu de notre regard. Le Seigneur manifeste à travers toi sa Gloire.
Viens mon bien-aimé,
saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.
Alors tes destructeurs seront eux-mêmes détruits. Les ravageurs au loin vont vivre dans le vide. Ton Dieu alors te célébrera dans l'excès de joie, comme un fiancé rencontrant le regard de sa fiancée.
Viens mon bien-aimé,
saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.
[Tout le monde se lève et se tourne vers l'entrée en saluant symboliquement la fiancée Shabbat]
Viens en paix, ami de l'âme, doux dons du Seigneur, saluée avec joie et adorée autant par des chants, Parmi le peuple de Dieu en accord dans la foi. Viens, Fiancée Shabbat, viens la couronne des jours,
Viens mon bien-aimé,
saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.
Presque tous ces mots pourraient être chantés en l'honneur de la Reine du Ciel, la Reine de La Salette, bienheureuse Vierge Marie !
Roy Schoeman
Analysé par Mgr Dubost ici et cité par le site Une Minute avec
Marie le 10 juin 2012, jour de la Fête-Dieu en France.
Volo, En Attendant (2009)
JMJ au Brésil en 2013
17 000 km à vélo, 365 jours de rencontres, 30 pays traversés pour vivre 7 moments forts au sein de communautés d'hommes oubliés. Charles et Gabriel, 23 ans, entreprennent un périple inédit pour aller partager le quotidien de 7 villages chrétiens isolés ou persécutés. Projet Corpus.
"À la rencontre des chrétiens du bout du monde", Le Figaro, 31 août 2012.
Charles Guilhamon, invité de Jean-Marie Guénois dans L'Esprit des
lettres sur KTO, 28 sept. 2012.
Sur les traces des chrétiens oubliés,
de Charles Guilhamon, Calmann-Lévy, 430 p., 21.50 €, (Septembre 2012).