Le blog d'Hélène Bodenez 

 

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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 13:52

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Qui l’emportera dans la course à Matignon? le Catalan Manuel Valls jugé « à la corde » en milieu de journée, déjà en lice pour les présidentielles de 2017 et soutenu, nous dit le JT de 13h sur TF1, par Jean-Yves Le Drian ? Alors que la vague bleue submerge de sa force irrépressible tous les états-majors sans exception, nul doute qu’il y ait le feu au lac, oui ! Mais est-ce dans un remaniement ministériel que la solution se trouve ? Rien n’est moins sûr quand l’heure est à la défense de la même ligne politique, celle de la mise en place du pacte de responsabilité.

 

Ils ont gardé la crise !


Le pseudo-remaniement dirait seulement encore un peu plus la paralysie dans laquelle se trouve un François Hollande sous pression. Hier soir, tous les invités des plateaux de télévision y allaient d’une musique trop connue, celle d’un disque rayé devenu à peine audible : des UMP matamores aux PS ne se repentant seulement que d’un manque de pédagogie. Rien non plus de convaincant quant à l’analyse brouillonne par les grands médias de la déroute de la gauche. Lorsque Jean-Pierre Raffarin sur France 2 essaya d’asséner que l’unique cause à cette défaite avait nom « Chômage » avec ses 60 000 faillites soit 1000 faillites par semaine, l'ancien premier ministre tapa certes dur sur un gouvernement aux abois. "Les socialistes ont fait une triple erreur : ils ont cru qu'il suffisait de chasser Sarkozy pour chasser la crise. Ils sont chassé Sarkozy ; ils ont gardé la crise !" Mais il n’est pas juste non plus de vouloir taire à tout prix, dans une scandaleuse connivence, l’importance politique de La Manif Pour Tous, le crucial de ces sujets de société qui ont clivé la France et qui continueront à la cliver si les politiques et les médias persistent à en taire l’importance. Seul Bruno Le Maire l'a reconnu hier soir et encore à demi-mot.


Épouvantables faillites, explosion du chômage, oui bien sûr, mais également mariage pour tous, adoption plénière par les couples de même sexe, timbre à l’effigie d’une Femen, vandalisme de grands lieux de culte comme Notre-Dame ou le Sacré-Cœur, théorie du genre à l’école et ABCD de l’égalité, réforme Peillon, euthanasie ou suicide assisté... et frasques présidentielles inconvenantes. Trop c'est trop ! Qu’on se le tienne pour dit : le changement de civilisation voulu par une gauche donneuse de leçons a scandalisé. Bref, les raisons de mécontentements sociétaux bouillonnent dans une proportion très grave : jusqu’au travail le dimanche que la gauche n'avait jamais prôné mais que le pacte de responsabilité veut malgré tout malmener.

 

Le remaniement : une réponse inadéquate


La parade du remaniement paraît donc une réponse mince face au tremblement de terre d’hier et que les répliques à venir vont amplifier. L'expliquer du seul point de vue économique creuse une fausse route coupable. Un geste fort sur les sujets sociétaux et notamment sur la Loi Taubira comme sur celle à venir de l’euthanasie permettrait une petite accalmie, un retour au calme sans doute passager mais aussi bienvenu qu’indispensable. Sinon il y a fort à parier que ces municipales de tous les dangers pour les européennes n'auront servi à rien. H.B.

 

Addendum 1er avril 2014

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : POLITIQUE
Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 12:02

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Que ce soit sur RTL, ou le site du JDD, les chroniques dévolues au dimanche restent souvent bien décevantes à l’opposé de celles du journal La Croix qui joue sa partition d’excellence avec une régularité de métronome. Admettons au passage pour les dédouanner que la faute n’en incombe pas aux journalistes mais bien à ceux qu’ils interviewent et qui n’ont pas grand-chose à dire sur ce sujet comme sur d’autres ! J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire sur ce blog. Mais cette semaine, c’est la pépite ! Erik Orsenna, habitant du côté de Paimpol ville de surcroît chère à mon cœur, a rendu à ce jour une part de ses lettres de noblesse. Décidément, le romancier sait explorer l’énigme des choses humaines et y mettre les nuances adéquates. Yann Queffelec avait répondu de manière tout aussi remarquable. Extraits.


Il n’y a aucune journée de libre, puisque j’ai un rendez-vous avec l’écriture tous les matins entre six et neuf heures, y compris le dimanche. L’avantage immense du dimanche c’est qu’il n’y a plus d’appels, il y a moins de mails, bref on est déconnectés. Le dimanche, c’est comme dans l’ancien temps où l’on était seul avec soi-même, avec ses proches, et pas avec les deux cents cinquante mille suiveurs de Facebook ! Et cette déconnexion-là est absolument délicieuse car avec cette déconnexion on peut se reconnecter avec d’autres choses notamment avec la nature. La nature, ce peut être la nature terrestre, par exemple le jardin - j’ai une passion pour le jardin, pour les arbres et les arbustes ; je les regarde ; je prends des leçons de temps en me promenant dans la terre. Vous savez il y a un mot d’un professeur de botanique : « Nous allons faire un parcours de reconnaissance ». Apprendre à nommer les plantes. Double sens du mot reconnaissance : reconnaître et dire merci.

Donc le dimanche c’est se promener dans le jardin que j’aime mais aussi sur la côte. Tout dépend de la marée. On quitte une sorte de domination sur les choses…

Réécouter Que font-ils le dimanche ? du 30-03-2014 : l'émission radio de Bernard Poirette sur RTL.fr 

Voir également "Erik orsenna : L'ambition d'autres dimanches"

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Samedi 29 mars 2014 6 29 /03 /Mars /2014 22:12

Certains ont voulu l’oublier bien vite. La répression policière dont les membres de « La Manif Pour Tous » ont été victimes n’est pas prête de s’effacer des cœurs ni des mémoires. Encore moins en une veille d’élections ! Combien de jeunes et de moins jeunes embarqués dans des bus-gav, combien à passer des nuits « rue de l’Évangile » dans le XVIIIe arrondissement sous le spécieux prétexte de vérifications d’identité ? Souvenons-nous même comment tout culmina en juin dernier avec l’arrestation et le mois de prison ferme purgé par Nicolas Bernard-Buss.


Alors quand « Le Petit Journal » s’offusque de l’opération « Reporters Sans Frontières » (1) empêchée par les forces de l'ordre mobilisées pour la visite du président chinois, nous trouvons la situation cocasse. Voilà nos journalistes de Canal Plus étrangement choqués et zélés. Or, l’ONG « Reporters Sans frontières » n’a pas été traitée autrement que la « Manif pour tous ». Si à l’époque « Le Petit Journal » avait fait son travail, Yann Barthès ne serait pas étonné aujourd'hui : il saurait depuis un an que le gouvernement actuel est bien socialiste. H.B.

(1) On remarquera à 1', derrière Christophe Deloire, des jeunes avec tee-shirt !

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : LOI TAUBIRA, MARIAGE, PMA, GPA
Jeudi 27 mars 2014 4 27 /03 /Mars /2014 10:00

Les décrets de 1950 organisant la fonction d'enseignant vont donc être abrogés aujourd'hui, dans l'indifférence générale. On "dépoussière" la fonction ! Quel moderne mot d'ordre ! Le Nouvel Obs s'en félicite et se réjouit même de syndicats prompts à signer une décision idéologique imposée par la rue de Grenelle à quelques jours d'un remaniement ministériel. Peu de professeurs et de chefs d'établissement sont au courant de ce qui se trame dans leur dos, des contre-feux étant allumés à de nombreux niveaux. Plusieurs de mes courriers et de mes questions restent à ce jour bizarrement sans réponse. Particulièrement juste en tout cas le communiqué de l'AG tenue le 18 mars au lycée Henri IV. Le syndicat chrétien vers lequel je me suis tournée n'a, quant à lui, rien en ligne sur son site. À preuve, les sujets "à la une" ! Décrets 1950 ? RIP !

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Addendum 13h55

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉDUCATION
Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 17:18

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Après le conflit avec les prépas, au tour du secondaire ! Le 27 mars aura lieu le vote concernant la modification du statut des enseignants. La fonction sera notamment redéfinie en limitant l'enseignement à une tâche parmi d'autres missions dont la définition reste cependant très floue. Ces missions viendront bien sûr s'ajouter au service sans rémunération supplémentaire ni décharge.

Il s'agit donc dans les quelques jours qui nous séparent du 27 mars de déclencher l’offensive contre l’abandon des Décrets de 1950 qui encadrent la profession. Pour cela une pétition est en ligne.
http://www.petitions24.net/non_a_labrogation_des_decrets_de_1950

 

Paradoxalement et contre toute attente, Vincent Peillon est en train de donner une leçon de libéralisme à la droite : faire accepter aux syndicats et aux salariés médusés une augmentation du temps de travail sans aucune augmentation salariale... H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉDUCATION
Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 16:31

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Les Assises nationales des patrons chrétiens, "Décideurs en vérité, se déroulaient ce week-end à Nantes. Alors que le président du Medef disait « sa foi dans l'économie » et que la question du travail le dimanche était soulevée, Robert Leblanc, président national des Entrepreneurs et décideurs chrétiens, n’a pas laissé la main à Pierre Gattaz comme le rapporte Ouest-France :


« Le parterre devant vous aujourd'hui est peu acquis à cette cause-là. Oui pour une plus grande liberté dans les horaires, mais non au travail le dimanche. Un jour qui ne doit pas être travaillé pour pratiquer sa foi pour les chrétiens ou se retrouver en famille pour les autres. »


Pierre Gattaz a alors invité les dirigeants chrétiens, poursuit le grand quotidien régional, à bien « infiltrer les rangs du Medef pour faire valoir leurs valeurs. Notre mouvement n'est fort que par la richesse de la diversité de ses membres ».


Et nous, à la faveur de cet événement emblématique, nous osons demander à Pierre Gattaz si, sur cette question précise du principe du repos dominical, il a répondu à la lettre d’Étienne Neuville, Vice-président du Collectif des amis du dimanche… J’ai comme l’impression que le numéro un du Medef submergé par les dossier a zappé… Bonne occasion donc de nous rappeler à son bon souvenir. Nous attendons sa lettre de réponse avec impatience ! H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Vendredi 21 mars 2014 5 21 /03 /Mars /2014 10:20

CCF détail 2 (2)

Dans le cadre de ses conférences de carême, le Centre culturel de Franklin recevait jeudi 20 mars le père Luc de Bellescize. "À quoi bon la messe ?" telle était la question de cette soirée introduite par Marie-Christine Ory-Lavollée, directrice du CCF. Dans une méditation forte, le père Luc s'est interrogé sur notre rapport à un "temps blessé", s'est demandé si, plongés "dans une culture du divertissement, dans une jouissance sensible érigée en absolu, culture du bien-être devenue idole de réussite" nous n'étions pas comme des Sisyphe "affairés sans rien faire" roulant sans cesse notre "rocher dans le non-sens d'un temps indéfini" ; si nous n'étions pas entrés dans une "culture de mort", culture qui n'assume plus le "recueil du temps et qui ne le porte plus dans l'espérance de l'Éternel". Extrait ci-dessous à propos du jour du sabbat "qui arrache nos jours à leur fugacité".

 

La vie conduit au port de l’éternité

Pourquoi aller à la messe ? ... pour habiter le temps qui passe. Non pas le cueillir … mais pour recueillir la mémoire des jours qui passent et pour les porter dans le jour qui ne passe pas.

« Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier, dit le Seigneur. Pendant six jours tu travailleras, mais le septième jour est un jour de sabbat pour le Seigneur ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre et tout ce qu’ils contiennent. Mais le septième jour il s’est reposé. Voilà pourquoi le Seigneur a béni le jour du Sabbat et l’a consacré.

Quelle est l’ancre du temps qui passe ? Est-ce que le temps est la montre molle des tableaux de Dali qui coule sans cesse comme sous le pont Mirabeau coulent la Seine et mes amours ? Faut-il qu’il m’en souvienne ? Le temps est-il celui de l’horloge au tic-tac implacable qui fait de notre vie une course contre la montre, une fuite contre la mort ?

Le texte de l'intervention ici

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Jeudi 20 mars 2014 4 20 /03 /Mars /2014 09:53

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Ci-dessous, éditorial de Pascal Balmand.

En poste depuis la rentrée dernière, le secrétaire général de l'enseignement catholique précise une position qu'il avait eu l'occasion d'aborder en octobre 2013 sur Radio Notre-Dame (curseur à 19:17).

 

***


« Dans la conversion et le calme [est] votre salut, dans la sérénité et la confiance [est] votre force » (Isaïe, 30,15)


La collaboration confiante entre école et famille au sein de la communauté éducative doit protéger les élèves de toute instrumentalisation.


Depuis 2011, la question de l’éventuelle introduction dans les programmes scolaires de ce que d’aucuns appellent désormais la « théorie du genre » fait l’objet d’une mobilisation qui s’est accrue ces derniers mois. Pour notre part, nous considérons que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est pourquoi nous nous efforçons de promouvoir une collaboration confiante entre les familles et l’école. Pour cette même raison, nous sommes opposés à toute instrumentalisation des enfants et des jeunes, aussi bien par l’institution scolaire que par qui que ce soit.


La défense de l’égale dignité de toute personne humaine et le respect de l’altérité conduisent à refuser tout recours idéologique à une « théorie » du genre.


Nous sommes habités par une vision chrétienne de la personne humaine, fondée sur l’égale dignité de tous, hommes et femmes. À ce titre, nous nous engageons dans une éducation au respect, à la fraternité et à l’amour, comme dans la lutte contre toute forme de discrimination, dès lors qu’elle s’inscrit dans une prise en compte de l’altérité. C’est pourquoi nous n’adhérons pas aux approches qui, en occultant toute forme de différenciation sexuée, transforment les études sur le genre en une idéologie. Du point de vue de la raison, ces approches doivent être soumises à la démarche scientifique comme à l’interrogation anthropologique et éthique. Elles n’ont donc pas à trouver place à l’école en tant que pré- supposé incontestable, et encore moins en tant que « norme » à diffuser ou à imposer.


Notre projet éducatif est mis en œuvre, dans les établissements, par des équipes responsables.


À cet égard, c’est aux enseignants et éducateurs de nos établissements qu’incombe, sous l’autorité du chef d’établissement, la responsabilité de ce qui est transmis à nos enfants. Une responsabilité que, dans le cadre du projet de l’établissement, ils sont appelés à exercer en conscience, forts de leur expérience, de leurs compétences et de leur déontologie. Nous leur devons, collectivement, respect et confiance.


L’éducation à la relation s’impose plus que jamais.


Depuis de nombreuses années, l’enseignement catholique a pris une part active à la lutte contre les préjugés et discriminations de toute nature, au nom de l’égale dignité entre les personnes. Il entend poursuivre ses efforts en ce sens, selon des modalités cohérentes avec son projet d’éducation (1), et dans le respect des responsabilités de chacun, à commencer par celles des parents. Concrètement, nous devons donc veiller à ce qui se travaille, dans nos établissements, en matière d’éducation affective, relationnelle et sexuelle (2). Sur ce terrain, nous avons sans doute encore à progresser. Et c’est bien notre mission éducative qui nous y appelle : parce que tout être humain est un être de relation, l’éducation à la relation fait partie intégrante de notre projet.


Cette attention est à assumer rationnellement et sereinement.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉDUCATION
Mercredi 19 mars 2014 3 19 /03 /Mars /2014 17:36

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L’odieux attentat en lettres rouges et noires perpétré contre la Basilique du Sacré-Cœur ce matin n’est pas un hasard. C’est bien sûr en raison de son rayonnement puissant, culturel et spirituel, que ce haut lieu touristique de Paris attire aussi les foudres des fêlés de la laïcité. Nous avions déjà réagi sur ce blog aux propos insensés d’Ian Brossat, soutien d’Anne Hidalgo dans la course à la Mairie de Paris. Notre inquiétude grandit aujourd’hui à la nouvelle d’un acte qui heurte profondément la liberté de conscience des chrétiens par la montée en puissance qu’il signifie et l’impunité dont il risque de faire l’objet une fois de plus.


Des tags, on en voit certes tous les jours. Ils sont d’ailleurs en augmentation constante et révèlent une sécurité de plus en plus défaillante qui se moque des biens comme des personnes. Il n’est qu’à prendre le métro aérien pour se rendre compte des dégradations en cours, stations de métro rénovées aussitôt dégradées, murs d’immeubles, vitrines et pas de porte de commerçants.

 

Mais les inscriptions, sur la porte de la Basilique et sur son sol, vont évidemment plus loin que de simples tags. Elles sont là pour agresser, pour provoquer, pour déclarer la guerre aux chrétiens. À preuve, trois d’entre elles particulièrement explicites : "FEU AUX CHAPELLES", "NI DIEU NI MAITRE NI ETAT" "A BAS DIEU". Sans doute ont-ils bien compris, ces agresseurs de la saint Joseph, que le supposé danger venait bien de ce centre battant du catholicisme. En cela, dans un regard de foi, nous pouvons affirmer qu’ils ont raison. Lieu dédié à la miséricorde divine, à l’adoration perpétuelle, jour et nuit, le Sacré-Cœur n’est pas un lieu touristique comme un autre. Le pape Jean-Paul II, lors de son voyage en 1980, n’aurait manqué cette halte pour rien au monde.

 

Si tu crois, tu verras la puissance de mon coeur !

 

« Si tu crois, tu verras la puissance de mon cœur » avait dit le Christ à sainte Marguerite lors d’une de ses  visions à Paray-Le-Monial. Tous ceux qui viennent se reposer, se ressourcer, du monde entier, ne dirigent pas leurs pas vers la Basilique de Montmartre pour la seule beauté du lieu : l’esthétique est loin de faire l’unanimité ! La beauté tout intérieure vient d’ailleurs : du cœur miséricordieux du Christ, donné à voir, donné à contempler, librement accessible à tous d’où qu’on soit. Les sources d’eaux vives y jaillissent non-stop. Quelle puissance que ce don ! Ils ne s’y sont donc pas trompés, nos vandales ! La puissance de ce cœur et la victoire qu'il promet leur fait peur.

 

Car quand les chrétiens deviennent moins nombreux, quand la foi s’amenuise, quand la doctrine se gauchit, il reste contre toute espérance le trésor du Sacré-Cœur d’où tout peut jaillir encore et encore, le cœur de l'Agneau blessé qui a tant aimé les hommes, rendant leur cœur semblable au sien, plus renouvelé que jamais. Y est contenue toute la vocation si grande de la France, vocation dont on commence depuis le printemps dernier à voir fleurir de fragiles bourgeons.

 

Ils ont donc, contre tout respect de l'autre, cherché à entrer dans cette enceinte sacrée, outrageant "les invités au festin des noces de l'Agneau", refusant pour eux-mêmes l'invitation large. Qu'ils craignent alors de se voir dire comme à la fin de l'Apocalypse par le Juge qui vient : "Dehors les chiens, les sorciers, les impurs, les assassins, les idolâtres et tous ceux qui se plaisent à faire le mal !" H.B.

 

Communiqué de presse du ministère de l'Intérieur ici.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Mardi 18 mars 2014 2 18 /03 /Mars /2014 10:29

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Reçu ce jour. communiqué du snfolc en date du 17 mars. H.B.

 

18 mars : grève interprofessionnelle et manifestations contre le pacte d'austérité Ce 18 mars nous sommes en grève, à l’appel des confédérations Force Ouvrière et de la CGT,  de la FSU et de SUD. Nous sommes en grève et nous manifestons pour faire entendre nos revendications pour l'augmentation des salaires, pour les postes nécessaires pour le service public, pour la défense de notre statut national, pour le maintien des cotisations patronales familiales et la défense de la Sécurité Sociale.


27 mars : le ministre V. Peillon présente au Comité Technique Ministériel des projets de décrets bouleversant les obligations de service et les missions des professeurs. 

Les organisations syndicales qui y siègent (FO, FSU, CGT, UNSA, CFDT, SUD) devront émettre un avis sur ces textes : Force Ouvrière votera contre !


8 raisons de voter contre le projet Peillon

1- Temps de présence allongé. Sous prétexte de codifier trois types de missions (d'enseignement, liées à l'enseignement, complémentaires à l'enseignement,) le temps de travail des professeurs sera défini dans le cadre annualisé de la « réglementation générale de la fonction publique », soit 1607 heures!

La référence à des maxima hebdomadaires d'heures d'enseignement ne constitue donc aucunement la garantie indispensable: cela implique que notre temps de présence pourra être allongé sans rémunération supplémentaire! Le ministre veut imposer la pré-rentrée le 29 août...Demain au nom des 1607 heures, pourquoi ne pas nous faire rentrer encore plus tôt ?

2- Perte de garanties nationales, perte de liberté pédagogique

Notre liberté pédagogique s'inscrirait désormais statutairement « dans le cadre du projet d'établissement » : aucun ministre n'avait osé inscrire cela dans notre statut !

C'est la réunionite permanente sans qu'on puisse s'y opposer, ce que nous faisions volontairement deviendrait obligatoire.

3- Perte de rémunérations pour beaucoup

Les décharges statutaires sont presque toutes supprimées, il faudra 10 heures en première terminale pour  obtenir une heure de « première chaire », les heures en BTS et CPGE ne comptent plus.

4- Individualisation d'une partie des rémunérations

Les indemnités pour missions complémentaires (sur enveloppe fermée, de 600 ou 1200 euros selon les propos du ministre, moins que la première HSA, 1846,41€ pour un agrégé, 1291,21€ pour un certifié) seront présentées au CA  et attribuées sur la base d'une lettre de mission individuelle attribuée par le chef d'établissement !

5. Isolement des professeurs de CPGE pour mette en place un statut spécifique, diminuer leurs rémunérations et préparer le transfert à l'université des CPGE

6- Rapprochement entre les corps pour préparer l'école du socle de compétences

Aujourd'hui les PLP et les certifiés auraient les mêmes missions, et donc demain pourront être indifféremment affectés en LP, collège, lycée.  Le ministre veut nous imposer de nous soumettre au conseil écoles-collège, et  dit ouvertement vouloir rapprocher le corps des certifiés des professeurs des écoles. C'est la marche au corps unique !

Nous voterons contre parce qu'on n'y trouve pas nos revendications !

7- Aucune revalorisation des salaires et des carrières.

8- Aucune amélioration de nos conditions de travail. La rentrée 2014 est planifiée pour conduire à de nouvelles dégradations : les moyens alloués sont loin de compenser la hausse démographique. Les réformes contestées sont toutes maintenues : lycée, évaluation en cours d'année en langues, STI, livret de compétences...

Ce projet ne doit pas voir le jour !

Ce projet s'inscrit à 100% dans la politique d'austérité et de territorialisation de l'école.

On entend dire que nos droits seraient confortés, voire même comblerait les lacunes des décrets de 50... alors qu'il les abrogerait purement et simplement !

Il s'agit du sort de 400 000 enseignants du secondaire.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉDUCATION
Dimanche 16 mars 2014 7 16 /03 /Mars /2014 17:39

Pourquoi faut-il que notre pseudo-droite représentée par NKM aux Municipales à Paris la semaine prochaine n'ait pas, concernant le sujet du travail le dimanche comme sur d'autres sujets, les yeux en face des trous ? Car il faut bien l'avouer, c'est Anne Hidalgo qui a raison à la fin de cette petite vidéo ! Hélas, aurais-je envie de dire !... H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Vendredi 14 mars 2014 5 14 /03 /Mars /2014 18:01

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« C’était une de ces solennités sur lesquelles, pendant un long temps, comptent les saltimbanques, les faiseurs de tours, les montreurs d’animaux et les boutiquiers ambulants, pour compenser les mauvais temps de l’année.

 

En ces jours-là, il me semble que le peuple oublie tout, la douleur et le travail ; il devient pareil aux enfants. Pour les petits c’est un jour de congé, c’est l’horreur de l’école renvoyée à vingt-quatre heures. Pour les grands c’est un armistice conclu avec les puissances malfaisantes de la vie, un répit dans la contention et la lutte universelles. » ...

 

Charles Baudelaire, Spleen de Paris, "Le vieux saltimbanque", extrait.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Mercredi 12 mars 2014 3 12 /03 /Mars /2014 20:20

 

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Le décret-bricolage du 31 décembre, autorisant l'ouverture des magasins de bricolage le dimanche, promulgué en pleine trêve de Noël, avait été heureusement attaqué, on s'en souvient, par certains syndicats. Le Conseil d'État l'avait alors suspendu. Faisant fi de cette suspension et faisant croire également qu'il ne s'agissait que d'un simple vice de forme, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui peine à faire avancer le pacte de responsabilité, semble voir dans le travail le dimanche une aubaine et a donc réécrit dans l'urgence le décret. Mais les mêmes causes ayant les mêmes effets, les syndicats sont à nouveau devant les tribunaux. Le Conseil d'État saisi vient de répondre et entendra la demande de suspension du nouveau décret bricolage déposée par les syndicats le 7 avril à 10h. Après les élections donc. 


Une fois de plus, l'intersyndicale Clic-P monte au créneau avec compétence et détermination, jamais épuisée. Rappelons pour ceux qui seraient un peu perdus dans un feuilleton ubuesque que les magasins de bricolage ne font pas partie des secteurs autorisés à déroger au repos dominical - soit au repos hebdomadaire donné le dimanche. Ils ont beau hurler à l'injustice quand les magasins d'ameublement et de jardinerie sont ouverts le dimanche, ils ont du mal à faire valoir leurs vues. Et pour cause ! Tout le mal vient d'un cheval de Troie, de l'amendement Debré voté de nuit au Sénat dans la loi de la consommation Châtel, amendement inique autorisant, contre toute raison et tout principe, les magasins de meubles et de jardinerie à ouvrir le dimanche. Cet amendement entache ainsi toute la loi et aurait dû conduire à l'annulation pure et simple de la loi tout entière.

 

Oserons-nous redire sans lasser ce que nous avons déjà écrit ? Pour faire cesser cet imbroglio, une seule chose, supprimer l'amendement Debré. Il n'y aura alors plus de problème pour obliger les magasins de bricolage à fermer le dimanche. H.B.

 

***

Lire sur le site de La Croix "Le décret sur le travail le dimanche à nouveau devant les tribunaux"

 


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 16:29
Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 12:29

Hier samedi 8 mars, journée internationale de la femme, ont été présentés les dix principes et trente-huit propositions issus du Grenelle de la famille organisé par La Manif Pour Tous. La préparation d'une Loi-cadre avait effectivement été annoncée par Ludovine de La Rochère lors de la manifestation de Versailles en décembre dernier. La réunion présentant les conclusions de ce Grenelle à la Maison de la Mutualité à Paris - devant plus d'un millier de personnes - fut absolument remarquable d'intelligence, de professionnalisme, d'élégance esthétique. Toutes les interventions sans exception, très bien calibrées, ni trop courtes ni trop longues, furent, loin des polémiques, applaudies pour leur grande expertise même si, avouons-le, la salle pouvait être çà et là un peu plus chahuteuse au nom prononcé de tel ou tel politique. L'absence de Dominique Bertinotti fut très remarquée, elle qui avait été naturellement invitée, elle qui avait sa place réservée jusqu'au tout dernier moment. Twitter nous a appris d'ailleurs très vite que le ministre de la famille avait préféré passer ses précieuses minutes auprès de Christophe Girard en campagne électorale pour le IVe arrondissement de Paris. Hautement symbolique donc que cette présence auprès du premier élu homosexuel marié en ce jour de réunion du Grenelle de la Famille. Nul doute que les Parisiens s'en souviendront dans quinze jours comme peut-être même le Président de la république au prochain remaniement. En tout cas espérons-le !

 

Nous retiendrons bien sûr, puisque ce blog est particulièrement dédié au sujet du repos dominical, l'intervention audacieuse de Charles Beigbeder. Invité à intervenir sur la politique fiscale du gouvernement, la tête de liste de Paris Libéré, candidat à la Mairie de Paris dans le VIIIe arrondissement, a dit ses préoccupations à propos de la casse du lien de l'entreprise avec la politique familiale nationale - allocations familiales, quotient familial, temps partiel - mais aussi son amour d'une France qui n'est pas un pays comme un autre. Dans un moment assez grave, Charles Beigbeder rappelle l'héritage des générations qui ont fait ce pays craignant, entre autres déconstructions, que ne se fragilise le principe de l'interdiction du travail le dimanche en France. Au moment où la gauche se renie, voilà la droite qui fait amende honorable... H.B.

 

Conclusions du Grenelle de la Famille

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : LOI TAUBIRA, MARIAGE, PMA, GPA

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Audio

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La Voix est libre, émission du 8 novembre 2010 animée par Anne Gavini. "Comment redonner sa place au dimanche". Débat avec Monseigneur Lagleize, évêque de Valence. Hélène Bodenez, professeur à Saint-Louis de Gonzague-Franklin, Monseigneur Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Par téléphone : Père Jacques Vignancour, curé de Saint Austremoine, à Issoires (Puy de Dome)


 

 

Aujourd'hui l'Eglise, émission du 19 novembre 2008, animée par Elodie Chapelle. "Travail le dimanche : l'Eglise a son mot à dire" Débat  avec François Asselin et Hélène Bodenez.

Publications

 

 51 Revue Rapport 03  Sexe-du-genre-Lp-55.jpg  Van-Thuan-revue-_-en-espagnol.png

- « Devoir des parents, bien de l'enfant », Francis Mouhot, Éduquer, est-ce encore possible ?, Les Idées, Revue Liberté politique, n° 60, (juin-juillet 2013), p. 157-158.

« Le Jésus de l’Histoire », À propos de Jean-Christian Petitfils, Jésus, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°56, Privat (mars 2012), p. 195-201.

- « La bataille du dimanche continue », Revue Liberté politique, IIIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 55  (décembre 2011), p. 115-119.

- « Lumière du pape », À propos de Lumière du monde, Questions disputées, Revue Liberté politique, n° 52, Privat (mars 2011), p. 155-161.

- « Le cas de l'année : la bataille du dimanche en France et en Europe  », Revue Liberté politique, IIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 50 (septembre 2010), p. 75-84.

- « La Battaglia sulla domenica in Francia », Rapporti dal Mondo, Osservatorio internazionale cardinale Van Thuan sulla dottrina sociale della chiesa, Bollettino di Dottrina sociale della Chiesa , (Anno VI 2010, numero 3, luglio-settembr), p. 87.  

  - « Le dimanche, un droit historique », À propos de Daniel Perron, Histoire du repos dominical, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°50, Privat (septembre 2010), p. 185-190.

 - « Une truculente défense du pape », À propos de Gaspard-Marie Janvier, Minutes pontificales sur le préservatif, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 49, Privat (juin 2010), p. 161-164.

- « Le dimanche, jour cardinal », Communication à la table ronde du 6 octobre 2009 "Vivement dimanche !" au Centre culturel de Franklin, Revue Liberté politique, n°. 47, Privat (décembre 2009), p. 23-31.

- « Voyage au cœur de la psychothérapie », À propos de Francis Mouhot, Le Moi et l’esprit, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 46, Privat (septembre 2009), p. 143-152.

- « Pourquoi le dimanche ? », Dossier "A Dieu, le dimanche ! Appel à la résistance des chrétiens", Revue Liberté politique, n°. 44, Privat (mars 2009), p. 107-116.

- « Benoît XVI le bâtisseur », À propos de George Weigel, Le Choix de la vérité, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 43, Privat (décembre 2008), p. 181-185.

- « Lâcher prise ou abandon spirituel », À propos de Robert Scholtus, Faut-il lâcher prise : splendeurs et misères de l’abandon spirituel, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat, (septembre 2008), p. 167-174.

- « Retrouver les chemins de l’être », Dossier Fides et Ratio 2008-1998, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat (septembre 2008), p. 153-163.

- « Les métamorphoses de Jésus ou la tentation de l’expérience directe », À propos de Frédéric Lenoir, Le Christ philosophe, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 41, Privat( juin 2008), p. 235-244.

- « Et le blog devint fléau », Éducation : questions qui fâchent, Revue Liberté politique, n°. 40, Privat (mars 2008), p. 147-157.

- « Conversion ou initiation : le presque de la foi », À propos de Jean-Claude Guillebaud, Comment je suis redevenu chrétien, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 38, Privat (septembre 2007), p. 125-131.

- « Relire La Pensée captive », À propos de Cesław Miłosz, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 32, Privat, (janvier-février 2006) p.129-141.

À lire absolument !

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Daniel Perron, Histoire du repos dominical (L'Harmattan, 2010).

 

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Gaspard-Marie Janvier, Le Dernier dimanche (Mille-et-une-nuits, 2009, Prix Mottard 2009). 

 

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Jean-François Froger, Le Maître du Shabbat (Editions Grégoriennes, 2009)

 

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Patrick Gourrier, Le dimanche, c'est sacré ! (Letheillieux, 2009)

 

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Michel Fauquier, Lettre ouverte du dernier des Français au premier des Français, (Tempora, 2009)

 

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Carte trvail dominical 
Dimanche

Fonctions sociales d'un jour à part

Noyau d'un ordre social historique

Vidéos créées pour ce blog.

Version de la vidéo en anglais

Version de la vidéo en espagnol 

Version de la vidéo en allemand

 

Dimanche

 

 

 

À Dieu, le dimanche !

H. Bodenez

 

A Dieu le dimanche !

Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens. L'argument religieux n'étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s'est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n'en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l'Église.   Acheter à La Procure

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Joseph Thouvenel a lu  À Dieu, le dimanche ! Ed. grégoriennes) Chronique Economie et société sur Radio Notre-Dame, 12 décembre 2010.

 

 

Faut-il faciliter le travail le dimanche ?

KTO

    

Pourquoi le dimanche est-il un jour chômé ?

 

 

 

L'écho des dimanches

Duo Zucchero - Fiori, paroles françaises de J.-J. Goldman, (Chocabeck, 2010).

"Dans mon village, j'ai vu le temps se poser..."


 

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L'Association pour la Fondation de Service politique réunit des hommes et des femmes engagés dans la vie politique, économique et sociale. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à ses activités : colloques, conférences, universités, soirées-rencontres, campagnes de sensibilisation. De très nombreuses personnalités ont participé à ses travaux: chefs d'entreprise, cardinaux, universitaires, hommes politiques, journalistes.

14 juin 2011

The European Sunday Alliance is a network of national Sunday Alliances, trade unions, civil society organizations and religious communities committed to raise awareness of the unique value of synchronised free time for our European societies. Sunday and, more general, decent working hours, are the focus of our campaigns. In our Founding Statement, we draw attention to aspects of life/work-balance and social cohesion that depend on a vast majority of people to have their lawful free time at the same time.

 

Lancement de l'European Sunday Alliance, le 20 juin 2011 dont sont membres, entre autres, l'AFSP, la CFTC, le CAD.

 

CCF

Le centre culturel Franklin est inspiré par la tradition jésuite et permet de créer une synergie entre la formation intellectuelle, humaine et spirituelle dispensée aux élèves à Saint-Louis de Gonzague (Paris) et une certaine forme de formation continue destinée aux adultes de la communauté éducative. Ce que de manière traditionnelle, on appelait autrefois dans les collèges de la Compagnie : « école des parents », si non « école des adultes ». Le Centre culturel Franklin est ainsi un lieu de rencontres avec des personnalités uniques, un lieu de réflexion, un lieu d'échange et de débats.

Travail décent

Un monde meilleur commence   

L'objectif principal de l'Organisation internationale du Travail (OIT) est de promouvoir l'égalité pour les femmes et les hommes, d'obtenir un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de la dignité humaine. Ce film web donne un aperçu de trois minutes de la notion de travail décent et est disponible en 25 langues (Juillet 2008).          

Le jour décent du repos hebdomadaire est le dimanche ! 

Des députés européens débattent du repos dominical
D'un côté les pour, de l'autre les contre... Où l'on voit un député européen conservateur (Sud-Est de l'Angleterre) sortir de ses gonds au seul motif que le jour de repos hebdomadaire puisse être le dimanche et pas le vendredi par exemple. Toujours les mêmes arguments : renvoyer aux lois des pays, renvoyer au "principe de subsidiarité". Rien de plus malhonnête quand on sait que la pression pour ouvrir les magasins le dimanche vient précisémenet de l'Union européenne qui a sorti de la directive du temps de travail le repos donné le dimanche, pilier d'un modèle culturel, noyau d'un ordre social historique. 

25 mars 2010
 
Robert Rochefort : travail le dimanche, une proposition contre l'emploi  
"Vous déportez le commerce vers la grande distribution et vous poussez des centaines de milliers de petits commerçants à la fermeture."

   22 février 2012
 

 

Christ du Dimanche à Biella (Italie)

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À Biella, Christ du dimanche, élément d'un triptyque, à droite d'une Vierge à l'Enfant et d'une Trinité.

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A Biella, Christ du dimanche. 

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A Biella, Christ du dimanche, détail. Photos : Hélène Bodenez.

Mandamentos da lei de Deus

Açores, Sao Miguel

Photo : Table de la Loi - Azulejos - Açores

 

Parole du Seigneur : Observez le droit, pratiquez la justice. Car mon salut approche, il vient, et ma justice va se révéler. Les étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l'amour de son nom et sont devenus ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et s'attachent fermement à mon Alliance, je les conduirai à ma montagne sainte. Je les rendrai heureux dans ma maison de prière, je ferai bon accueil, sur mon autel, à leurs holocaustes et à leurs sacrifices, car ma maison s'appellera « Maison de prière pour tous les peuples ». 

Livre d'Isaïe 56,1.6-7, Ire lecture du dimanche 17 août 2014 - 20e dimanche ordinaire. 

 

"Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré."

Livre de l'Exode, 20, 8-11, Ire lecture du dimanche 11 mars 2012 - 3e dimanche de Carême. 

 

"Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu'au temps de la domination des Perses. Ainsi s'accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu'à ce qu'elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés."

Deuxième livre des Chroniques, 36, 20-21. 

Ire lecture du dimanche 18 mars 2012 - 4e dimanche de Carême, dimanche de Laetare.

 

"Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat."

Évangile selon saint Jean, 5, 8-9. Évangile du jour – 20 mars 2012.

 

"Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait."

Évangile selon saint Luc, 13, 10-17. Évangile du jour – 29 octobre 2012.

 

"Quand arriva la fête du septième mois, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l'assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C'était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu'à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l'assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !» Les lévites calmaient tout le peuple en disant : « Cessez de pleurer, car ce jour est saint. Ne vous affligez pas ! » Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts à ceux qui n'avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances ; en effet, ils avaient compris les paroles qu'on leur avait fait entendre.

Livre de Néhémie, 8, 1-4a.5-6.8-12, lecture du jeudi 3 octobre 2013, Proclamation solennelle de la loi de Moïse.

La Résurrection du Christ

Résurrection

Photo : Résurrection - Azulejos – Nossa Senhora da Paz, Vila Franca do Campo São Miguel, Açores.

L'heure de la résurrection

"La Vierge était absolument certaine de la résurrection de son Fils puisqu'il l'avait si ouvertement prédite ; mais elle en ignorait l'heure qui, en effet, ne se trouve nulle part déterminée. Elle passa donc la nuit du Grand Samedi, qui lui parut bien longue, à réfléchir sur l'heure possible de la résurrection. Sachant que David a, plus que les autres Prophètes, parlé de la Passion du Christ, elle parcourut le psautier, mais n'y trouva nulle indication de l'heure. Cependant, au psaume 56, David, parlant en la personne du Père à son Fils, dit : « Eveille-toi, ma gloire, éveille-toi ma harpe et ma cithare. » Et le Fils répondit « Je m'éveillerai à l'aurore... » Quand la Vierge Marie sut l'heure de la résurrection, je vous laisse penser avec quel empressement elle se leva pour voir si l'aurore venait. Elle constata que non et acheva le psautier. Puis elle voulut s'assurer si d'autres Prophètes n'avaient pas mentionné l'heure de la résurrection et elle trouva au chapitre six d'Osée ce texte : « Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. Appliquons-nous à connaître le Seigneur, sa venue est certaine comme l'aurore. » La Vierge se leva et dit : « Ces témoins de l'heure où mon Fils doit ressusciter me suffisent...» puis elle regarda par la fenêtre et vit que l'aurore commençait à poindre. Sa joie fut grande : « Mon Fils va ressusciter », dit-elle. Puis, fléchissant les genoux, elle pria « Réveille-toi, sois devant moi et regarde, et toi, Seigneur Dieu Sabaoth, réveille-toi.» Et, aussitôt, le Christ lui envoya l'ange Gabriel disant : « Toi qui as annoncé à ma Mère l'incarnation du Verbe, annonce-lui sa résurrection. » Aussitôt l'Ange vola vers la Vierge et lui dit « Reine du ciel, réjouis-toi, car celui que tu as mérité de porter dans ton sein est ressuscité comme il l'a dit. » Et le Christ salua sa Mère en disant : « La paix soit avec toi... » Et Marie dit à son Fils : « Jusqu'ici, mon Fils, je rendais mon culte le samedi, pour honorer le saint repos après la création du monde ; désormais, ce sera le dimanche, en mémoire de ta résurrection, de ton repos et de ta gloire." Et le Christ approuva."

Saint Vincent Ferrier

Dominicain espagnol (1357-1418)

Cité par le site Une Minute avec Marie les 22 et 23 mars 2012.

 


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Photo H.B. : détail de la statue de Notre-Dame de La Salette, là où la Vierge Marie pleure...  

Lekha Dodi, la fiancée Shabbat, et Notre Dame de La Salette

 

En tant que Juif, j'étais frappé et profondément ému quand j'ai lu les mots de Marie à La Salette : « Je vous ai donné six jours pour travailler dur, le septième je l'ai gardé pour moi-même ». Dans une perspective juive, il est très naturel, presque inévitable d'associer Marie avec le 7e jour, le sabbat. Dans la tradition juive le Shabbat est vu comme une épouse, sous le nom de la "reine du Shabbat". C'est l'anti-chambre du Royaume Messianique, une sorte d'avant-goût de ce qui est à venir. [L'auteur offre comme explication une libre traduction du « Lekha Dodi », qui est un chant juif traditionnel chanté le soir du Shabbat. Dieu invite Israël, le bien-aimé (Dodi), à accueillir le shabbat personnifié au féminin (la reine Shabbat).]

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Venez, saluons tous Shabbat, la Reine suprême. Source des bénédictions dans toutes les régions du monde, ointe et régnante depuis les temps les plus reculée, dans la pensée elle a précédé les six jours de la Création.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

  

Lève-toi et secoue la poussière de la terre. Revêts-toi de glorieux vêtements qui font voir ta valeur. Le Messie nous conduira tous bientôt vers la nouvelle naissance. Mon âme ressent maintenant les chauds rayons de la rédemption.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Réveille-toi et lève-toi afin de saluer la nouvelle lumière, car dans ton rayonnement le monde sera éclairé. Chante, car les ténèbres ont disparu de notre regard. Le Seigneur manifeste à travers toi sa Gloire.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Alors tes destructeurs seront eux-mêmes détruits. Les ravageurs au loin vont vivre dans le vide. Ton Dieu alors te célébrera dans l'excès de joie, comme un fiancé rencontrant le regard de sa fiancée.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

[Tout le monde se lève et se tourne vers l'entrée en saluant symboliquement la fiancée Shabbat]

 

Viens en paix, ami de l'âme, doux dons du Seigneur, saluée avec joie et adorée autant par des chants, Parmi le peuple de Dieu en accord dans la foi. Viens, Fiancée Shabbat, viens la couronne des jours,

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

   

Presque tous ces mots pourraient être chantés en l'honneur de la Reine du Ciel, la Reine de La Salette, bienheureuse Vierge Marie !

Roy Schoeman

Analysé par Mgr Dubost ici et cité par le site Une Minute avec Marie le 10 juin 2012, jour de la Fête-Dieu en France.

 

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Dimanche, si loin si proche de la semaine prochaine

Volo, En Attendant (2009) 


 
 
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