Le blog d'Hélène Bodenez 

 

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ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ

Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 00:25

Mise au tombeau

Samedi Saint, vide d’un tabernacle ouvert, statues parfois recouvertes, absence de messe. Silence. Grand silence. Les chrétiens font mémoire de la mort du Christ et de sa mise au tombeau - un tombeau neuf situé dans un jardin, précise l’Évangile. C’est alors jour de sabbat, jour où cessent les activités. Le Christ respecte jusque dans la mort, accomplit même, la prescription ancienne du Décalogue. « Le Roi dort ».

 

Il y eut le « repos » le septième jour de la première création ; il y a ce « repos » le jour du sabbat de la deuxième création accomplie par la Croix, la grande œuvre du Christ qui fait toutes choses nouvelles. « C’est cela le nouveau jardin, la Croix plantée dans la terre » a-t-on médité avec le pape François ce soir au Colisée lors de la XIVe et dernière station du Chemin de Croix.

 

Mais laissons Benoît XVI, notre pape émérite caché, né un samedi saint, présenter le mystère de ce jour :

Le soir venu, comme c'était la Parascève, c'est-à-dire la veille du sabbat solennel de Pâques, Joseph d'Arimathie, un riche et influent membre du Sanhédrin, demanda courageusement à Ponce Pilate de pouvoir enterrer Jésus dans son tombeau neuf, qu'il avait fait creuser dans le roc à peu de distance du Golgotha. Ayant obtenu l'autorisation, il acheta un linceul et, ayant descendu le corps de Jésus de la croix, l'enveloppa dans ce linceul et le déposa dans le tombeau (cf. Mc 15, 42-46). C'est ce que rapporte l'Évangile de saint Marc, et les autres évangélistes concordent avec lui. À partir de ce moment, Jésus demeura dans le sépulcre jusqu'à l'aube du jour après le sabbat, et le Saint-Suaire de Turin nous offre l'image de ce qu'était son corps étendu dans le tombeau au cours de cette période, qui fut chronologiquement brève (environ un jour et demi), mais qui fut immense, infinie dans sa valeur et sa signification.

Le Samedi Saint est le jour où Dieu est caché, comme on le lit dans une ancienne Homélie : « Que se passe-t-il ? Aujourd'hui, un grand silence enveloppe la terre. Un grand silence et un grand calme. Un grand silence parce que le Roi dort... Dieu s'est endormi dans la chair, et il réveille ceux qui étaient dans les enfers » (Homélie pour le Samedi Saint, PG 43, 439). Dans le Credo, nous professons que Jésus Christ « a été crucifié sous Ponce Pilate, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour est ressuscité des morts » ...

Photo : H.B.

Autel de la Chapelle du Saint-Sacrement (Paroisse Saint-Louis de Brest)

***

Pour mémoire : "Repos du dimanche : en souvenir de la deuxième création".

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 00:04

JPII Jubilé 2000

Tous ceux qui ont vécu intensément le splendide pontificat de Jean-Paul II (1) savent à quel point le Grand Jubilé fut le cœur battant de sa mission d’exception. Préparée spécifiquement pendant trois ans, l’année 2000 voit un pape très affaibli qui ne reculera pourtant pas devant l’épreuve de longues cérémonies prévues pendant plus d’un an.


Nous le voyons encore et le verrons longtemps dans notre mémoire, à genoux dans sa chasuble de grand prêtre, ouvrant la porte sainte de la basilique Saint-Pierre, faisant entrer toute l’Église dans le nouveau millénaire, dans le Grand Jubilé de l’Incarnation et de la Rédemption, dans la miséricorde divine, eaux vives données à flots gratuitement. Que Jean-Paul II soit canonisé le 27 avril prochain à Rome, en la fête de la Miséricorde précisément, doit nous rappeler ces hauts moments, l’urgence toujours actuelle que le pape slave n’avait cessé de porter au monde entier.


Ce Vendredi Saint commence la neuvaine de la Miséricorde divine demandée par Jésus à sainte Faustine, religieuse polonaise que Jean-Paul II canonisa le 31 avril 2000. Neuf jours donc pour intercéder auprès du Dieu Saint, du Dieu fort pour nous pécheurs et pour le monde entier par la douloureuse Passion de son Fils. N'hésitons pas et coopérons ardemment au Salut que le Christ a payé d’un si grand prix, spécialement en cette année de grâce de la canonisation de Jean-Paul II. H.B.

 

(1) Les journalistes ne vont pas manquer, à l'occasion de la canonisation, de ressortir en boucle la ritournelle que Jean-Paul II était un "formidable acteur", que les jeunes venaient "écouter plus la chanson que le chanteur". À cette idiotie de premier ordre ma mise au point écrite le 6 mai 2005 et publiée dans le Décryptage d'alors sur le site Liberté politique (aujourd'hui tronquée à cause d'une migration de site).

 

divine miséricorde-copie-1

Extrait de l’homélie du bienheureux Jean-Paul II prononcée le 30 avril 2000 lors de la canonisation de sœur Faustine Kowalska.

 

 

1. "Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius", "Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour!" (Ps 118, 1). C'est ce que chante l'Eglise en l'Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume ; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres :  « Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie [...] Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 21-23).

Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C'est-à-dire qu'il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du cœur, source d'où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l'humanité. De ce cœur, Sœur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. « Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l'eau » (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).


2. Sang et eau ! La pensée s'envole vers le témoignage de l'évangéliste Jean, qui, lorsqu'un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir « du sang et de l'eau » (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39).

À travers le cœur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes : « Ma Fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde en personne », demandera Jésus à Sœur Faustyna (Journal, 374). Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l'humanité à travers l'envoi de l'Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n'est-elle pas le « second nom » de l'amour (cf. Dives in misericordia, n. 7), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon ?
...

 

 

 

 

Le Chapelet de la Miséricorde Divine

 

Le 14 septembre 1935, Sœur Faustine entend les mots suivants : « Dis toujours le chapelet que je t'ai appris. Celui qui le dit fera l'expérience de ma Miséricorde, sa vie durant, et surtout à l'heure de sa mort. »

Saint-Suaire.png

Au début : Notre Père... Je vous salue Marie... Je crois en Dieu...

 

Sur les grains du Notre Père, on récite les paroles suivantes :

V. Père éternel, Dieu tout-puissant, je t'offre en ce jour le Corps et le Sang, l'Âme et la Divinité de ton Fils Bien-Aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ;

R. En réparation de tous nos péchés et de ceux du monde entier.

 

Sur les grains du "Je vous salue Marie", on récite les paroles suivantes :

V. Par sa douloureuse Passion,

R. Prends pitié de nous et du monde entier.

 

Pour conclure, on dit trois fois :

V. Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel,

R. Prends pitié de nous et du monde entier.

 

Toute la neuvaine ici.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 17:37

Haut-relief Bienheureux Jean-Paul II

2 avril 2005, date mémorable. 21h37, heure de Dieu aux premières vêpres de la fête de la divine miséricorde qu'il avait lui-même instituée. Il y a neuf ans le pape slave Jean-Paul II rejoignait la Cité de Dieu. Saint Jean-Paul II pourrons-nous dire très bientôt. Le pape François n'a pas manqué ce matin l'anniversaire et l'a mentionné lors de l'audience sur la place Saint-Pierre, évoquant également la joie de la canonisation toute prochaine d’un pape aimé à Rome et hors-les-murs. L'homme de Dieu que la souffrance n'avait jamais quitté prodigue désormais en bienheureux ses bienfaits miséricordieux et continue de guider l'Église. De sa « fenêtre du ciel », nul doute que Karol le Grand nous bénisse, nous encourage dans une « résistance-confession ». Pour l'honorer une fois encore, souvenons-nous de ce poème qui en dit tellement sur le sacrifice perpétuel offert. 

 

Le Pavement

 

Nos pieds touchent terre ici même où s’élèvent au ciel

Tant de murs et de colonnades… si l’on ne s’y perd pas,

Si l’on y retrouve le sens de l’unité,

C’est que le pavement nous guide.

Il unit les espaces du haut lieu Renaissance

Comme il unit les espaces en nous

Qui marchons si conscients de nos échecs, de nos faiblesses.

Pierre, tu veux être le Pavement et qu’ils nous piétinent,

Eux qui marchent sans savoir où ils vont,

Tu veux qu’ils aillent où tu guides leurs pieds

Et qu’ils unissent les espaces

Par l’œil, géniteur de pensée.

Tu veux servir leurs pieds qui passent,

Comme le roc sert les sabots des brebis.

Le roc, le Pavement d’un temple gigantesque. 

La croix – le pâturage

                             Karol Wojtyła, Poèmes (Cana/Cerf - 2006)

 

Ci-dessous, reportage de la béatification, Place Saint-Pierre, 1er mai 2011.


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Mercredi 19 mars 2014 3 19 /03 /Mars /2014 17:36

Tags-Montmartre.png

L’odieux attentat en lettres rouges et noires perpétré contre la Basilique du Sacré-Cœur ce matin n’est pas un hasard. C’est bien sûr en raison de son rayonnement puissant, culturel et spirituel, que ce haut lieu touristique de Paris attire aussi les foudres des fêlés de la laïcité. Nous avions déjà réagi sur ce blog aux propos insensés d’Ian Brossat, soutien d’Anne Hidalgo dans la course à la Mairie de Paris. Notre inquiétude grandit aujourd’hui à la nouvelle d’un acte qui heurte profondément la liberté de conscience des chrétiens par la montée en puissance qu’il signifie et l’impunité dont il risque de faire l’objet une fois de plus.


Des tags, on en voit certes tous les jours. Ils sont d’ailleurs en augmentation constante et révèlent une sécurité de plus en plus défaillante qui se moque des biens comme des personnes. Il n’est qu’à prendre le métro aérien pour se rendre compte des dégradations en cours, stations de métro rénovées aussitôt dégradées, murs d’immeubles, vitrines et pas de porte de commerçants.

 

Mais les inscriptions, sur la porte de la Basilique et sur son sol, vont évidemment plus loin que de simples tags. Elles sont là pour agresser, pour provoquer, pour déclarer la guerre aux chrétiens. À preuve, trois d’entre elles particulièrement explicites : "FEU AUX CHAPELLES", "NI DIEU NI MAITRE NI ETAT" "A BAS DIEU". Sans doute ont-ils bien compris, ces agresseurs de la saint Joseph, que le supposé danger venait bien de ce centre battant du catholicisme. En cela, dans un regard de foi, nous pouvons affirmer qu’ils ont raison. Lieu dédié à la miséricorde divine, à l’adoration perpétuelle, jour et nuit, le Sacré-Cœur n’est pas un lieu touristique comme un autre. Le pape Jean-Paul II, lors de son voyage en 1980, n’aurait manqué cette halte pour rien au monde.

 

Si tu crois, tu verras la puissance de mon coeur !

 

« Si tu crois, tu verras la puissance de mon cœur » avait dit le Christ à sainte Marguerite lors d’une de ses  visions à Paray-Le-Monial. Tous ceux qui viennent se reposer, se ressourcer, du monde entier, ne dirigent pas leurs pas vers la Basilique de Montmartre pour la seule beauté du lieu : l’esthétique est loin de faire l’unanimité ! La beauté tout intérieure vient d’ailleurs : du cœur miséricordieux du Christ, donné à voir, donné à contempler, librement accessible à tous d’où qu’on soit. Les sources d’eaux vives y jaillissent non-stop. Quelle puissance que ce don ! Ils ne s’y sont donc pas trompés, nos vandales ! La puissance de ce cœur et la victoire qu'il promet leur fait peur.

 

Car quand les chrétiens deviennent moins nombreux, quand la foi s’amenuise, quand la doctrine se gauchit, il reste contre toute espérance le trésor du Sacré-Cœur d’où tout peut jaillir encore et encore, le cœur de l'Agneau blessé qui a tant aimé les hommes, rendant leur cœur semblable au sien, plus renouvelé que jamais. Y est contenue toute la vocation si grande de la France, vocation dont on commence depuis le printemps dernier à voir fleurir de fragiles bourgeons.

 

Ils ont donc, contre tout respect de l'autre, cherché à entrer dans cette enceinte sacrée, outrageant "les invités au festin des noces de l'Agneau", refusant pour eux-mêmes l'invitation large. Qu'ils craignent alors de se voir dire comme à la fin de l'Apocalypse par le Juge qui vient : "Dehors les chiens, les sorciers, les impurs, les assassins, les idolâtres et tous ceux qui se plaisent à faire le mal !" H.B.

 

Communiqué de presse du ministère de l'Intérieur ici.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Mercredi 19 février 2014 3 19 /02 /Fév /2014 12:16

Tous nos encouragements à cette jeunesse audacieuse et partageuse. On se souvient, il y a peu, du très beau projet de Charles Guilhamon et de son tour du monde à vélo avec un ami. Ici, c'est Quentin de Veyrac qui lance le projet Petit à petit  avec deux autres amis, anciens d'ailleurs du même lycée, Geoffroy de Boissieu et Jean Romatet. Vous pouvez les suivre sur twitter. Qu'ils soient assurés de notre prière. H.B.


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Samedi 11 janvier 2014 6 11 /01 /Jan /2014 18:24

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Lu sur le site de Radio vatican

 

(RV) « L’Église est pleine de chrétiens en déroute, qui ne croient pas que la foi est victoire ». C’est la pensée développée par le Pape François ce vendredi matin dans l’homélie de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe. « Trop de chrétiens n’ont qu’une espérance diluée, sans force : une espérance faible », « trop de chrétiens n’ont pas la force et le courage de se confier au Seigneur ». « Je n’ai pas peur de le dire », a poursuivi le Pape en parlant de la prière, « le thermomètre de la vie de l’Église est bien bas : je vois peu de capacité d’adorer le Seigneur, tout simplement parce que dans la confession de la foi, nous ne sommes pas convaincus, ou seulement convaincus à moitié ». « L’homme ou la femme qui a la foi », a jouté le Pape, « se confie à Dieu : il se confie ! » « Mais s’il ne vit pas cette foi dans la victoire, alors c’est la déroute et c’est le monde qui l’emporte, le Prince du monde, c’est-à-dire le démon ».

Et le Pape de citer l’apôtre Paul qui, dans un moment difficile de sa vie, disait : « Je sais bien à qui je me suis confié ». « En effet, il s’était confié », a rappelé le Pape, « au Seigneur Jésus ». « Il faut se confier, car cela nous porte à l’espérance ». « Comme la confession de la foi nous porte à l’adoration et à la louange de Dieu, de la même manière se confier à Dieu nous porte à une attitude d’espérance ».« Confesser sa foi, expliquait le Pape, demande que l’on croit non pas en partie ou à moitié, mais de croire toute la foi, cette foi qui est arrivée à nous par la voie de la tradition : toute la foi ! » « Et comment puis-je savoir si moi je confesse bien la foi ? Et bien celui qui confesse bien la foi, toute la foi, est capable d’adorer Dieu, adorer Dieu » . Le Pape ajoutait que « la première attitude à avoir est de confesser sa foi et la protéger. L’autre attitude est de se confier à Dieu. »

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Vendredi 27 décembre 2013 5 27 /12 /Déc /2013 17:29

St-Jean.png

27 décembre : fête de saint Jean, apôtre et évangéliste.

 

« C’est Jean qui termine la Révélation, lui, le disciple bien-aimé, le disciple qui a été témoin de la Croix. Le sommet de toute la Révélation, c’est la Croix du Christ, c’est la blessure du cœur de l’Agneau. Et cela, Jean seul pouvait nous le révéler parce qu’il en a été le témoin. C’est pour cela que, dans son Évangile, au moment de nous révéler le mystère du coup de lance, Jean se dit témoin. Il a compris que là était la chose la plus grande : le mystère de la Croix qui s’est achevé dans la blessure du cœur de l’Agneau. »

Père Marie-Dominique Philippe, o.p., Suivre L’Agneau

« Le disciple bien-aimé, témoin de l’Agneau immolé », Saint-Paul, Nle édition, 1995, p.49.

 

Photo : Mise au tombeau, Chaource, détail : Jean, l'apôtre.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Mardi 24 décembre 2013 2 24 /12 /Déc /2013 10:11

Pontifex-en-images21-12-copie-1.jpg

Merci à Pontifex en images qui relaie chaque tweet du pape en un visuel quotidien remarquable.

 

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Dimanche 22 décembre 2013 7 22 /12 /Déc /2013 12:07

1.-Eun arhel a-berz an Aotrou
    Da vari zigazas kelou,
    E oe gand Doue dibabet,
    Da veza Mamm, Salver ar bed !

2.-Mari a respontas, neuze
    "Servicherez on da Zoue,
    Ra vo greet din, ael benniget,
    Hervez m'ho-peus din lavaret !"

3.-"Petra 'zo 'ta a nevez,
    Ma 'zeus joa levenez ?" (bis)
    Perag ez a dre vandennou, (bis)
    An dud d'an ilizou !

4.-"Ar mezias 'zo ganet
    Euz ar verhez Vari!" (bis)
    Kanomp joa ha gand respet ! (bis)
    Gloar da Zalver ar bed !

  

1.-Un archange du Seigneur
    Apporta la nouvelle à Marie :
    Elle a été choisie par Dieu,
    Pour être la mère du Sauveur du Monde !

2.-Marie répondit alors :
    "Je suis la servante de Dieu,
    Qu'il soit fait, ange béni,
    Selon ce que vous m'avez dit!"

3.-"Qu'y-a-t'il donc de nouveau !
    Pour être si joyeux ?" (bis)
    Pourquoi allez-vous si nombreux, (bis)
    (Gens) à l'église !

4.-"Le messie est né
    De la Vierge Marie!" (bis)
    Chantons avec joie et respect ! (bis)

    La gloire du Sauveur du monde !

 

Pontifex en images

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Samedi 21 décembre 2013 6 21 /12 /Déc /2013 21:12

La Cène de la TSEC Lille

 

Chose vue à Lille, une semaine avant l’affaire de l’urinante Femen. En plein après-midi de shopping, sur une petite place bondée, une drôle de parade se prépare. Un type en soutane et col romain, cheveux en bataille, harangue la foule. Il est flanqué d’un chariot de supermarché où s'accroche une affiche glauque mimant la Cène des catholiques. Il appelle à voter pour lui. Le faux prêtre se présente, en effetETSC-Lille-copie-1.jpg, comme vrai candidat à la mairie de Lille en 2014. Pas de croix pectorale mais un énorme euro doré pendant à une chaîne non moins dorée. Cet « évêque »-là se fait appeler Saint-Père de l’Église de la Très Sainte Consommation !

 

Qui est donc cet agité du bocal ? Twitter recèle bien sûr toutes les réponses. Très vite, je tombe sur un compte qui vérifie parfaitement ce qui m’est raconté. Puis de Twitter à Facebook, il n’y a qu’un pas. Je trouve trace de la fameuse affiche, certes pas très lisible sur la photo de Twitter, mais celle de Facebook est explicite. Ces zozos ne laissent planer aucun doute sur leur volonté … de blasphème - que dis-je ? - sur leur volonté ... d’humour ...

 

Un homme, badaud à cette heure-là précisément samedi dernier, ne supportera pourtant pas de voir caricaturer l’Église et le sommet de la foi catholique en plein Avent, en pleine préparation de Noël. Son sang ne fait qu’un tour. Il s'empare du micro de l’énergumène pour lui demander devant la foule s’il se serait permis le même détournement avec Mahomet. Sur ce, il décroche l’affiche et la chiffonne sans ménagements. Mais, vous l’aurez deviné, le grand manitou de cette cérémonie artistique de rue n'a pas ri du tout à cet humour-là, à cette liberté-là, a tôt fait d'inverser les choses.

 

Qui était intolérant à votre avis ? Comme toujours le diktat du rire grossier ne peut souffrir qu’on y oppose les simples arguments d'évidence. On est sommé désormais de rire de tout, et de l’Église catholique en particulier. Beurk ! Tout ça va mal finir. H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Mercredi 30 octobre 2013 3 30 /10 /Oct /2013 20:02

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Jeudi 19 septembre 2013 4 19 /09 /Sep /2013 12:34

Quatre jours après la fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs, l'Église fête le 19 septembre Notre-Dame de La Salette, "Celle qui pleure" selon la belle expression de Léon Bloy. Voir également sur le site du diocèse à ce lien.

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Dimanche 15 septembre 2013 7 15 /09 /Sep /2013 14:35

Rentree-Saint-Louis-Brest-15-sept-2013-copie-1.jpg

 

À Brest c'était la messe de rentrée.de l’ensemble paroissial. S'il ne fallait retenir qu'un mot ce serait celui de l'un des prêtres (quarante ans de sacerdoce !) réunis pour la grand-messe en l'église Saint-Louis :

« N'attendez pas un SMS, ni un mail de Dieu pour vous engager. Dieu vous appelle tous les jours, Dites oui ! »

***

Photo : H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Mardi 10 septembre 2013 2 10 /09 /Sep /2013 00:49

Ce 8 septembre, je me suis rendue à Kerizinen, lieu assez inconnu du grand public. Une simple visite d'un lieu marial comme il en existe tant en Bretagne. Seule. Kérizinen en Finistère fait partie de la commune de Plounévez-Lochrist, entre Brest et Morlaix. Perdu entre champs de choux ou de maïs, le lieu est austère. Le lourd toit d’ardoises de l'oratoire marial émerge soudain sur votre route. Comme Thierry Bizot dans son témoignage Catholique Anonyme, on peut être surpris par l’esthétique du lieu, rebuté même, croire ne pas avoir grand-chose de commun avec tout cela. C’est pourtant se méprendre car le rosaire commencé, l’histoire du lieu connue, la prière vous prend, vous fait entrer humblement dans la paix. Puis c’est la petite marche vers la source en disant le Pater, l’Ave et le Gloria demandés. Prière pour les nombreuses intentions portées. Notre-Dame du Très Saint-Rosaire priez pour nous !

 

En ce lieu authentique sans marchands du temple, ma visite comme celle de nombreuses autres personnes reste isolée et privée. L'Église ne reconnaît pas pour l'instant les apparitions de Kerizinen. H.B.


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Lundi 9 septembre 2013 1 09 /09 /Sep /2013 17:10

Pape-Francois-elevation.png

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais parfois l'on assiste à de drôles de messes. Même les prêtres ne savent plus quoi faire ! Après une messe des plus éprouvante, me revient en tête un passage d'un roman bien senti, Le Dernier dimanche de Gaspard-Marie Janvier (Mille et une nuits). Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager cette page savoureuse. H.B. 

 

         22e dimanche du temps ordinaire

         (2 septembre)

            Laissez venir à moi les petits enfants


La messe peut être une expérience sociologique. Après deux mois de retraite absolue dans mon royaume près de la mer, le retour à l'existence ordinaire, aux routes, aux ronds-points, à la vulgarité constitue une épreuve brutale, aggravée par l'exil du père Joris. Oui, il est bel et bien parti, mon bon pasteur, et je décide d'aller à l'office d'une petite église proche où je n'avais pas mis les pieds depuis longtemps. Un prêtre que je ne connais pas avance vers le lutrin, salue l'assemblée, se réjouit benoîtement de la présence nombreuse de petits enfants, sans comprendre que cette petite foule innocente et sympathique est précisément ce qui va ruiner, dans les minutes qui suivent, tout effort pour donner à la célébration une quelconque consistance spirituelle. Mon fils de neuf ans, debout à côté de moi, n'est pas long à le remarquer :

« Papa, on  se  croirait  dans  une  forêt  de singes... »

Je ferme les yeux. Couinements, glapissements, grognements, babils, jabotements, piaillements, piaulements retentissent. Le prêtre a beau disposer d'un micro et d'une sono, sa voix est couverte par le tapage. À ce régime, l'homélie n’est plus qu'une suite de phrases creuses et définitives : guérir un malade est plus important que respecter la loi, être le dernier à la table céleste vaut mieux qu'être le premier au banquet des hommes. Le magnifique « Celui qui s'élève sera abaissé, celui qui s'abaisse sera élevé » tombe à plat. On est vraiment un jour de rentrée. Le même bavardage continuel, la même attention flottante, la même indifférence à l'exigence intellectuelle prévaudra demain lundi dans toutes les écoles, dans tous les collèges de France et d'Amérique. Défaite du magistère, déconfiture de l'autorité, déroute de la langue elle-même, dans la subtilité de ses usages et de ses registres : triomphe d'une société commerciale qui n'a plus besoin d’esprits libres mais de clients compulsivement avides de ce qu'ils n'ont pas, assistés dans leurs lacunes cognitives par des prothèses machiniques. Au milieu du supplice, le chef d'une petite famille Le Quesnoy dont le benjamin n'a cessé de hurler se lève et vient dire une prière universelle « pour la prospérité de la France ». Ainsi se clôt la liturgie de la parole. Ce christianisme-là n'est plus qu'un vestige social de reconnaissance : ce sont toutes ces bonnes gens bien actives dans le processus de consumation universel qui viennent ici se donner le signe de l'élection. Depuis le début de la messe, la jeune épouse n'a cessé de tripoter, de lécher, de baiser ses petits que c'en était répugnant. Et après le Notre Père, au moment où le prêtre invite les fidèles à échanger une poignée de main en se souhaitant la paix du Christ, ils se la sont souhaitée entre eux, en circuit fermé, la paix du Christ ! Mais où souffle-t-il, le feu promis par le père Joris chaque dimanche? Combien de temps tiendrai-je à ce régime ?

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ

 

Audio

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La Voix est libre, émission du 8 novembre 2010 animée par Anne Gavini. "Comment redonner sa place au dimanche". Débat avec Monseigneur Lagleize, évêque de Valence. Hélène Bodenez, professeur à Saint-Louis de Gonzague-Franklin, Monseigneur Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Par téléphone : Père Jacques Vignancour, curé de Saint Austremoine, à Issoires (Puy de Dome)


 

 

Aujourd'hui l'Eglise, émission du 19 novembre 2008, animée par Elodie Chapelle. "Travail le dimanche : l'Eglise a son mot à dire" Débat  avec François Asselin et Hélène Bodenez.

Publications

 

 51 Revue Rapport 03  Sexe-du-genre-Lp-55.jpg  Van-Thuan-revue-_-en-espagnol.png

- « Devoir des parents, bien de l'enfant », Francis Mouhot, Éduquer, est-ce encore possible ?, Les Idées, Revue Liberté politique, n° 60, (juin-juillet 2013), p. 157-158.

« Le Jésus de l’Histoire », À propos de Jean-Christian Petitfils, Jésus, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°56, Privat (mars 2012), p. 195-201.

- « La bataille du dimanche continue », Revue Liberté politique, IIIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 55  (décembre 2011), p. 115-119.

- « Lumière du pape », À propos de Lumière du monde, Questions disputées, Revue Liberté politique, n° 52, Privat (mars 2011), p. 155-161.

- « Le cas de l'année : la bataille du dimanche en France et en Europe  », Revue Liberté politique, IIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 50 (septembre 2010), p. 75-84.

- « La Battaglia sulla domenica in Francia », Rapporti dal Mondo, Osservatorio internazionale cardinale Van Thuan sulla dottrina sociale della chiesa, Bollettino di Dottrina sociale della Chiesa , (Anno VI 2010, numero 3, luglio-settembr), p. 87.  

  - « Le dimanche, un droit historique », À propos de Daniel Perron, Histoire du repos dominical, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°50, Privat (septembre 2010), p. 185-190.

 - « Une truculente défense du pape », À propos de Gaspard-Marie Janvier, Minutes pontificales sur le préservatif, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 49, Privat (juin 2010), p. 161-164.

- « Le dimanche, jour cardinal », Communication à la table ronde du 6 octobre 2009 "Vivement dimanche !" au Centre culturel de Franklin, Revue Liberté politique, n°. 47, Privat (décembre 2009), p. 23-31.

- « Voyage au cœur de la psychothérapie », À propos de Francis Mouhot, Le Moi et l’esprit, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 46, Privat (septembre 2009), p. 143-152.

- « Pourquoi le dimanche ? », Dossier "A Dieu, le dimanche ! Appel à la résistance des chrétiens", Revue Liberté politique, n°. 44, Privat (mars 2009), p. 107-116.

- « Benoît XVI le bâtisseur », À propos de George Weigel, Le Choix de la vérité, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 43, Privat (décembre 2008), p. 181-185.

- « Lâcher prise ou abandon spirituel », À propos de Robert Scholtus, Faut-il lâcher prise : splendeurs et misères de l’abandon spirituel, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat, (septembre 2008), p. 167-174.

- « Retrouver les chemins de l’être », Dossier Fides et Ratio 2008-1998, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat (septembre 2008), p. 153-163.

- « Les métamorphoses de Jésus ou la tentation de l’expérience directe », À propos de Frédéric Lenoir, Le Christ philosophe, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 41, Privat( juin 2008), p. 235-244.

- « Et le blog devint fléau », Éducation : questions qui fâchent, Revue Liberté politique, n°. 40, Privat (mars 2008), p. 147-157.

- « Conversion ou initiation : le presque de la foi », À propos de Jean-Claude Guillebaud, Comment je suis redevenu chrétien, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 38, Privat (septembre 2007), p. 125-131.

- « Relire La Pensée captive », À propos de Cesław Miłosz, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 32, Privat, (janvier-février 2006) p.129-141.

À lire absolument !

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Daniel Perron, Histoire du repos dominical (L'Harmattan, 2010).

 

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Gaspard-Marie Janvier, Le Dernier dimanche (Mille-et-une-nuits, 2009, Prix Mottard 2009). 

 

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Jean-François Froger, Le Maître du Shabbat (Editions Grégoriennes, 2009)

 

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Patrick Gourrier, Le dimanche, c'est sacré ! (Letheillieux, 2009)

 

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Michel Fauquier, Lettre ouverte du dernier des Français au premier des Français, (Tempora, 2009)

 

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Carte trvail dominical 
Dimanche

Fonctions sociales d'un jour à part

Noyau d'un ordre social historique

Vidéos créées pour ce blog.

Version de la vidéo en anglais

Version de la vidéo en espagnol 

Version de la vidéo en allemand

 

Dimanche

 

 

 

À Dieu, le dimanche !

H. Bodenez

 

A Dieu le dimanche !

Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens. L'argument religieux n'étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s'est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n'en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l'Église.   Acheter à La Procure

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Joseph Thouvenel a lu  À Dieu, le dimanche ! Ed. grégoriennes) Chronique Economie et société sur Radio Notre-Dame, 12 décembre 2010.

 

 

Faut-il faciliter le travail le dimanche ?

KTO

    

Pourquoi le dimanche est-il un jour chômé ?

 

 

 

L'écho des dimanches

Duo Zucchero - Fiori, paroles françaises de J.-J. Goldman, (Chocabeck, 2010).

"Dans mon village, j'ai vu le temps se poser..."


 

Logo-AFSP

L'Association pour la Fondation de Service politique réunit des hommes et des femmes engagés dans la vie politique, économique et sociale. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à ses activités : colloques, conférences, universités, soirées-rencontres, campagnes de sensibilisation. De très nombreuses personnalités ont participé à ses travaux: chefs d'entreprise, cardinaux, universitaires, hommes politiques, journalistes.

14 juin 2011

The European Sunday Alliance is a network of national Sunday Alliances, trade unions, civil society organizations and religious communities committed to raise awareness of the unique value of synchronised free time for our European societies. Sunday and, more general, decent working hours, are the focus of our campaigns. In our Founding Statement, we draw attention to aspects of life/work-balance and social cohesion that depend on a vast majority of people to have their lawful free time at the same time.

 

Lancement de l'European Sunday Alliance, le 20 juin 2011 dont sont membres, entre autres, l'AFSP, la CFTC, le CAD.

 

CCF

Le centre culturel Franklin est inspiré par la tradition jésuite et permet de créer une synergie entre la formation intellectuelle, humaine et spirituelle dispensée aux élèves à Saint-Louis de Gonzague (Paris) et une certaine forme de formation continue destinée aux adultes de la communauté éducative. Ce que de manière traditionnelle, on appelait autrefois dans les collèges de la Compagnie : « école des parents », si non « école des adultes ». Le Centre culturel Franklin est ainsi un lieu de rencontres avec des personnalités uniques, un lieu de réflexion, un lieu d'échange et de débats.

Travail décent

Un monde meilleur commence   

L'objectif principal de l'Organisation internationale du Travail (OIT) est de promouvoir l'égalité pour les femmes et les hommes, d'obtenir un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de la dignité humaine. Ce film web donne un aperçu de trois minutes de la notion de travail décent et est disponible en 25 langues (Juillet 2008).          

Le jour décent du repos hebdomadaire est le dimanche ! 

Des députés européens débattent du repos dominical
D'un côté les pour, de l'autre les contre... Où l'on voit un député européen conservateur (Sud-Est de l'Angleterre) sortir de ses gonds au seul motif que le jour de repos hebdomadaire puisse être le dimanche et pas le vendredi par exemple. Toujours les mêmes arguments : renvoyer aux lois des pays, renvoyer au "principe de subsidiarité". Rien de plus malhonnête quand on sait que la pression pour ouvrir les magasins le dimanche vient précisémenet de l'Union européenne qui a sorti de la directive du temps de travail le repos donné le dimanche, pilier d'un modèle culturel, noyau d'un ordre social historique. 

25 mars 2010
 
Robert Rochefort : travail le dimanche, une proposition contre l'emploi  
"Vous déportez le commerce vers la grande distribution et vous poussez des centaines de milliers de petits commerçants à la fermeture."

   22 février 2012
 

 

Christ du Dimanche à Biella (Italie)

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À Biella, Christ du dimanche, élément d'un triptyque, à droite d'une Vierge à l'Enfant et d'une Trinité.

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A Biella, Christ du dimanche. 

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A Biella, Christ du dimanche, détail. Photos : Hélène Bodenez.

Mandamentos da lei de Deus

Açores, Sao Miguel

Photo : Table de la Loi - Azulejos - Açores

 

"Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré."

Livre de l'Exode, 20, 8-11, Ire lecture du dimanche 11 mars 2012 - 3e dimanche de Carême. 

 

"Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu'au temps de la domination des Perses. Ainsi s'accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu'à ce qu'elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés."

Deuxième livre des Chroniques, 36, 20-21. 

Ire lecture du dimanche 18 mars 2012 - 4e dimanche de Carême, dimanche de Laetare.

 

"Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat."

Évangile selon saint Jean, 5, 8-9. Évangile du jour – 20 mars 2012.

 

"Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait."

Évangile selon saint Luc, 13, 10-17. Évangile du jour – 29 octobre 2012.

 

"Quand arriva la fête du septième mois, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l'assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C'était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu'à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l'assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !» Les lévites calmaient tout le peuple en disant : « Cessez de pleurer, car ce jour est saint. Ne vous affligez pas ! » Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts à ceux qui n'avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances ; en effet, ils avaient compris les paroles qu'on leur avait fait entendre.

Livre de Néhémie, 8, 1-4a.5-6.8-12, lecture du jeudi 3 octobre 2013, Proclamation solennelle de la loi de Moïse.

La Résurrection du Christ

Résurrection

Photo : Résurrection - Azulejos – Nossa Senhora da Paz, Vila Franca do Campo São Miguel, Açores.

L'heure de la résurrection

"La Vierge était absolument certaine de la résurrection de son Fils puisqu'il l'avait si ouvertement prédite ; mais elle en ignorait l'heure qui, en effet, ne se trouve nulle part déterminée. Elle passa donc la nuit du Grand Samedi, qui lui parut bien longue, à réfléchir sur l'heure possible de la résurrection. Sachant que David a, plus que les autres Prophètes, parlé de la Passion du Christ, elle parcourut le psautier, mais n'y trouva nulle indication de l'heure. Cependant, au psaume 56, David, parlant en la personne du Père à son Fils, dit : « Eveille-toi, ma gloire, éveille-toi ma harpe et ma cithare. » Et le Fils répondit « Je m'éveillerai à l'aurore... » Quand la Vierge Marie sut l'heure de la résurrection, je vous laisse penser avec quel empressement elle se leva pour voir si l'aurore venait. Elle constata que non et acheva le psautier. Puis elle voulut s'assurer si d'autres Prophètes n'avaient pas mentionné l'heure de la résurrection et elle trouva au chapitre six d'Osée ce texte : « Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. Appliquons-nous à connaître le Seigneur, sa venue est certaine comme l'aurore. » La Vierge se leva et dit : « Ces témoins de l'heure où mon Fils doit ressusciter me suffisent...» puis elle regarda par la fenêtre et vit que l'aurore commençait à poindre. Sa joie fut grande : « Mon Fils va ressusciter », dit-elle. Puis, fléchissant les genoux, elle pria « Réveille-toi, sois devant moi et regarde, et toi, Seigneur Dieu Sabaoth, réveille-toi.» Et, aussitôt, le Christ lui envoya l'ange Gabriel disant : « Toi qui as annoncé à ma Mère l'incarnation du Verbe, annonce-lui sa résurrection. » Aussitôt l'Ange vola vers la Vierge et lui dit « Reine du ciel, réjouis-toi, car celui que tu as mérité de porter dans ton sein est ressuscité comme il l'a dit. » Et le Christ salua sa Mère en disant : « La paix soit avec toi... » Et Marie dit à son Fils : « Jusqu'ici, mon Fils, je rendais mon culte le samedi, pour honorer le saint repos après la création du monde ; désormais, ce sera le dimanche, en mémoire de ta résurrection, de ton repos et de ta gloire." Et le Christ approuva."

Saint Vincent Ferrier

Dominicain espagnol (1357-1418)

Cité par le site Une Minute avec Marie les 22 et 23 mars 2012.

 


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Photo H.B. : détail de la statue de Notre-Dame de La Salette, là où la Vierge Marie pleure...  

Lekha Dodi, la fiancée Shabbat, et Notre Dame de La Salette

 

En tant que Juif, j'étais frappé et profondément ému quand j'ai lu les mots de Marie à La Salette : « Je vous ai donné six jours pour travailler dur, le septième je l'ai gardé pour moi-même ». Dans une perspective juive, il est très naturel, presque inévitable d'associer Marie avec le 7e jour, le sabbat. Dans la tradition juive le Shabbat est vu comme une épouse, sous le nom de la "reine du Shabbat". C'est l'anti-chambre du Royaume Messianique, une sorte d'avant-goût de ce qui est à venir. [L'auteur offre comme explication une libre traduction du « Lekha Dodi », qui est un chant juif traditionnel chanté le soir du Shabbat. Dieu invite Israël, le bien-aimé (Dodi), à accueillir le shabbat personnifié au féminin (la reine Shabbat).]

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Venez, saluons tous Shabbat, la Reine suprême. Source des bénédictions dans toutes les régions du monde, ointe et régnante depuis les temps les plus reculée, dans la pensée elle a précédé les six jours de la Création.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

  

Lève-toi et secoue la poussière de la terre. Revêts-toi de glorieux vêtements qui font voir ta valeur. Le Messie nous conduira tous bientôt vers la nouvelle naissance. Mon âme ressent maintenant les chauds rayons de la rédemption.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Réveille-toi et lève-toi afin de saluer la nouvelle lumière, car dans ton rayonnement le monde sera éclairé. Chante, car les ténèbres ont disparu de notre regard. Le Seigneur manifeste à travers toi sa Gloire.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Alors tes destructeurs seront eux-mêmes détruits. Les ravageurs au loin vont vivre dans le vide. Ton Dieu alors te célébrera dans l'excès de joie, comme un fiancé rencontrant le regard de sa fiancée.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

[Tout le monde se lève et se tourne vers l'entrée en saluant symboliquement la fiancée Shabbat]

 

Viens en paix, ami de l'âme, doux dons du Seigneur, saluée avec joie et adorée autant par des chants, Parmi le peuple de Dieu en accord dans la foi. Viens, Fiancée Shabbat, viens la couronne des jours,

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

   

Presque tous ces mots pourraient être chantés en l'honneur de la Reine du Ciel, la Reine de La Salette, bienheureuse Vierge Marie !

Roy Schoeman

Analysé par Mgr Dubost ici et cité par le site Une Minute avec Marie le 10 juin 2012, jour de la Fête-Dieu en France.

 

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Dimanche, si loin si proche de la semaine prochaine

Volo, En Attendant (2009) 


 
 
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