Le blog d'Hélène Bodenez 

 

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Mercredi 7 mai 2014 3 07 /05 /Mai /2014 22:07
Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Lundi 5 mai 2014 1 05 /05 /Mai /2014 14:20

 

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Vivre à Rome les canonisations de Jean XXIII et de Jean-Paul II fut sans conteste une grande grâce. Moins de dix ans après sa mort, voilà que le pape de notre jeunesse est enfin saint, que le pape du « N’ayez pas peur d’ouvrir les portes au Christ ! » peut être l’objet d’un culte public. Joie ! Grande joie ! Du Santo subito des funérailles en 2005 à ce 27 avril 2014, nous voulons saluer la rapidité hors du commun avec laquelle l’Église, dans sa sagesse, a canonisé un géant de notre modernité, son grand signe des temps à l’évidence ; nous voulons bien sûr remercier Benoît XVI l’artisan aux côtés de François pour cet événement si lourd de sens pour le monde entier.

 

Mais pour qui a vécu la béatification le 1er mai 2011, la canonisation attendue, trois ans après, apparaît malgré tout quelque peu déroutante. Au ciel bleu, à la décoration des colonnades, à la remarquable exposition à l’intérieur même de la place Saint-Pierre, aux deux millions de pèlerins font écho un ciel gris où menace la pluie, l’absence de toute décoration des colonnes, une exposition après une interminable queue loin de Saint-Pierre aux musées du Vatican, moins d’un million de pèlerins. Jusqu’au pape François affichant une mine très grave. Contre toute attente, l’embellie est venue de Benoît XVI qui a éclairé la cérémonie de son sourire simple aux deux apparitions que l’écran géant a bien voulu relayer. Ne parlons pas des journalistes qui en ont rajouté une couche, toujours prompts à dénigrer un pontificat qu’ils continuent à regarder sans hauteur, prompts à mépriser également « les hordes de Polonais » ainsi qu’ils le disent. Faisons malgré tout une place à part à Jean-Marie Guénois l’envoyé spécial du Figaro dont la couverture de l’événement fut particulièrement juste.

 

Les Polonais, rocs de foi, si fidèles

 

Parlons-en justement des Polonais. Nous les avons vus et nous les avons admirés. Jeunes et vieux, très unis, infatigables, au-delà des contingences matérielles, ils avaient fait des heures de car, n’ayant pas toujours d’hôtel, arrivant avec des pliants pour quelques heures de repos, avalant une maigre boîte de pâté sur le pouce pour se sustenter, un vieux café coulant d’un thermos malmené. Ils ont attendu des heures durant sans dormir parfois pour arriver les premiers sur la Place Saint-Pierre. Et alors ? Doit-on en moralisateurs consommés agiter le chiffon rouge du danger du culte de la personnalité ? Doit-on montrer du doigt ces gens simples et humbles qui viennent montrer leur affection au pape sorti de chez eux ? Doit-on en censeurs, en gens qui savent, en gens d'importance, plaquer des schémas d’un catholicisme bon teint sur ces rocs de foi si fidèles ? Qui peut s’octroyer de manière si légère de sonder ainsi leurs reins et leurs cœurs avec tant d’arrogance ?

 

M’ont particulièrement choquée les fouilles opérées par une sécurité au zèle douteux à leur égard, autant au moment de la canonisation et de la messe d’action de grâce qu’à celui de l’accès à la Basilique. Et de faire sortir tout son sac à dos à une pauvre femme, de casser méchamment le bâton d’un drapeau rendant le tissu inutile, d’arrêter justement un jeune prêtre à la barrière de sécurité d’entrée à la Basilique. Sur six portiques, deux seulement étaient ouverts. La file d'attente s’étirait avec une lenteur d’escargot, une file immense prenant naissance à l’autre bout de la Place Saint-Pierre et se rétrécissant en une sorte de colimaçon pour pouvoir exister. Trois heures de queue dans une désorganisation pénible pour accéder quelques minutes aux tombeaux des nouveaux saints. Mais rien ne semblait devoir décourager. Et nous pas moins que d’autres ! Ça priait le chapelet ! Ça chantait des cantiques ! Ça prenait patience dans la bonne humeur même quand ça resquillait plus haut ... Si pour près d’un million de personnes présentes à Rome, deux portiques seulement étaient ouverts, pour quelle sorte d’événement les six pourraient-ils donc être ouverts en même temps ? C’est la question que je me suis posée sans jamais pouvoir trouver de réponse.

 

En sortant de la Basilique, à trois heures de l’envol pour Paris, au moment d’un dernier au-revoir, les roses orange et rouges du parvis de la Place Saint-Pierre semblaient contre toute morosité un cœur brûlant, battant fort, bravant le gris de plomb qui enveloppait soudain le Vatican. C’est cette dernière image avec ce « Suscipe » poignant du Gloria (58:56) de la messe de canonisation la veille que je voulais emporter, image empreinte de la ferveur de tous ceux qui ont voulu coûte que coûte, jamais découragés, dire « Merci ! » à Jean-Paul II, qui ont voulu dire peut-être aussi « Pardon ! » de n’avoir pas toujours su mieux servir son enseignement lumineux.

 

Mémoire et identité


Ces grandes cérémonies de canonisation, rassemblements hors du commun, n’en déplaise aux grincheux, ne servent pas à rien, édifient, donnent de la force. Chacun repart nourri, plus apte à évangéliser, ressourcé par la joie du moment et de la communion fraternelle. Ce n’est pas de l’énergie gâchée ni de l’argent gaspillé, encore moins un culte de la personnalité à écraser dans l’œuf. C’est un hommage nécessaire, un témoignage d’importance, une mémoire pour une si grande identité... H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Lundi 5 mai 2014 1 05 /05 /Mai /2014 00:24

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Tout a été dit et bien dit sur le film Noé de Darren Aronofsky. Chaque article avec sa cohérence propre, sa virulence parfois, a essayé de convaincre ou de dissuader d’aller voir un blockbuster très attendu aux allures d’heroïc fantazy. Force est de constater même que les plus sévères critiques n’arrivent pas à jeter tout le film à la poubelle. Nombre d’entre elles sauvent toujours une petite part du film comme s’il était impossible de ne pas saluer un réalisateur aussi doué qu’inclassable. Une chose est sûre, ceux qui aiment un cinéma lent, intimiste où les dialogues ciselés creusent de fines complexités psychologiques, doivent s’abstenir. Noé n’est pas pour eux.

Fresque de plus de deux heures, Noé donne dans l’épique et l’énorme, dans le bruit et la fureur, dans l’effet et l’épate. Noé est de son temps tout en fleurant bon l’intemporel et l’anhistorique. M’est avis que les jeunes pourraient bien l’aimer ce déluge. Syncrétiste, l’histoire ne se réclame pas en effet de la seule source biblique réduite à sa plus simple expression : les hommes ont, par leur méchanceté, irrité Dieu (appelé le Créateur) qui envoie le châtiment du déluge destiné à les détruire. Seule une poignée de justes sera épargnée, Noé et sa famille grâce à l’arche construite. Les animaux y sont embarqués deux par deux selon leur espèce. Puis, c’est la colombe et le brin d’olivier annonçant la décrue, l’arc dans la nuée où Dieu fait alliance à nouveau avec l’homme : voilà pour les invariants, le canevas archétypal.

Mais comment ne pas penser également à Ovide lors d’une des toutes premières visions du patriarche, lors de cette apocalypse sous-marine qui défile sous nos yeux en même temps qu’elle s’imprègne dans l’imagination de Noé : « là où naguère de gracieuses chevrettes broutaient l'herbe, des phoques posent maintenant leurs corps informes, les Néréides s'étonnent d'apercevoir sous l'eau des bois, des cités et des maisons ; les dauphins occupent les forêts, se heurtent aux hautes branches, bousculent et agitent les chênes ».

Comment ne pas penser aux Titans de la mythologie à la vue de ces géants de pierre, de ces créatures prométhéennes dotées ici, pour les besoins de l’intrigue, de compassion ? Très intéressante trouvaille même si l’on est, bien sûr, loin de la Bible qui ne mentionne jamais la rédemption des anges déchus à la faute irrémissible. Mais gageons que notre Hugo national n’aurait pas rejeté cette romantique et poétique vision. Oracles, représentation magique du monde, fusion avec les forces telluriques ou célestes, autant d’éléments constitutifs des récits des origines tels que nombre de textes mythologiques nous les rapportent. Soulignons enfin un autre emprunt à l’auteur des Métamorphoses. Lorsque Mathusalem essaie de deviner avec Noé le moyen que prendra Dieu de détruire le monde et ses habitants, qu’il évoque d’abord la possibilité d’un feu destructeur, Noé renvoie l’idée sur le champ prédisant le châtiment par l’eau. Cette hésitation est fidèle au récit d’Ovide où les dieux, de peur que le feu n’atteigne le ciel et ne les mette eux-mêmes en péril, décident d’ouvrir les écluses du ciel, de noyer ce monde perverti non de l’enflammer. En outre, le feu prétendent-ils ne doit servir qu’à la fin du monde, signe que ce déluge n’est donc pas tout à fait la fin. Grâce à Pyrrha et Deucalion en effet l’espèce humaine se perpétuera.

Les sources sumérienne, biblique et gréco-romaine pour ne citer qu’elles se croisent donc pour faire éclore un nouveau récit, un nouveau héros empruntant à la fois à Gilgamesh, à Noé et à Deucalion. Superposé à cela en outre, Noé en Ulysse construisant son radeau, Noé en Abraham obéissant à Dieu et suspendant la mise à mort de sa descendance, Noé en ultra écologiste préservant la faune et la flore pour elle-même, Noé en justicier radical de Dieu, aveugle fanatique… Revisiter le mythe, le dépoussiérer comme le disait Giraudoux d’Électre, c’est sans doute l’objectif qu’a poursuivi le réalisateur moderne comme nombre d’artistes s’emparant d’un riche substrat pour en modeler une nouvelle œuvre. La plasticité énorme de ce personnage survivant dans l’arche avait de quoi tenter. Admettons que la Bible n’est pas un substrat comme un autre et que son entremêlement à des textes profanes a toujours de quoi provoquer.

Certaines scènes vous cloueront probablement dans votre fauteuil mais sans doute était-il dommage de les avoir tant dévoilées dans la bande-annonce. Le réveil des Veilleurs, l’arrivée des animaux dans l’arche, la ville pervertie, le déluge lui-même révèlent un art consommé de l’image. Sur cette base, le film a l’air de bien se porter, de continuer son bonhomme de chemin, de trouver encore des spectateurs. Toujours à l’affiche un mois après sa sortie (1), Noé se donne dans des salles certes plus petites et en nombre plus restreint mais qui font le plein. Divertissement populaire, vulgarisation qui ne s’encombre pas de scrupules, Noé pourrait bien en tout cas donner envie d’ouvrir les textes sources, de les confronter, de creuser cette antique histoire de serpent, de bien et de mal, d'homme et de femme, de s'interroger sur les fins dernières, le jugement dernier et l'Apocalypse. Quelle vérité l’emporterait ? Nul doute que la profondeur du texte biblique pourrait bien s’imposer. Ce ne serait pas alors le moindre des mérites de ce film kaléidoscopique. H.B.

***

(1) Sortie le 9 avril en plein carême.


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : CINÉMA, MEDIAS, THÉÂTRE, MUSIQUE, PHOTOS
Jeudi 1 mai 2014 4 01 /05 /Mai /2014 22:24

Ci-dessous résumé en images d'une semaine entièrement tendue vers les canonisations de Jean XXIII et de Jean-Paul II. (Ambiances, exposition Karol Wojtyla et le dialogue interreligieux, exposition Verbum Domini II, comédie musicale, audience papale, conférence de Mgr Poupard au Centre Saint-Louis des Français, messes à San Lorenzo et à Saint-Yves des Bretons, canonisations) H.B.

 

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Homélie de la messe d'action de grâce pour la canonisation de Jean-Paul II prononcée par le cardinal Angélo Comastri, Vicaire général de Sa Sainteté pour la Cité du Vatican, Archiprêtre de la Basilique papale Saint-Pierre. (Traduction de Ch. P. réalisée à partir du livret distribué en italien et en polonais, intertitres H.B.)

 

Le 8 avril 2005 - cela fait à peine neuf ans - tant de nous étions sur cette place pour donner notre ultime salut à Jean-Paul II. Nos yeux, humides de chagrin et de peine, observaient étonnés – est-ce que vous vous en souvenez ?  – observaient l’évangéliaire posé sur le simple cercueil de chêne,  placé au centre du parvis.  Un vent soudain, à la stupeur de tous, commença à feuilleter les pages du livre. Tous à ce moment-là nous nous demandions : « Mais qui était Jean-Paul II ? Pourquoi l’avons-nous tellement aimé ? »


La main invisible qui feuilletait l’évangéliaire semblait dire : « La réponse est dans l’Évangile ». La vie de Jean-Paul II a été une continuelle obéissance à l’Évangile de Jésus. Pour cela, c’est ce que disait le vent, pour cela vous l’avez aimé. Vous avez reconnu dans sa vie l’Évangile de toujours,  l’Évangile qui a donné lumière et espérance à des générations et à des générations de chrétiens. Aujourd’hui nous savons que ce pressentiment était une inspiration, parce que l’Église, à travers le pape, a reconnu hier la sainteté de Jean-Paul II et nous aujourd’hui, nous exultons et remercions Dieu, infatigable créateur des saints..


Mais en nous souvenant des paroles de Jean-Paul II, « Les saints ne demandent pas à être applaudis mais à être imités », nous devons nous demander : Que nous enseigne la sainteté de ce disciple extraordinaire de Jésus  au vingtième siècle ? 


En pleine apostasie silencieuse


La première réponse est immédiate : Jean-Paul II a eu ouvertement le courage de dire sa foi en Jésus en époque « d'apostasie silencieuse de la part de l'homme repu qui vit comme si Dieu n’existait pas »  (Ecclesia in Europa, 9). Le soir du 16 octobre 1978, à peine élu pape, apparaissant à la loggia de la façade de cette Basilique, Jean-Paul II  s'écria : « Que soit loué Jésus-Christ ! ». C'était le cri de sa foi, c'était le but de sa vie, c’était l’incipit de son pontificat.


Le 3 avril 2006, sur cette place, Benoît XVI, parlant de son prédécesseur, s’exclama : « Notre très regretté Pontife, que Dieu avait doté de multiples dons humains et spirituels, en passant à travers le creuset des difficultés apostoliques et de la maladie, est apparu toujours plus comme un "roc" de la foi. Ceux qui ont eu l'occasion de le fréquenter de près ont presque pu toucher du doigt sa foi honnête et solide qui, si elle a impressionné le cercle de ses collaborateurs, n'a pas manqué de diffuser, au cours de son long Pontificat, son influence bénéfique sur toute l'Église, dans un crescendo qui a atteint son point culminant au cours des derniers mois et jours de sa vie. Une foi convaincue, forte et authentique, libre des peurs et des compromis ».

Ainsi a témoigné Benoît XVI.


Justement, durant la maladie de Jean-Paul II, un journaliste français a fait cette réflexion : « Tandis que le pape devenait moins efficace dans son corps, son témoignage devenait lui plus efficace, sa foi brillait comme une lampe dans la nuit.


Aujourd’hui, nous sommes ici pour lui dire : Merci ! Et surtout nous sommes ici pour nous sommes ici pour recueillir l'héritage et l’exemple de sa foi contagieuse. Quel héritage et quel exemple ?


Jean-Paul II a eu le courage de défendre la famille, qui est un  projet de Dieu écrit en notes claires dans le livre de la vie. Il a défendu la famille pendant que se répandaient la confusion et l’agression publiques contre la famille dans la seule tentative d’écrire une sorte d’anti-Genèse, un contre-projet du Créateur. Dans l’exhortation apostolique Familiaris Consortio », Jean-Paul II disait avec lucidité : « En un moment historique où la famille subit de nombreuses pressions qui cherchent à la détruire ou tout au moins à la déformer, l'Église, sachant que le bien de la société et son bien propre sont profondément liés à celui de la famille(7), a une conscience plus vive et plus pressante de sa mission de proclamer à tous le dessein de Dieu sur le mariage et sur la famille » (Familiaris Consortio, 3).


L’évangile de la souffrance, évangile supérieur


Et après une période de séjour à l’hôpital, à la prière de l’Angélus, le 29 mai 1994, il disait : « Je voudrais que, par Marie, soit exprimée ma gratitude pour ce don de la souffrance. J’ai compris que c’était un don  nécessaire. Et j’ai compris que je devais introduire l’Eglise du Christ dans le troisième millénaire, avec la prière, avec diverses initiatives, mais j’ai vu aussi que cela ne suffit pas. Il faut l’introduire dans le troisième millénaire avec la souffrance. Avec l‘attentat d’il y a treize ans et avec ce nouveau sacrifice. Pourquoi ? Pourquoi justement dans cette année de la famille ? Parce que la famille est menacée, la famille est attaquée. Alors le pape devait être aussi attaqué, devait aussi souffrir pour que chaque famille et que le monde voient qu’il y a un évangile supérieur, l’évangile de la souffrance avec lequel il faut préparer le futur. Le troisième millénaire des familles, de chaque famille, de toutes les familles. »


Saint Jean-Paul II, du Ciel, obtiens-nous une telle lumière pour retrouver la voie du projet de Dieu concernant la famille qui est l’unique voie qui donne la dignité à la famille et la vérité à l’amour, à l’avenir des époux et à l’avenir de leurs enfants.


Jean-Paul II a eu le courage de défendre la vie humaine - et toute la vie humaine ! - dans une époque où s'est répandue la culture du déchet comme l'a dit plusieurs fois le pape François. Oui, dans la famine contemporaine de l’amour, les plus faibles sont écartés parce que l’égoïsme ne les supporte pas et les sent comme un poids. C’est un fait terrible, signe d’une régression dans la civilisation.


La lettre encyclique Evangelium Vitae qui est un cri passionné de défense de la vie, se termine avec une très belle prière à Marie dans laquelle on trouve toute l’âme de Jean-Paul II. Il dit ainsi : « Ô Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie : regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l'on empêche de naître, des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, des hommes et des femmes victimes d'une violence inhumaine, des vieillards et des malades tués par l'indifférence ou par une pitié fallacieuse. Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour  l'Évangile de la vie. »


Comme elles sont vraies ces paroles, comme elles sont actuelles, comme elles sont prophétiques : c’est un précieux héritage.


Tu ne tueras pas !


Mais la passion pour la défense de la vie devient devient un cri authentique dans la vallée des Temples, près d’Agrigente. Le pape Jean-Paul II, dans un frémissement digne d’Amos ou d’Isaïe, cria : « Dieu a dit un jour « Tu ne tueras pas ! » L’homme ne peut pas tuer. Nul homme, nulle organisation humaine, (…),  ne peut changer et piétiner ce droit sacré de Dieu. … Il faut ici une civilisation de la vie ! Au nom de ce Christ crucifié et ressuscité, de ce Christ qui est vie, chemin, vérité et vie, je le dis aux responsables :  Convertissez-vous ! Un jour viendra la Justice de Dieu ! »


Quelle foi, quelle force, quel héroïsme se cachaient derrière ces paroles. C’était l’héroïsme d’un saint.


Mais la foi courageuse de Jean-Paul II ne s’est pas arrêtée là. Il a eu le courage de défendre la paix alors que soufflaient les vents de la guerre. En 1991 et en 2003, il tenta avec toutes ses forces d’empêcher les deux guerres du Golfe. Il ne fut pas écouté, mais même mais il ne se lassait pas de crier « Paix ! » Dans une dernière tentative pour bloquer la machine de guerre, il se permit de dire : « Je sais ce que c’est la guerre.  Je dois le dire à tous. La guerre ne résout aucun problème, elle les multiplie. » Paroles saintes, paroles vraies, paroles actuelles.


À la rencontre des jeunes


Jean-Paul II a eu le courage d’aller à la rencontre des jeunes pour les libérer de la culture du vide et de l’éphémère et pour les inviter à accueillir le Christ, unique lumière de la vie, et le seul capable de donner la plénitude de la joie au cœur humain.


Le 15 août de l’an 2000,  en accueillant une foule immense de jeunes ici sur la Place Saint-Pierre, il les salua de cette manière : « Qu’êtes-vous venus chercher ? Alors laissez-moi vous répéter ma question : qu’êtes-vous venus chercher ? Ou mieux, qui êtes-vous venus chercher ? Il ne peut y avoir qu’une seule réponse : vous êtes venus chercher Jésus Christ ! Mais c'est Jésus-Christ qui, le premier, vient vous chercher. Ne pensez pas que vous êtes des inconnus. Ne pensez pas que vous êtes inconnus à ses yeux. Comme des numéros dans une foule anonyme. Chacun de vous est précieux pour le Christ, connu personnellement et vous aime tendrement. »

 

 Les jeunes du monde entier ont reconnu un vrai père, un guide authentique, un éducateur loyal. Qui peut oublier l’étreinte entre le pape et un jeune, qui lors de la veillée de Tor Vergata, après avoir franchi tous les cordons de sécurité....C'est une scène qui est entrée dans notre coeur, a couru vers lui pour lui dire simplement : « Merci ! Je t’aime ! » C’est une scène qui entré dans notre cœur et dans l’histoire de l’humanité.

 

La joie du sacerdoce


Jean-Paul II dans la période difficile des crises sacerdotales a eu le courage de dire à la face du monde la joie d’être prêtre, la joie d’appartenir au Christ et de se dépenser totalement pour la cause de son Royaume.


Un ancien prêtre, qui avait été réduit à l’état laïc, est venu un jour, accompagné d'un de ses amis, à une audience du pape à la salle Clémentine. Le pape fut informé de cette présence singulière : et à la fin de l’audience il demanda à rencontrer l’ancien prêtre. Qu’est-ce qui arriva ? Le pape s’agenouilla et lui demanda de le confesser pour réveiller dans le cœur du prêtre la conscience de la grandeur du sacerdoce. En le saluant il lui dit : « Vois, vois comme est grand le sacerdoce ! » Paroles et gestes dignes d’un saint.


L’hiver marial


Jean-Paul II enfin a eu le courage d’affronter l’hiver marial. qui caractérisait la première phase post-conciliaire.

Il reproposa avec force et avec conviction la dévotion à Marie : une dévotion qui est .une part irréductible de l'Evangile, c'est-à-dire de l'oeuvre du Salut comme il a été et est accompli par Dieu en Jésus-Christ.


« Le 13 mai 1981 – ce sont ses paroles– pendant qu’une main s’employait à me tuer, j’ai senti une main maternelle qui arrêtait le pape sur le seuil de la mort. »


Et le 24 février 2005, après l’intervention de trachéotomie qui le priva de sa voix, il écrivit sur un feuillet : « Qu’est-ce que vous m’avez fait ? mais… totus tus. »


Jusqu’à la fin , Jean-Paul II s’est laissé conduire par Marie sur la voie de la foi, de l’abandon, du don total de soi-même, c’est pourquoi il est saint.


Saint Jean-Paul II, prie pour l’Église, que tu as tellement aimée et que tu as conduite courageusement sur le sentier de la foi héroïque en Jésus.


Saint Jean-Paul II, prie pour nous afin qu’autour du pape François, nous formions (selon le désir et la prière de Jésus) un seul cœur et une seule âme afin que le monde croie. Amen / Angelo Card. Comastri. 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 12:28

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Hier mercredi, la foule des pèlerins répondait toujours plus compacte comme chaque semaine à l'invitation de l'audience papale. Bien sûr, il faut être muni du sésame, de ce petit carton de couleur qui vous permet d'entrer dans l'enceinte. Nous l'avons obtenu sans difficultés la veille au bureau spécial qui se trouve après le seuil de la « Porte de Bronze » (colonnade de droite de la place Saint-Pierre). Depuis peu, au verso du billet, la prière du Notre-Père récitée en conclusion de l'audience est écrite en latin. 

Alors que l'audience n'était prévue qu'à 10h30, la place Saint-Pierre se noircissait de monde dès 7h30 ! La pluie fine mais tenace ne décourageait visiblement personne. Groupes de jeunes, familles avec enfants en bas âge, personnes âgées, diocèses du monde entier, tous convergeaient vers ce moment d'importance, celui où le pape allait dispenser une parole vraie, une parole de vie pendant cette heure de catéchèse. Après avoir salué des personnes handicapées, exceptionnellement dans la salle Paul IV en raison de la pluie, le pape François a sacrifié au rituel tour de la Place Saint-Pierre, embrassant les enfants qu'on lui tendait, bénissant. Sa voiture s'immobilisa soudain tout près de nous. Pourquoi ? Un drapeau argentin déployé par des jeunes avait attiré son regard. Le voilà descendu de la jeep et près d'eux à leur plus grande joie !

« Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? 

Après ce grand tour jovial, l'audience commence : le calme est revenu. La lecture de l'évangile de la Résurrection est lu en plusieurs langues, dont le français. Au cœur de ce texte, la phrase des anges aux femmes venues au tombeau au matin de Pâques : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? » C'est cette phrase que commente le Saint-Père. 

"... Nous en avons besoin lorsque nous nous replions dans une quelconque forme d’égoïsme et d’auto-complaisance ; lorsque nous nous laissons séduire par les pouvoirs terrestres et par les choses de ce monde, en oubliant Dieu et notre prochain ; lorsque nous mettons notre espérance dans les vanités mondaines, dans l’argent, dans le succès. Alors la Parole de Dieu nous dit : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? ». Pourquoi cherches-tu là ? Cela ne peut pas te donner la vie ! Si, peut-être que cela te donnera une joie pendant une minute, un jour, une semaine, un mois… et ensuite ? « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? » ..."

Cette phrase devait entrer dans notre cœur insistait le pape. Le Saint-Père nous demanda alors de la répéter, de la redire tous ensemble trois fois. Et voici que s'éleva de toute la place Saint-Pierre trois énormes « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? ». Avec foi, la foule obéissante dont j'étais répétait la phrase de l'évangile. Étonnement ! Joie ! 

A suivre... H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Mercredi 23 avril 2014 3 23 /04 /Avr /2014 01:09

Le musical JPII

Un coup de peinture la nuit sur des passages pour piétons défraîchis, des groupes joyeux déambulant, une place Saint-Pierre fleurie entre cérémonies de Pâques, audience et canonisations à venir de deux papes, voilà Rome en une octave exceptionnelle de Pâques, "semaine des quatre papes" comme l'a titré un hebdomadaire.

Nos pas nous ont conduits d'abord vers l'exposition consacrée à l'action de Jean-Paul II en matière de dialogue interreligieux. Incontournable ! Que de photos pour rappeler le souci inlassable que Karol Wojtyla a eu de rencontrer les confessions juive, musulmane ainsi que, bien sûr, les autres confessions chrétiennes. Les deux rencontres à Assise en ont été comme les gonds majeurs.

Nous avons visité ensuite l'église Saint-Barthélémy-en-L'Ile où les chapelles latérales ont été récemment dédiées aux nouveaux martyrs. Poignant de voir par exemple la pierre que les bourreaux avaient décidée de lester au corps du père Popieluszko pour le faire disparaître dans la Vistule, ou encore le bréviaire de Mgr Romero. Des reliques qui permettent de faire mémoire de manière incarnée.

Ce soir, enfin, alors que le spectacle musical "Non Abbiate paura", "N'ayez pas peur" se donnait complet pour les trois jours de représentation, voici que des billets nous sont offerts à la dernière minute. Une vraie opportunité que nous saisissons ! Ayant reçu l'encouragement officiel du pape François, le spectacle tient ses promesses avec des tableaux très réussis comme celui notamment du pardon donné à Ali Agca. Musique, danses, jeu des acteurs, voix, scénographie, tout y est très juste, professionnel, pétulant. Le pape des artistes et de la nouvelle évangélisation n'aurait pas renié une telle création. Hommage fin et émouvant vraiment.

Pèlerinage romain à suivre. Demain l'audience avec le pape François. Joie de le voir pour la première fois ! H.B.

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Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 14:46

Les jeunes ont aimé "le frat" - entendez en langage codé #frat2014 ! Ce grand rassemblement de dix mille lycéens vient de se dérouler à Lourdes, du dimanche des Rameaux au mercredi de la semaine sainte. Sous le signe de la joie et du partage via les réseaux sociaux, le frat a vu des évêques et des organisateurs ne pas hésiter à sacrifier à la modernité numérique. Tout a commencé par le hashtag #DisLeAuMonde lancé par le groupe de pop louange Glorious qui devait trouver son pic d'affluence sur twitter lors du triduum. Associée à la Croix et au coeur réunis par un signe d'égalité, une photo, originale si possible. Puis sur les tweet-lines s'est invité aujourd'hui jour de Pâques le défi #selfiecierge lancé par Mgr de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris : il s'agissait de se faire photographier sous le tout nouveau cierge pascal. Défi réussi : plus de quatre cents photos sont d'ores et déjà postées ! Assez simple au fond, le coup de pouce à la participation à la messe de Päques, mystère central de la foi des chrétiens. Il fallait y penser et les jeunes ont dit : Chiche... H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 11:28

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"Il faut bien regarder l’ordre voulu par la sagesse de Dieu et ce dernier moment où Jésus est remis à la terre. Les Pères de l’Église ont toujours fait le parallèle entre Jésus remis à la terre dans le mystère du Sépulcre et le point de départ de la vie du Christ, le mystère de l’Avent, où Jésus est caché en Marie, en sa mère. Il est dans une terre vivante, quand il est en Marie, il est dans la bonne terre. Ici, c’est le cadavre qui est dans la terre anonyme, non-vivante. Mais on est en présence des deux Avents : l’Avent joyeux et l’Avent de l’attente de la Résurrection, cet Avent au milieu des luttes, vécu très différemment par les grands prêtres, par Judas, par Marie, par Joseph d’Arimathie et Nicodème, par Jean et les disciples. Et si je voulais faire la théologie du Sépulcre, il ne faudrait pas oublier Marie de Magdala, la sainte femme qui a vécu, elle, le mystère du Sépulcre d’une manière assez étonnante. Marie de Magdala faisait partie des saintes femmes qui étaient présentes à la Croix, et elle n’a pas su accepter pleinement et totalement ce dernier sabbat, ce temps d’attente. Ici, on retrouve la patience des saints. Le sabbat réclame cela, et ce dernier sabbat, qui est pour le repos du cadavre de notre Dieu, réclame cela. Il exige que Marie, les saintes femmes et Jean quittent le Sépulcre. Il sera gardé par des soldats étrangers : eux n’ont pas besoin de respecter le sabbat, donc ils seront là pour garder le cadavre du Christ. On a tellement peur que les disciples viennent le chercher !


Il faut essayer d’entrer profondément dans ce mystère du sabbat, le dernier sabbat, le grand mystère du Sépulcre. C’est un mystère qui est comme réservé à Marie et à sa descendance, et qui nous est donc donné. Tous ceux qui sont de la descendance de Marie doivent entrer dans ce mystère, mais en vivre de l’intérieur, pas de l’extérieur. De l’extérieur, tous l’ont vécu, et ils l’ont mal vécu. Marie de Magdala n’a pas su le vivre ; cela, c’est net. Marie de Magdala est passée à côté de ce grand mystère. Elle s’est agitée, beaucoup agitée, parce qu’elle n’a pas toléré dans son cœur que Pierre soit absent. Elle a jugé très durement Pierre, j’en suis sûr. Ce n’est pas dit dans l’Écriture mais il suffit de la connaître un peu pour comprendre qu’elle ne pouvait pas accepter que Pierre soit absent. Il n’y avait là que Jean, le petit dernier. C’est Pierre qui aurait dû être là. Dans son cœur, Marie de Magdala était en colère contre Pierre. Et elle n’a pas accepté cette exigence du sabbat qui passe devant le cadavre de son Jésus. Il y a une telle disproportion pour elle entre le sabbat et la présence auprès du cadavre de Jésus. Puis Marie de Magdala a trouvé que Joseph d’Arimathie et Nicodème avaient agi un peu rapidement dans la liturgie du Sépulcre. Les femmes trouvent toujours que les hommes vont trop vite du point de vue liturgique… Marie de Magdala a eu une peine énorme à accepter la Croix. Impossible ! Et donc, pendant le temps du Sépulcre, elle ne pense qu’à une seule chose : venir le plus vite possible auprès de Jésus. Il y a un projet artistique, très pieux, mais artistique tout de même, dans le cœur de Marie de Magdala. Elle désire être le plus vite possible auprès du cadavre de Jésus pour vraiment lui montrer qu’elle l’aime. Et elle veut être la première, et elle veut être seule. Avec son tempérament impétueux d’artiste, doublé d’un amour passionné pour Jésus, elle n’a pas pu vivre de ce que représentait ce temps de patience divine où Dieu réclamait que tout soit remis, abandonné, mais abandonné divinement, dans une sainte passivité divine – ce que Marie a vécu."

 

M.-D. Philippe, OP, Suivre l'Agneau. 

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Image : Passion de Mel Gibson.


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 00:25

Christ en Croix

Samedi Saint, vide d’un tabernacle ouvert, statues parfois recouvertes, absence de messe. Silence. Grand silence. Les chrétiens font mémoire de la mort du Christ et de sa mise au tombeau - un tombeau neuf situé dans un jardin, précise l’Évangile. C’est alors jour de sabbat, jour où cessent les activités. Le Christ respecte jusque dans la mort, accomplit même, la prescription ancienne du Décalogue. « Le Roi dort ».

 

Il y eut le « repos » le septième jour de la première création ; il y a ce « repos » le jour du sabbat de la deuxième création accomplie par la Croix, la grande œuvre du Christ qui fait toutes choses nouvelles. « C’est cela le nouveau jardin, la Croix plantée dans la terre » a-t-on médité avec le pape François ce soir au Colisée lors de la XIVe et dernière station du Chemin de Croix.


Mais laissons Benoît XVI, notre pape émérite caché, né un samedi saint, présenter le mystère de ce jour. H.B.

Mise au tombeauLe soir venu, comme c'était la Parascève, c'est-à-dire la veille du sabbat solennel de Pâques, Joseph d'Arimathie, un riche et influent membre du Sanhédrin, demanda courageusement à Ponce Pilate de pouvoir enterrer Jésus dans son tombeau neuf, qu'il avait fait creuser dans le roc à peu de distance du Golgotha. P1030817Ayant obtenu l'autorisation, il acheta un linceul et, ayant descendu le corps de Jésus de la croix, l'enveloppa dans ce linceul et le déposa dans le tombeau (cf. Mc 15, 42-46). C'est ce que rapporte l'Évangile de saint Marc, et les autres évangélistes concordent avec lui. À partir de ce moment, Jésus demeura dans le sépulcre jusqu'à l'aube du jour après le sabbat, et le Saint-Suaire de Turin nous offre l'image de ce qu'était son corps étendu dans le tombeau au cours de cette période, qui fut chronologiquement brève (environ un jour et demi), mais qui fut immense, infinie dans sa valeur et sa signification.

Le Samedi Saint est le jour où Dieu est caché, comme on le lit dans une ancienne Homélie : P1030820« Que se passe-t-il ?Aujourd'hui, un grand silence enveloppe la terre. Un grand silence et un grand calme. Un grand silence parce que le Roi dort... Dieu s'est endormi dans la chair, et il réveille ceux qui étaient dans les enfers » (Homélie pour le Samedi Saint, PG 43, 439). Dans le Credo, nous professons que Jésus Christ « a été crucifié sous Ponce Pilate, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour est ressuscité des P1030819morts » ...

                                 

Photos : H.B.

Christ de la Chapelle de l'Annonciation - Curie généralice des Jésuites - Rome. Détails du socle : Jésus remontant des enfers, tirant Adam et Ève dans chacune de ses mains.

Autel de la Chapelle du Saint-Sacrement, mise au tombeau, détails. (Paroisse Saint-Louis de Brest)


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Pour mémoire : "Repos du dimanche : en souvenir de la deuxième création".

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 00:04

JPII Jubilé 2000

Tous ceux qui ont vécu intensément le splendide pontificat de Jean-Paul II (1) savent à quel point le Grand Jubilé fut le cœur battant de sa mission d’exception. Préparée spécifiquement pendant trois ans, l’année 2000 voit un pape très affaibli qui ne reculera pourtant pas devant l’épreuve de longues cérémonies prévues pendant plus d’un an.


Nous le voyons encore et le verrons longtemps dans notre mémoire, à genoux dans sa chasuble de grand prêtre, ouvrant la porte sainte de la basilique Saint-Pierre, faisant entrer toute l’Église dans le nouveau millénaire, dans le Grand Jubilé de l’Incarnation et de la Rédemption, dans la miséricorde divine, eaux vives données à flots gratuitement. Que Jean-Paul II soit canonisé le 27 avril prochain à Rome, en la fête de la Miséricorde précisément, doit nous rappeler ces hauts moments, l’urgence toujours actuelle que le pape slave n’avait cessé de porter au monde entier.


Ce Vendredi Saint commence la neuvaine de la Miséricorde divine demandée par Jésus à sainte Faustine, religieuse polonaise que Jean-Paul II canonisa le 30 avril 2000. Neuf jours donc pour intercéder auprès du Dieu Saint, du Dieu fort pour nous pécheurs et pour le monde entier par la douloureuse Passion de son Fils. N'hésitons pas et coopérons ardemment au Salut que le Christ a payé d’un si grand prix, spécialement en cette année de grâce de la canonisation de Jean-Paul II. H.B.

 

(1) Les journalistes ne vont pas manquer, à l'occasion de la canonisation, de ressortir en boucle la ritournelle que Jean-Paul II était un "formidable acteur", que les jeunes venaient "écouter plus la chanson que le chanteur". À cette idiotie de premier ordre ma mise au point écrite le 6 mai 2005 et publiée dans le Décryptage d'alors sur le site Liberté politique (aujourd'hui tronquée à cause d'une migration de site).

 

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Extrait de l’homélie du bienheureux Jean-Paul II prononcée le 30 avril 2000 lors de la canonisation de sœur Faustine Kowalska.

 

 

1. "Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius", "Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour!" (Ps 118, 1). C'est ce que chante l'Eglise en l'Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume ; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres :  « Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie [...] Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 21-23).

Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C'est-à-dire qu'il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du cœur, source d'où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l'humanité. De ce cœur, Sœur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. « Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l'eau » (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).


2. Sang et eau ! La pensée s'envole vers le témoignage de l'évangéliste Jean, qui, lorsqu'un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir « du sang et de l'eau » (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39).

À travers le cœur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes : « Ma Fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde en personne », demandera Jésus à Sœur Faustyna (Journal, 374). Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l'humanité à travers l'envoi de l'Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n'est-elle pas le « second nom » de l'amour (cf. Dives in misericordia, n. 7), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon ?
...

 

 

 

 

Le Chapelet de la Miséricorde Divine

 

Le 14 septembre 1935, Sœur Faustine entend les mots suivants : « Dis toujours le chapelet que je t'ai appris. Celui qui le dit fera l'expérience de ma Miséricorde, sa vie durant, et surtout à l'heure de sa mort. »

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Au début : Notre Père... Je vous salue Marie... Je crois en Dieu...

 

Sur les grains du Notre Père, on récite les paroles suivantes :

V. Père éternel, Dieu tout-puissant, je t'offre en ce jour le Corps et le Sang, l'Âme et la Divinité de ton Fils Bien-Aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ;

R. En réparation de tous nos péchés et de ceux du monde entier.

 

Sur les grains du "Je vous salue Marie", on récite les paroles suivantes :

V. Par sa douloureuse Passion,

R. Prends pitié de nous et du monde entier.

 

Pour conclure, on dit trois fois :

V. Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel,

R. Prends pitié de nous et du monde entier.

 

Toute la neuvaine ici.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 12:16

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Comme pour le dossier du travail le dimanche, les coups de Jarnac concernant certains dossiers chauds arrivent souvent pendant des vacances ou des trêves festives, pendant ces moments légitimes de repos où les vigilances peuvent être pour un temps plus élastiques. L’adversaire de son côté ne se repose jamais, en profite même et trouve toujours ce temps propice pour attaquer plus fort. La proposition de loi égalité Femme/Homme revenant en seconde lecture au sénat ce jeudi – jeudi saint pour les chrétiens  et incluant une banalisation de l’avortement avec son lot de dérives eugénistes, n’échappe pas à la règle de ces débats de société qui ont besoin d’un coup de pouce minable pour forcer le passage. Pour celui qui ose voir au-delà des apparences, la symbolique de la transgression n’en est que renforcée.

 

Le contexte s’est d’ailleurs envenimé pour le rendre encore plus favorable : la réalité animale a essayé entre temps de prendre du galon ; les ultras de l’écologie peuvent applaudir quand le 15 avril dernier « la sensibilité » des animaux est reconnue par amendement surprise interposé. On s’est bien gardé à ce sujet de préciser que cette « sensibilité » n'est liée qu'à leur instinct contrairement à l’homme dont la vie sensible est liée à sa vie spirituelle, c’est-à-dire à la vie de son esprit. Mais pourquoi s’embrouiller d’arguties ? L’amalgame est désormais rendu possible dans ce flou bête : anoblir l’animal, dévaluer le petit d’homme dès sa conception. La stratégie est subtile dans un monde où la métaphysique n’a plus aucun droit de cité. La science des causes premières a, on le sait, vécu dans notre postmodernité scientiste et nihiliste.

 

L'emblématique affaire Gerson

 

Ajoutons à cela l’affaire Gerson (2). Dans un contexte revanchard de vote du mariage pour tous où l’association Alliance Vita n’avait pas ménagé sa peine, voici qu’une offensive journalistique attaque une école catholique ayant fait intervenir cette association pro-vie soucieuse des plus fragiles (1). Celle-ci se trouve contrainte d’attaquer en diffamation.

 

L’affaire est emblématique des nouveaux enjeux en train de s’asseoir pour longtemps. Si la proposition de loi passait aujourd'hui au sénat faisant de l’avortement un « droit » fondamental gommant la notion de « situation de détresse », non plus « exception », nul doute que les établissements catholiques d’enseignement n’auraient plus la possibilité d’affirmer comme auparavant leur caractère spécifique - obligés certes à leur corps défendant d’inclure une doxa ultra-laïque transgressive, celle du mariage entre personnes de même sexe comme celle de l’avortement, mais également une vision étriquée de l’homme et de la femme, quand ce n'est pas sa négation même. Cela ne pourrait-il même devenir discriminatoire à l’entrée de certaines écoles post-bac qui ont décidé de moins recruter sur concours, d’admettre davantage sur dossier, comme pour Sciences-Po par exemple dont les nominations aux postes clés ne laissent d'inquiéter ces dernières années ? L’ouverture sociale n’aurait-elle pas alors bon dos ? N’est-ce pas l’égalité qu’on assassine quand dans certains concours internes les dossiers ne sont pas anonymes et révèlent la provenance des candidats ? Le formatage au plus haut niveau de l’État aurait-il commencé avec une vision pour le moins contestable du fonctionnariat ? Le dénoncer et l'écrire, pas si facile car les pressions et les ostracismes ont déjà commencé.

 

Les dossiers clivants ne dorment en tout cas pas, loin de là. Ils s’agitent, s’étirent, baillent, se réveillent en cascade. Ils continuent tragiquement, les yeux bien ouverts, leur mauvais œuvre de désunion et d’inculture. Pire de déculture… À long terme, cela risque de se payer au prix fort, comme toujours en matière d’éducation. H.B.

 

***

Image : Site Nouveau Féminisme Européen (NFE).

 

(1) Association participant à la plus grande initiative citoyenne européenne et ayant récolté près de deux millions de signatures. Reçu par la Commission européenne cette semaine précisément, L'Un de Nous doit donc être pris de vitesse en France !

(2) "Mayonnaise médiatique mal montée" selonle mot de Jean-Pierre Denis, Directeur de la rédaction de La Vie.

 

Sur le site de radio Notre-Dame : Mgr Vingt-Trois "On ne peut blâmer un établissement catholique de se déclarer catholique".

Réécoute de l'émission du Grand Témoin, jeudi 17 avril 2014. Curseur à 28:31.

Sur le site de France Catholique, lire la chronique de Gérard Leclerc.

 

Addendum 15h15

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉDUCATION
Dimanche 13 avril 2014 7 13 /04 /Avr /2014 15:05

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« Alors Pilate lui [Jésus] dit : « Tu n'entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »

 

Après la traditionnelle lecture de la Passion en ce dimanche des Rameaux inaugurant "la grande semaine", aune de toutes les semaines, notre curé a prononcé l'homélie en appelant les fidèles à "honorer cette mort qui leur a donné l'amour pour la vie, la vie pour aimer". Invitant à l'humilité, le prêtre a averti : "Nous pouvons tous être Pierre... Nous pouvons tous être Judas qui aime l'argent et vend son maître".

 

Image : Josef Mehoffer, Chemin de Croix , IXe station, (Cracovie).

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Jeudi 10 avril 2014 4 10 /04 /Avr /2014 15:00

Conseil d'etat

Inquiets, nous attendions la décision avec impatience. Celle, récente du Conseil constitutionnel au sujet de la QPC-Sephora, ne laissait rien augurer de bon malgré la manipulation à l'oeuvre. Eh bien, nous avions raison d'être soucieux : le principe du repos dominical voit ses derniers jours arriver. Le comble ? Que ce soit par un gouvernement socialiste  - ou du moins se présentant comme tel - que cela advienne. Quelle trahison des travailleurs, quelle trahison de tous les salariés !

 

Le 8 mars, après l’invalidation pourtant d’un premier décret, un deuxième était publié sans vergogne par le gouvernement permettant aux enseignes de bricolage d'ouvrir le dimanche. Les mêmes causes ayant les mêmes effets, il avait été attaqué de la même façon par les organisations syndicales. Examiné par le Conseil d'État ce jeudi 10 avril (après les élections évidemment !) le deuxième décret est, cette fois-ci validé comme si l'invalidation du premier n'était qu'une pure histoire de forme. Une vraie catastrophe dans ses implications à court, à moyen et à long terme.

 

On n'est pas, semble-t-il, à une contradiction près... C’est un véritable séisme dans le paysage social. Le domino-maître tombe en considérant le secteur du bricolage, récréatif, comme devant donc entrer dans le champ des dérogations. Le principe du repos dominical encore protégé au niveau international par l’OIT subit là un accroc majeur, susceptible surtout d’emporter le principe tout entier. Qui croirait que ce n'est d'ailleurs pas la stratégie recherchée ?

 

L'image du Conseil d'État n'en sort en tout cas pas grandie. Ce dernier donne même l'impression d'être inféodé au gouvernement, peut-être même à la réussite de son sacro-saint pacte de responsabilité. Le travail dominical, une des contreparties accordées aux chefs d'entreprise ? à un chef d'entreprise en particulier ? L'idée nous frôla un instant. H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Jeudi 10 avril 2014 4 10 /04 /Avr /2014 14:29
Le titre de l'information concernant la décision de QPC relayée par Le Monde n’est pas conforme au contenu de la décision rendue par le Conseil constitutionnel. Les syndicats ont certes gagné sur le travail de nuit mais ont perdu sur le caractère suspensif du repos dominical.
Erreur ou manipulation à la veille d'une décision du Conseil d'État ? H.B.
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Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 16:48
Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !

Contact H.B.

 

Condamnation à mort confirmée pour Asia Bibi

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Signez la Pétition ACAT

 

 


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Audio

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La Voix est libre, émission du 8 novembre 2010 animée par Anne Gavini. "Comment redonner sa place au dimanche". Débat avec Monseigneur Lagleize, évêque de Valence. Hélène Bodenez, professeur à Saint-Louis de Gonzague-Franklin, Monseigneur Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Par téléphone : Père Jacques Vignancour, curé de Saint Austremoine, à Issoires (Puy de Dome)


 

 

Aujourd'hui l'Eglise, émission du 19 novembre 2008, animée par Elodie Chapelle. "Travail le dimanche : l'Eglise a son mot à dire" Débat  avec François Asselin et Hélène Bodenez.

Publications

 

 51 Revue Rapport 03  Sexe-du-genre-Lp-55.jpg  Van-Thuan-revue-_-en-espagnol.png

- « Devoir des parents, bien de l'enfant », Francis Mouhot, Éduquer, est-ce encore possible ?, Les Idées, Revue Liberté politique, n° 60, (juin-juillet 2013), p. 157-158.

« Le Jésus de l’Histoire », À propos de Jean-Christian Petitfils, Jésus, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°56, Privat (mars 2012), p. 195-201.

- « La bataille du dimanche continue », Revue Liberté politique, IIIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 55  (décembre 2011), p. 115-119.

- « Lumière du pape », À propos de Lumière du monde, Questions disputées, Revue Liberté politique, n° 52, Privat (mars 2011), p. 155-161.

- « Le cas de l'année : la bataille du dimanche en France et en Europe  », Revue Liberté politique, IIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 50 (septembre 2010), p. 75-84.

- « La Battaglia sulla domenica in Francia », Rapporti dal Mondo, Osservatorio internazionale cardinale Van Thuan sulla dottrina sociale della chiesa, Bollettino di Dottrina sociale della Chiesa , (Anno VI 2010, numero 3, luglio-settembr), p. 87.  

  - « Le dimanche, un droit historique », À propos de Daniel Perron, Histoire du repos dominical, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°50, Privat (septembre 2010), p. 185-190.

 - « Une truculente défense du pape », À propos de Gaspard-Marie Janvier, Minutes pontificales sur le préservatif, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 49, Privat (juin 2010), p. 161-164.

- « Le dimanche, jour cardinal », Communication à la table ronde du 6 octobre 2009 "Vivement dimanche !" au Centre culturel de Franklin, Revue Liberté politique, n°. 47, Privat (décembre 2009), p. 23-31.

- « Voyage au cœur de la psychothérapie », À propos de Francis Mouhot, Le Moi et l’esprit, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 46, Privat (septembre 2009), p. 143-152.

- « Pourquoi le dimanche ? », Dossier "A Dieu, le dimanche ! Appel à la résistance des chrétiens", Revue Liberté politique, n°. 44, Privat (mars 2009), p. 107-116.

- « Benoît XVI le bâtisseur », À propos de George Weigel, Le Choix de la vérité, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 43, Privat (décembre 2008), p. 181-185.

- « Lâcher prise ou abandon spirituel », À propos de Robert Scholtus, Faut-il lâcher prise : splendeurs et misères de l’abandon spirituel, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat, (septembre 2008), p. 167-174.

- « Retrouver les chemins de l’être », Dossier Fides et Ratio 2008-1998, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat (septembre 2008), p. 153-163.

- « Les métamorphoses de Jésus ou la tentation de l’expérience directe », À propos de Frédéric Lenoir, Le Christ philosophe, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 41, Privat( juin 2008), p. 235-244.

- « Et le blog devint fléau », Éducation : questions qui fâchent, Revue Liberté politique, n°. 40, Privat (mars 2008), p. 147-157.

- « Conversion ou initiation : le presque de la foi », À propos de Jean-Claude Guillebaud, Comment je suis redevenu chrétien, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 38, Privat (septembre 2007), p. 125-131.

- « Relire La Pensée captive », À propos de Cesław Miłosz, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 32, Privat, (janvier-février 2006) p.129-141.

À lire absolument !

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Daniel Perron, Histoire du repos dominical (L'Harmattan, 2010).

 

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Gaspard-Marie Janvier, Le Dernier dimanche (Mille-et-une-nuits, 2009, Prix Mottard 2009). 

 

Froger2

Jean-François Froger, Le Maître du Shabbat (Editions Grégoriennes, 2009)

 

Gourrier2.png

Patrick Gourrier, Le dimanche, c'est sacré ! (Letheillieux, 2009)

 

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Michel Fauquier, Lettre ouverte du dernier des Français au premier des Français, (Tempora, 2009)

 

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Carte trvail dominical 
Dimanche

Fonctions sociales d'un jour à part

Noyau d'un ordre social historique

Vidéos créées pour ce blog.

Version de la vidéo en anglais

Version de la vidéo en espagnol 

Version de la vidéo en allemand

 

Dimanche

 

 

 

À Dieu, le dimanche !

H. Bodenez

 

A Dieu le dimanche !

Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens. L'argument religieux n'étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s'est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n'en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l'Église.   Acheter à La Procure

Logo-Adverbum-2-copie-1.pngLogo-EG.png  

 

Joseph Thouvenel a lu  À Dieu, le dimanche ! Ed. grégoriennes) Chronique Economie et société sur Radio Notre-Dame, 12 décembre 2010.

 

 

Faut-il faciliter le travail le dimanche ?

KTO

    

Pourquoi le dimanche est-il un jour chômé ?

 

 

 

L'écho des dimanches

Duo Zucchero - Fiori, paroles françaises de J.-J. Goldman, (Chocabeck, 2010).

"Dans mon village, j'ai vu le temps se poser..."


 

Logo-AFSP

L'Association pour la Fondation de Service politique réunit des hommes et des femmes engagés dans la vie politique, économique et sociale. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à ses activités : colloques, conférences, universités, soirées-rencontres, campagnes de sensibilisation. De très nombreuses personnalités ont participé à ses travaux: chefs d'entreprise, cardinaux, universitaires, hommes politiques, journalistes.

14 juin 2011

The European Sunday Alliance is a network of national Sunday Alliances, trade unions, civil society organizations and religious communities committed to raise awareness of the unique value of synchronised free time for our European societies. Sunday and, more general, decent working hours, are the focus of our campaigns. In our Founding Statement, we draw attention to aspects of life/work-balance and social cohesion that depend on a vast majority of people to have their lawful free time at the same time.

 

Lancement de l'European Sunday Alliance, le 20 juin 2011 dont sont membres, entre autres, l'AFSP, la CFTC, le CAD.

 

CCF

Le centre culturel Franklin est inspiré par la tradition jésuite et permet de créer une synergie entre la formation intellectuelle, humaine et spirituelle dispensée aux élèves à Saint-Louis de Gonzague (Paris) et une certaine forme de formation continue destinée aux adultes de la communauté éducative. Ce que de manière traditionnelle, on appelait autrefois dans les collèges de la Compagnie : « école des parents », si non « école des adultes ». Le Centre culturel Franklin est ainsi un lieu de rencontres avec des personnalités uniques, un lieu de réflexion, un lieu d'échange et de débats.

Travail décent

Un monde meilleur commence   

L'objectif principal de l'Organisation internationale du Travail (OIT) est de promouvoir l'égalité pour les femmes et les hommes, d'obtenir un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de la dignité humaine. Ce film web donne un aperçu de trois minutes de la notion de travail décent et est disponible en 25 langues (Juillet 2008).          

Le jour décent du repos hebdomadaire est le dimanche ! 

Des députés européens débattent du repos dominical
D'un côté les pour, de l'autre les contre... Où l'on voit un député européen conservateur (Sud-Est de l'Angleterre) sortir de ses gonds au seul motif que le jour de repos hebdomadaire puisse être le dimanche et pas le vendredi par exemple. Toujours les mêmes arguments : renvoyer aux lois des pays, renvoyer au "principe de subsidiarité". Rien de plus malhonnête quand on sait que la pression pour ouvrir les magasins le dimanche vient précisémenet de l'Union européenne qui a sorti de la directive du temps de travail le repos donné le dimanche, pilier d'un modèle culturel, noyau d'un ordre social historique. 

25 mars 2010
 
Robert Rochefort : travail le dimanche, une proposition contre l'emploi  
"Vous déportez le commerce vers la grande distribution et vous poussez des centaines de milliers de petits commerçants à la fermeture."

   22 février 2012
 

 

Christ du Dimanche à Biella (Italie)

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À Biella, Christ du dimanche, élément d'un triptyque, à droite d'une Vierge à l'Enfant et d'une Trinité.

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A Biella, Christ du dimanche. 

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A Biella, Christ du dimanche, détail. Photos : Hélène Bodenez.

Mandamentos da lei de Deus

Açores, Sao Miguel

Photo : Table de la Loi - Azulejos - Açores

 

Parole du Seigneur : Observez le droit, pratiquez la justice. Car mon salut approche, il vient, et ma justice va se révéler. Les étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l'amour de son nom et sont devenus ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et s'attachent fermement à mon Alliance, je les conduirai à ma montagne sainte. Je les rendrai heureux dans ma maison de prière, je ferai bon accueil, sur mon autel, à leurs holocaustes et à leurs sacrifices, car ma maison s'appellera « Maison de prière pour tous les peuples ». 

Livre d'Isaïe 56,1.6-7, Ire lecture du dimanche 17 août 2014 - 20e dimanche ordinaire. 

 

"Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré."

Livre de l'Exode, 20, 8-11, Ire lecture du dimanche 11 mars 2012 - 3e dimanche de Carême. 

 

"Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu'au temps de la domination des Perses. Ainsi s'accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu'à ce qu'elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés."

Deuxième livre des Chroniques, 36, 20-21. 

Ire lecture du dimanche 18 mars 2012 - 4e dimanche de Carême, dimanche de Laetare.

 

"Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat."

Évangile selon saint Jean, 5, 8-9. Évangile du jour – 20 mars 2012.

 

"Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait."

Évangile selon saint Luc, 13, 10-17. Évangile du jour – 29 octobre 2012.

 

"Quand arriva la fête du septième mois, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l'assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C'était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu'à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l'assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !» Les lévites calmaient tout le peuple en disant : « Cessez de pleurer, car ce jour est saint. Ne vous affligez pas ! » Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts à ceux qui n'avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances ; en effet, ils avaient compris les paroles qu'on leur avait fait entendre.

Livre de Néhémie, 8, 1-4a.5-6.8-12, lecture du jeudi 3 octobre 2013, Proclamation solennelle de la loi de Moïse.

La Résurrection du Christ

Résurrection

Photo : Résurrection - Azulejos – Nossa Senhora da Paz, Vila Franca do Campo São Miguel, Açores.

L'heure de la résurrection

"La Vierge était absolument certaine de la résurrection de son Fils puisqu'il l'avait si ouvertement prédite ; mais elle en ignorait l'heure qui, en effet, ne se trouve nulle part déterminée. Elle passa donc la nuit du Grand Samedi, qui lui parut bien longue, à réfléchir sur l'heure possible de la résurrection. Sachant que David a, plus que les autres Prophètes, parlé de la Passion du Christ, elle parcourut le psautier, mais n'y trouva nulle indication de l'heure. Cependant, au psaume 56, David, parlant en la personne du Père à son Fils, dit : « Eveille-toi, ma gloire, éveille-toi ma harpe et ma cithare. » Et le Fils répondit « Je m'éveillerai à l'aurore... » Quand la Vierge Marie sut l'heure de la résurrection, je vous laisse penser avec quel empressement elle se leva pour voir si l'aurore venait. Elle constata que non et acheva le psautier. Puis elle voulut s'assurer si d'autres Prophètes n'avaient pas mentionné l'heure de la résurrection et elle trouva au chapitre six d'Osée ce texte : « Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. Appliquons-nous à connaître le Seigneur, sa venue est certaine comme l'aurore. » La Vierge se leva et dit : « Ces témoins de l'heure où mon Fils doit ressusciter me suffisent...» puis elle regarda par la fenêtre et vit que l'aurore commençait à poindre. Sa joie fut grande : « Mon Fils va ressusciter », dit-elle. Puis, fléchissant les genoux, elle pria « Réveille-toi, sois devant moi et regarde, et toi, Seigneur Dieu Sabaoth, réveille-toi.» Et, aussitôt, le Christ lui envoya l'ange Gabriel disant : « Toi qui as annoncé à ma Mère l'incarnation du Verbe, annonce-lui sa résurrection. » Aussitôt l'Ange vola vers la Vierge et lui dit « Reine du ciel, réjouis-toi, car celui que tu as mérité de porter dans ton sein est ressuscité comme il l'a dit. » Et le Christ salua sa Mère en disant : « La paix soit avec toi... » Et Marie dit à son Fils : « Jusqu'ici, mon Fils, je rendais mon culte le samedi, pour honorer le saint repos après la création du monde ; désormais, ce sera le dimanche, en mémoire de ta résurrection, de ton repos et de ta gloire." Et le Christ approuva."

Saint Vincent Ferrier

Dominicain espagnol (1357-1418)

Cité par le site Une Minute avec Marie les 22 et 23 mars 2012.

 


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Photo H.B. : détail de la statue de Notre-Dame de La Salette, là où la Vierge Marie pleure...  

Lekha Dodi, la fiancée Shabbat, et Notre Dame de La Salette

 

En tant que Juif, j'étais frappé et profondément ému quand j'ai lu les mots de Marie à La Salette : « Je vous ai donné six jours pour travailler dur, le septième je l'ai gardé pour moi-même ». Dans une perspective juive, il est très naturel, presque inévitable d'associer Marie avec le 7e jour, le sabbat. Dans la tradition juive le Shabbat est vu comme une épouse, sous le nom de la "reine du Shabbat". C'est l'anti-chambre du Royaume Messianique, une sorte d'avant-goût de ce qui est à venir. [L'auteur offre comme explication une libre traduction du « Lekha Dodi », qui est un chant juif traditionnel chanté le soir du Shabbat. Dieu invite Israël, le bien-aimé (Dodi), à accueillir le shabbat personnifié au féminin (la reine Shabbat).]

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Venez, saluons tous Shabbat, la Reine suprême. Source des bénédictions dans toutes les régions du monde, ointe et régnante depuis les temps les plus reculée, dans la pensée elle a précédé les six jours de la Création.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

  

Lève-toi et secoue la poussière de la terre. Revêts-toi de glorieux vêtements qui font voir ta valeur. Le Messie nous conduira tous bientôt vers la nouvelle naissance. Mon âme ressent maintenant les chauds rayons de la rédemption.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Réveille-toi et lève-toi afin de saluer la nouvelle lumière, car dans ton rayonnement le monde sera éclairé. Chante, car les ténèbres ont disparu de notre regard. Le Seigneur manifeste à travers toi sa Gloire.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Alors tes destructeurs seront eux-mêmes détruits. Les ravageurs au loin vont vivre dans le vide. Ton Dieu alors te célébrera dans l'excès de joie, comme un fiancé rencontrant le regard de sa fiancée.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

[Tout le monde se lève et se tourne vers l'entrée en saluant symboliquement la fiancée Shabbat]

 

Viens en paix, ami de l'âme, doux dons du Seigneur, saluée avec joie et adorée autant par des chants, Parmi le peuple de Dieu en accord dans la foi. Viens, Fiancée Shabbat, viens la couronne des jours,

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

   

Presque tous ces mots pourraient être chantés en l'honneur de la Reine du Ciel, la Reine de La Salette, bienheureuse Vierge Marie !

Roy Schoeman

Analysé par Mgr Dubost ici et cité par le site Une Minute avec Marie le 10 juin 2012, jour de la Fête-Dieu en France.

 

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Dimanche, si loin si proche de la semaine prochaine

Volo, En Attendant (2009) 


 
 
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