Le blog d'Hélène Bodenez 

 

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Jeudi 29 mai 2014 4 29 /05 /Mai /2014 10:40

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Lu sur le site de croire.com à propos de la fête de l'Ascension, l'une des quatre fêtes dites d'obligation en France. En Italie l'Ascension n'est pas jour férié, en Pologne non plus quand la fête du Corpus Christi l'est. Extrait :

Très rapidement, cette fête a connu une très grande importance. En France, lors du concordat signé entre Bonaparte et le pape Pie VII, l'Ascension est restée l'une des quatre fêtes d'obligation avec Noël, l'Assomption et la Toussaint. C'est-à-dire que même si ces jours ne tombent pas un dimanche, ils sont des jours chômés comme le dimanche. Aucun travail ces jours-là, mais grande fête et célébration dans les églises !

Cette obligation légale de jour chômé a été maintenue en 1905 lors de la renégociation des relations entre l’État français et l’Église catholique. C'est pourquoi, encore aujourd'hui, le jeudi de l'Ascension est férié !

Photo : H.B.

Ciel de Lourdes, 27 octobre 2012, (rassemblement des établissements scolaires jésuites).

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Lundi 26 mai 2014 1 26 /05 /Mai /2014 13:27

Il y a tout juste un an ! Ces millions de manifestants de La Manif Pour Tous méprisés, niés, humiliés mais libres !

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : POLITIQUE
Lundi 26 mai 2014 1 26 /05 /Mai /2014 12:41

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« La France FN » titre donc Libération au lendemain des élections européennes qui voit le parti de Marine Le Pen à 26 % avec un taux d'abstention énorme quoique en baisse. « La France FN », en croix noire. « La France FN », encadré de deux étoiles jaunes. Est-ce imaginatif de ma part de voir dans cette croix noire une compromission chrétienne à un antisémitisme rampant dont les deux étoiles jaunes seraient les symboles ? Ça tombe mal quand on connaît l’origine de ces étoiles d'or dans le drapeau européen. Ça tombe mal en ce jour où le pape fait mémoire de la Shoah au mémorial de Yad Vashem. Une fois de plus, le journal libéro-libertaire, en perte de vitesse, fait de la provocation son fond de commerce, est prêt à tous les amalgames et à tous les mensonges pour faire le buzz. 26% de 43% de votants, est-ce la France ? La France FN, la France antisémite ? Non évidemment... Choquée. H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : CINÉMA, MEDIAS, THÉÂTRE, MUSIQUE, PHOTOS
Lundi 26 mai 2014 1 26 /05 /Mai /2014 10:50

Le pape François, au mémorial de Yad Vashem, dans la "tente de la Mémoire", a été invité à prononcer un discours et à signer le livre d'or. Après un long silence, voici la méditation que le souverain pontife, visage souffrant, a fait monter. Curseur sur la vidéo ci-dessous à 21:51. On notera à la fin la reprise de "Jamais plus" empruntée à la fameuse expression de Paul VI lors de son discours à l'ONU, Paul VI béatifié en octobre prochain.

‘‘Adam, où es-tu ?’’ (cf. Gn 3, 9).
Où es-tu, homme? Où es-tu passé ?
En ce lieu, mémorial de la Shoah, nous entendons résonner cette question de Dieu : ‘‘Adam, où es-tu ?’’.
En cette question il y a toute la douleur du Père qui a perdu son fils.
Le Père connaissait le risque de la liberté ; il savait que le fils aurait pu se perdre…mais peut-être, pas même le Père ne pouvait imaginer une telle chute, un tel abîme !
Ce cri : ‘‘Où te trouves-tu ?’’, ici, en face de la tragédie incommensurable de l’Holocauste, résonne comme une voix qui se perd dans un abîme sans fond…


Homme, qui es-tu ? Je ne te reconnais plus.
Qui es-tu, homme ? Qu’est-ce que tu es devenu ?
De quelle horreur as-tu été capable ?
Qu’est-ce qui t’a fait tomber si bas ?
Ce n’est pas la poussière du sol, dont tu es issu. La poussière du sol est une chose bonne, œuvre de mes mains.
Ce n’est pas l’haleine de vie que j’ai insufflée dans tes narines. Ce souffle vient de moi, c’est une chose très bonne (cf. Gn 2, 7).
Non, cet abîme ne peut pas être seulement ton œuvre, l’œuvre de tes mains, de ton cœur… Qui t’a corrompu ? Qui t’a défiguré ? Qui t’a inoculé la présomption de t’accaparer le bien et le mal ?
Qui t’a convaincu que tu étais dieu ? Non seulement tu as torturé et tué tes frères, mais encore tu les as offerts en sacrifice à toi-même, parce que tu t’es érigé en dieu.
Aujourd’hui, nous revenons écouter ici la voix de Dieu : ‘‘Adam, où es-tu ?’’.


Du sol s’élève un gémissement étouffé : Prends pitié de nous, Seigneur !
A toi, Seigneur notre Dieu, la justice, à nous le déshonneur au visage, la honte (cf. Ba 1, 15).
Un mal jamais survenu auparavant sous le ciel s’est abattu sur nous (cf. Ba 2, 2). Maintenant, Seigneur, écoute notre prière, écoute notre supplication, sauve-nous par ta miséricorde. Sauve-nous de cette monstruosité.
Seigneur tout-puissant, une âme dans l’angoisse crie vers toi. Écoute, Seigneur, prends pitié.
Nous avons péché contre toi. Tu règnes pour toujours (cf. Ba 3, 1-2).
Souviens-toi de nous dans ta miséricorde. Donne-nous la grâce d’avoir honte de ce que, comme hommes, nous avons été capables de faire, d’avoir honte de cette idolâtrie extrême, d’avoir déprécié et détruit notre chair, celle que tu as modelée à partir de la boue, celle que tu as vivifiée par ton haleine de vie.

Jamais plus, Seigneur, jamais plus !
‘‘Adam, où es-tu ?’’.
Nous voici, Seigneur, avec la honte de ce que l’homme, créé à ton image et à ta ressemblance, a été capable de faire.
Souviens-toi de nous dans ta miséricorde.

 

***

Le site officiel du mémorial

Pape François à Yad Vashem le 26 mai 2014.

Pape Benoît XVI à Yad Vashem le 11 mai 2009.

Pape Jean-Paul II à Yad Vashem le 23 mars 2000.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Dimanche 25 mai 2014 7 25 /05 /Mai /2014 12:03
Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Samedi 24 mai 2014 6 24 /05 /Mai /2014 13:42

La chronique de Catherine Nay ce samedi matin sur Europe 1 n'y est pas allée par quatre chemins et a prétendu défendre Paris démontrant avec force arguments à quel point la capitale de la France serait en "perte de vitesse". Sans doute la journaliste avait-elle raison en bien des moments de son propos mais nous est vite apparu que le raisonnement était en réalité entièrement tendu pour la chute, pour aboutir à l'interdiction du travail le dimanche (curseur à 3:13), "un péché" osa-t-elle sans vergogne. C'est beau l'inversion des valeurs ! Ce n'est donc plus contrevenir au troisième commandement qui est péché. Catherine Nay ou la grande prêtresse des nouvelles tables de la Loi... (Une erreur au passage : il est faux de dire que dans les zones touristiques les magasins ne sont pas autorisés à ouvrir le dimanche à Paris qui compte au moins sept zones touristiques. Que certains veuillent que tout Paris soit zone touristique, c'est une autre affaire !) H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Mardi 20 mai 2014 2 20 /05 /Mai /2014 10:40

Arrestation-Kerviel-Gourrier.png

Jérôme Kerviel est en prison. Trois ans ferme. Une « remise de peine possible mi 2015 » annonce la presse ce matin. Une peine alternative eût été préférable pour plus de 51% des interrogés révèle la question du Grand Soir 3 d’hier quand les détracteurs du trader parlaient d’une presse « Goliath » trop favorable à l’enfant de Pont-Labbé, lui reprochant  « son cinéma  ».


Voilà : la marche du pèlerin a pris fin à la frontière à minuit une ce 19 mai, jour de la Saint-Yves, patron des avocats, patron secondaire de la Bretagne, Yves figure si populaire de Tréguier dans les Côtes d’Armor. En quelques secondes, « l’escroc » comme l’a lancé Michel Sapin a été appréhendé laissant son soutien principal le père Patrice Gourrier très ému, la tête dans les mains. C’est lui qui endossant l’anorak rouge finira avec nombre du Comité de soutien le périple d'une rédemption amorcée.


Les spécialistes religion du Figaro et de La Croix - que ce blog apprécie par ailleurs - ont relayé l’info sur le même ton, qu’un prêtre et un évêque - en l’occurrence Mgr Di Falco et le père patrice Gourrier - ne sont pas l’Église. Nous ne le contestons pas. Mais force est de constater que lorsque La Croix dit « Rome » ou « Le Vatican », le journal ne dit pas non plus le pape… et nous sommes en droit de nous demander qui est derrière ces entités. En tout cas cela ne nous intimide nullement pour continuer à soutenir Jérôme Kerviel qui n’a d'ailleurs jamais prétendu être soutenu par l’Église tout entière même si, pour ma part, je ne trouverais pas indécent qu’il le fût.


On ne se trompe pas beaucoup, de toute façon, lorsqu’on se trouve du côté des victimes. Que mes détracteurs trouvant « inconvenant » mon alliance avec Mélenchon (sic !) ou me réduisant charitablement au rang des calotins ou des illuminés, me permettent une question : Jérôme Kerviel, est-ce lui vraiment ce Goliath dont parle la presse ? Laissez-nous en douter… Qui alors pour jouer le rôle du petit David ? Où est la fronde ? N’est-elle pas cet inoffensif rosaire béni par le pape que le Finistérien voulait rapporter à sa mère ? Mais non qu'allons-nous dire là, c'est de l'enrubannement que de dire cela !

 

Dans Tannhäuser, le pape n’a pas pardonné au pèlerin. Et il semblerait aujourd'hui que tout une part de la hiérarchie de l'Église aille donc dans ce sens, et se désolidarise également de l'encombrant trader dans un lynchage minuté où la peur de l'instrumentalisation est le maître-mot. Mais dans la vie réelle, qu’a fait, qu’a dit le pape François ? Qui peut le dire ? Dans une audience où il est si difficile de savoir à qui le pape serrera la main, où l'homme en blanc s’arrêtera en voiture, Jérôme Kerviel lui a pourtant tenu la main, lui a parlé avec son avocat plus d’une minute et demie. C’est énorme pour qui a vécu déjà une audience grosse de centaines de milliers de personnes.


Oui, bien sûr, un prêtre et un évêque ne sont pas l’Église. Mais que l’info d’une représentation de l’Église ne soutenant pas Kerviel sorte le jour de son incarcération, au moment de la solitude et de l’humiliation les plus grandes nous peine. Ce billet voudrait faire contrepoids, y ajouter un peu de compassion. H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : POLITIQUE
Lundi 19 mai 2014 1 19 /05 /Mai /2014 16:27

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Nous avons découvert grâce au film Cristeros la belle figure de José Sanchèz del Rio. Ce jeune martyr a affirmé sa foi avec un courage exceptionnel et a été béatifié par Benoît XVI en 2005. Christiane Payan a accepté une nouvelle fois pour ce blog de traduire le texte de l'homélie prononcée par le cardinal Saraiva Martins le 21 novembre 2005, disponible en espagnol seulement. H.B.

 

Messe d’action de grâces pour la béatification de José Sánchez del Río – Sahuayo (Michoacan – Mexique, lundi 21 novembre 2005)


Homélie du cardinal Saraiva Martins (traduit de l’espagnol par Christiane Payan)

 

1. « Toi, qui vis à l’abri du Très-Haut, qui demeures à l’ombre du Tout-Puissant, dis au Seigneur : Tu es mon refuge et ma forteresse » (Ps. 90,1). Le cœur rempli d’émotion pour la béatification d’hier, celle d’Anacleto González Flores et de ses compagnons martyrs, nous sommes venus aujourd’hui pour rendre grâces à Dieu pour la béatification de l’un d’entre eux, le bienheureux José Sánchez del Río, qui, à l’âge de quatorze ans et onze mois, fut jugé digne de la palme du martyre, une grâce qu’il avait lui-même demandée devant la tombe du bienheureux Anacleto. En vérité, que sont grands et merveilleux les desseins du Seigneur !


Nous venons sur le lieu même des faits, et il semble que l’espace et le temps deviennent sacrés, chargés de grâce, imprégnés du mystère de Dieu : nous avons parcouru en procession, avec les reliques du bienheureux, la distance que lui-même eut à parcourir les pieds en sang pour arriver au lieu de son martyre. Au plus profond de notre âme résonnaient ses cris juvéniles :  Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe ! Sur un chemin triomphal nous sommes arrivés à cette église paroissiale de l’Apôtre Jacques, où il fut emprisonné jusqu’à ses derniers jours et où le zèle pour la maison de Dieu lui dévora les entrailles et lui enflamma le cœur pour défendre la dignité du sanctuaire, prendre congé de ses proches, marcher d’un pied ferme et décidé à la rencontre de Jésus.

 

Un prodige de la Grâce


…D’où le bienheureux José tirait-il tant de force et de vaillance ? Comment expliquer tant de foi et d’amour pour Jésus dans une âme encore tendre et juvénile ? Le bienheureux José est un prodige de la grâce, il est la démonstration de la grandeur de sa vocation chrétienne, il est un exemple du témoignage intérieur de l’Esprit : «Puisque tu me connais et m’aime – dit le Seigneur - je te délivrerai et te mettrai à l’abri ; quand tu m’invoques, je t’écouterai, et dans tes angoisses je serai avec toi » (Ps. 90, 7-8).


2. La lecture du Livre de la Sagesse nous offre une admirable description de l’âme d’un juste, d’un saint… : la conviction que la vie de l’homme est dans les mains de Dieu, la confiance absolue dans le jugement de Dieu et non dans celui des hommes, la fidélité à toute épreuve, la certitude du triomphe final et la fécondité d’une vie qui se croyait perdue.


… Mais ce qui est admirable ici, c’est que cela s’est accompli chez un adolescent, presque encore un enfant. Comme d’autres jeunes au long de l’histoire, ce jeune homme, né ici même, baptisé ici même, martyrisé ici même, nous montre le chemin de la sainteté et nous invite à le suivre sur les pas de Jésus.


« Jamais il n’a été si facile  de gagner le Ciel », écrivait-il à sa maman … Les témoins de sa vie nous parlent de lui comme d’un garçon normal, comme les autres, qui allait à l’école et jouait avec ses camarades, qui aimait ses parents et ses proches, auxquels il resta toujours uni. Mais au-dessus de toutes les affections humaines, au-dessus de toutes les choses de ce monde…il plaçait l’amour du Christ : « J’ai été fait prisonnier – écrivait-il quatre jours avant son martyre – ; je vais mourir, mais cela ne fait rien, Maman. Il faut se résigner à la volonté de Dieu. Je meurs très content, parce que je meurs aux côtés de Notre Seigneur ». Et à l’instant même du martyre, ses dernières paroles sont des adieux quasi liturgiques, avec lesquels il paraphe l’holocauste de sa vie : «  Nous nous verrons au Ciel. Vive le Christ-Roi ! Vive Sainte Marie de Guadalupe ! ».


L'objectif de la persécution : en finir avec la foi chrétienne du peuple


3. Nous connaissons tous les difficiles circonstances historiques qui entourent le martyre du bienheureux José. Une violente et cruelle persécution se leva contre l’Église : elle avait clairement comme objectif d’en finir avec la foi chrétienne du peuple, avec l’amour pour la Vierge noire, avec tous les prêtres qu’il était possible de passer par les armes. Le fruit de ces temps de calamité était déjà en vue avec les saints canonisés par le pape Jean-Paul II et avec les bienheureux d’hier, béatifiés sur mandat du pape Benoît XVI. L’Église d’aujourd’hui au Mexique est le fruit du témoignage de nombreux martyrs, confesseurs, prêtres, religieuses et laïcs qui défendirent … leur foi avec vaillance.

……………..


4. Le pape Pie XI ne méconnaissait pas ces situations douloureuses ni l’histoire de ces glorieux martyrs mexicains. Avec émotion il écrivait : « Vénérables frères, parmi ces adolescents et ces jeunes il y en a quelques-uns – et je ne peux retenir mes larmes en y pensant – qui, tenant en mains le rosaire et acclamant le Christ-Roi, affrontèrent spontanément la mort ». Il pensait, sans doute,   à des personnes comme notre jeune bienheureux qui sut mettre en pratique la parole de Jésus : « Celui qui veut être mon disciple, qu’il me suive, pour qu’où je suis soit aussi mon serviteur ».


L’inscription sur la liste des martyrs du Christ-Roi du premier bienheureux de l’Église de Dieu qui chemine à Zamora est un don et une grâce avant tout pour le diocèse tout entier. Les saints sont des signes visibles de la présence du Seigneur Jésus jusqu’à la fin des temps et une réponse vivante au désir des hommes de voir Jésus. Le bienheureux José devra être pour tous un exemple du chemin de Jésus… : celui qui s’aime lui-même se perd, et celui qui se déteste lui-même en ce monde s’assure la vie éternelle, et il est en même temps une source d’espérance et une garantie de fruits de vie éternelle pour tous les fidèles : le sang des martyrs, en effet, est semence de chrétiens.

 

Ébloui par la cause du Christ


En premier lieu pour les familles chrétiennes : pour qu’elles soient, comme il y a encore peu de temps, des pépinières de vocations à la vie sacerdotale et consacrée, des églises domestiques où se vivent les valeurs évangéliques et les vertus chrétiennes, des centres de communion et de vie, où parents et enfants vivent unis dans le lien du mariage et les liens de l’amour et de l’affection…


Et aussi pour les jeunes, pour qu’ils soient les sentinelles du matin et les apôtres du troisième millénaire, en suivant les pas d’un camarade, sensible comme eux aux merveilles de la création, aimant la vie et ébloui par la cause du Christ. Mais surtout pour les enfants et les adolescents comme José Sánchez del Río: pour qu’ils se sentent comme lui appelés dans les rangs du Christ-Roi, choisis pour vivre plus près de lui, invités à un amour plus grand, motivés pour donner un sens à leur vie en aimant Jésus comme il nous a aimés.


5. Poursuivons notre célébration d’action de grâces inspirés par l’exclamation joyeuse de Jésus : « Je te rends grâce, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as révélé les mystères du Royaume aux gens simples». Merci pour la sainteté et la sagesse de cet adolescent, pour la confession du nom de Jésus par un si jeune chrétien, et pour le martyre si glorieux d’un fils de cette paroisse de l’apôtre Jacques et de ce diocèse de Zamora, le bienheureux José Sánchez del Río. Qu’il intercède pour nous au Ciel et que très vite nous puissions le voir canonisé ici sur la terre ! Amen.

 

***

Lire également l'encyclique Iniquis afflictisque de Pie XI sur la très dure condition du catholicisme dans les États fédérés du Mexique

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Dimanche 18 mai 2014 7 18 /05 /Mai /2014 09:56

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Bertrand Delanoé est en retraite. "Je prends deux à trois fois le métro par jour, je me balade beaucoup" avoue-t-il. Interrogé par Canal +, l'ancien maire de Paris a confié découvrir à la faveur de ses nouvelles promenades la saleté des rues de Paris et des transports en commun. C’est en effet peu de le dire comme cela. Et Europe 1 l’autre matin de creuser le sillon du scoop ! Nos journalistes convoquent alors la Ville Lumière, mettent en valeur ses touristes, ses Chinois surtout. Comment peut-on en effet laisser plus longtemps ces précieux visiteurs se balader dans l’insalubrité, pire dans l’insécurité ? D’ailleurs, cet été, des policiers chinois n’arpenteront-ils pas les rues de la Capitale pour protéger leurs compatriotes qui ne cessent de se faire dépouiller ? Rajoutons que sur une autre question leur poids semble décisif : pour eux, le gouvernement est prêt, comme l’était le gouvernement précédent, à faire main basse sur l’avancée sociale du repos dominical. Les salariés de France doivent travailler pour que les Chinois achètent le dimanche ! Il est vrai qu’ils font des dizaines de milliers de kilomètres pour acheter un rouge à lèvres chez Sephora…


Bref, on l’aura compris : si le métro et les bus deviennent subitement propres (qu’on s’attaque également aux tags !) si les biens sont enfin protégés, ce ne sera pas parce que le mécontentement des Français monte ni que des élections approchent mais parce que les Chinois débarquent… À bon entendeur… H.B.

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : POLITIQUE
Vendredi 16 mai 2014 5 16 /05 /Mai /2014 11:30

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Le box-office le classe déjà quatrième. Pas si mal pour quelque cinquante-neuf  copies quand Godzilla se classe premier avec dix fois plus de copies. Reconnaissons-le : le film a fait l'objet d'une certaine publicité dans la presse et, surprise même, sur France 2 l’autre matin, passage de la bande annonce et propos plutôt positifs. L’épopée tragique des Cristeros, produit par Saje-Production, démarre plus que bien. La christiade de ces martyrs mexicains passe enfin sur les écrans français. Aujourd’hui, ce n’est plus un coup de com, c’est devenu un véritable événement : hier soir au deuxième jour, l’UGC-Rotonde faisait salle comble.

 

De quoi est-il question ? Les lois anti-religieuses promulguées et appliquées par le président Calles déclenchent au Mexique un soulèvement sans précédent dans le pays faisant, de part et d’autre, des centaines de milliers de morts pendant de longues années. La résistance se lève, est incarnée par des figures héroïques que ni la mort ou l’indigne torture n’arrêtent, comme celle du général Enrique Gorostieta, remarquable Andi Garcia. Des femmes et des enfants prennent part au combat sous la bannière du Christ-Roi et de la Vierge de la Guadalupe. Leur cri de ralliement ? « Viva Christo Rey ! ». En cause la liberté religieuse : que les cloches puissent de nouveau sonner, les sacrements puissent être dispensés, que les enfants puissent aller au catéchisme.


Des scènes


Il est triste de voir non seulement dans Le Monde mais aussi dans La Croix le film jeté aux orties car les critiques entendent faire la peau au public plutôt qu’à la réalisation. C’est une faute lourde face à une réalisation justement parfaite : structure du scénario, choix et jeu des acteurs, images léchées. Cristeros est un film grand public avec des scènes cultes où l’émotion affleure avec justesse. Pas de pathos déplacé mais des regards, des attitudes. Retenons bien sûr l’importance de José, cet enfant si prêt au sacrifice ultime, plus mûr que bien des adultes, fruit de la mort du prêtre Christopher joué par Peter O’Toole. Il porte le film avec Gorostieta qui l’adopte et dont il est « l’inspiration », « le fils ». Tout prend sens par lui, du jet de fruit inaugural sur le prêtre à son meurtre épouvantable. C’est son parrain qui le mène au prêtre, c’est encore son parrain qui le somme d’abjurer et le condamne à mort. Que ce soit la scène des enterrements des morts de représailles, les scènes de batailles dans un cadre naturel de western splendide, le calvaire de José, l’esthétique sert l’héroïsation de l’enfant martyr. Jusqu'à la communion des coeurs - moment d'exception - concernant le cheval rare. Le film terminé, on rentre chez soi sûr qu’on ne regardera plus sa statue du Sacré-Cœur couronné, qu’on ne vivra plus la fête du Christ-Roi comme avant.


La scène du train marque également. L’ambassadeur Dwight Morrow rencontre pour des négociations des prélats représentant le Vatican. Soudain, par la fenêtre, l’horreur absolue, des pendus accrochés à des poteaux télégraphiques. L’opposition des réactions se révèle ici très fine : l’ambassadeur doit s’éclipser pour cacher son bouleversement intérieur quand les hommes d’Église imperturbables continuent à traiter la crise comme affaires courantes. Pas de prêchi prêcha, mais une scène de gestes et de regards qui en disent tellement long sur les cœurs et les lâchetés.


Pitié pour José


La lumière revenant dans la salle, le générique se déroule. Des péronnelles se mettent à piailler comme si elles venaient de voir un divertissement comme un autre. Tous partent sans voir que les photos réelles des acteurs de l'histoire défilent sous leurs yeux. Nous sommes quatre quand la dernière image s’arrête sur la photo jaunie du vrai visage de José. Sacrilège de n’être pas tous debout à honorer sa mémoire, celle que Benoît XVI a distinguée en le béatifiant le 20 novembre 2005. H.B. 

***

Voir sur la chaîne Youtube de KTO TV l'Édition spéciale Cristeros et le débat.

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : CINÉMA, MEDIAS, THÉÂTRE, MUSIQUE, PHOTOS
Jeudi 15 mai 2014 4 15 /05 /Mai /2014 01:12

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Passe d'armes hier 14 mai à l'Assemblée nationale concernant la "théorie qui n'existe pas", de la fameuse "rumeur" qu'on n'ose même plus nommer. Le député de l'Orne, Véronique Louwagie (UMP), a interpellé lors des questions aux gouvernement Benoît Hamon à propos de l'expérience nantaise chapeautée par l'éducation nationale où un lycée a invité les garçons à venir en jupe (lien officiel : http://eduscol.education.fr/experitheque/consultFicheIndex.php?idFiche=99)... Nous ne parlerons même pas du pitoyable jeu de mot autour du verbe "soulever" associé à la jupe tant il fait offense à l'école de Jules Ferry où la pudeur était de mise. Nous repensons, au passage, non sans ironie, au film La journée de la jupe interprété remarquablement par Isabelle Adjani : la problématique était précisément l'inverse de cette opération travestissement !

 

Benoît Hamon a répondu en parlant de "colportage de mensonges" et l'Express relayé vitesse grand v le démenti du rectorat. Une question cependant en direction de l'hebdomadaire : pourquoi ces deux jambes différentes sur l'image s'il n'y a pas invitation faite aux garçons de porter une jupe ? On laissera donc les lecteurs de ce blog juger sur pièces ! La Manif Pour Tous a de son côté demandé l'annulation de l'opération. H.B.

 

À ce lien sur le site de La Manif Pour Tous le dossier de presse "Ce que soulève la jupe" l'opération prévue ce 16 mai et proposée par 27 lycées, soit 7 de plus qu'en 2013.

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉDUCATION
Lundi 12 mai 2014 1 12 /05 /Mai /2014 16:43

 

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Un débat animé par Pierre MORACCHINI, depuis la Conférence des Évêques de France se déroulera mercredi prochain, mercredi 14 mai à 20h30.


Nous sommes heureux de voir la participation annoncée de Joseph Thouvenel, Vice-président de la CFTC, ardent défenseur du repos dominical si malmené en Europe (1) aux côtés d’Henri GUAINO, député UMP des Yvelines, ancien conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, de Nicolas DUPONT-AIGNAN, député-maire d'Yerres (Essonne) et président de Debout la République, de Pascal CHERKI, député PS de Paris, et de Monseigneur Bernard PODVIN, porte-parole des évêques de France.

 

Radio Notre-Dame propose de son côté à quelques jours des élections européennes un rendez-vous ce même 14 mai dès 7h30 pour une série d'émissions, de reportages, de témoignages et d'interviews autour de cette thématique. La radio chrétienne retransmettra le débat public en direct sur ses ondes.

 

***

(1) Se souvenir, comme l'a mentionné Tobias Teuscher lors de son intervention au meeting CFTC "Touche pas à mon dimanche !" (à 2:09) que c'est la Cour européenne de justice qui a aboli le principe même du dimanche comme jour hebdomadaire de repos en 1996 (arrêt C-84/94). À la suite d'une affaire portée par le Royaume-Uni devant la Cour, le dimanche n'a plus été par principe jour de repos dans les États membres. La Cour répondait à la question de savoir si la Directive du temps de travail était légitime ou pas en la matière. Concernant l'article sur le dimanche, jour de repos hebdomadaire par principe, elle écrit : "Il convient de relever que si la question de l'inclusion éventuelle du dimanche dans la période de repos hebdomadair est laissée à l'appréciation des Ètats membres, compte-tenu de la diversité du pacte culturel et religieux des États membres, il n'en demeure pas moins que le Conseil des ministres est resté en défaut d'expliquer en quoi le dimanche comme jour de repos hebdomadaire présenterait un bien plus important pour la santé et la sécurité des travailleurs qu'un autre jour de la semaine. Dans ces conditions il convient de faire droit à la demande subsidiaire du gouvernement anglais, d'amender l'article 5 de la Directive qui dit notamment que le dimanche est par principe le jour de repos hebdomadaire.

 

Aujord'hui si les magasins ouvrent le dimanche en France, c'est une conséquence de cet arrêt. C'est le législateur européen lui-même qui a mis en question la valeur culturelle du dimanche pour tous les états membres.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : POLITIQUE
Vendredi 9 mai 2014 5 09 /05 /Mai /2014 12:00

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Le cinéma Arlequin proposait mardi soir dernier une avant-première du documentaire Gaudi - Le Mystère de la Sagrada Familia. La productrice Sophie Dulac et le réalisateur étaient présents après la projection pour répondre aux questions d’une salle médusée. Les images de Stefan Haupt avaient en effet attiré une salle comble. Le projet fou d’Antoni Gaudi, génial architecte catalan transformant le projet d’une petite église expiatoire en énorme basilique, fascine de plus en plus et le rendez-vous proposé n’a pas été manqué à plus d’une semaine de la sortie officielle, le 14 mai prochain.


Le film met au cœur d’un projet unique l’inachèvement, la construction en cours qui attire trois millions de visiteurs par an. Historique, le documentaire explore les différentes péripéties auxquelles sont confrontés architectes, ouvriers, sculpteurs depuis le début de cette incroyable épopée architecturale. Les difficultés n’ont pas manqué durant plus d’un siècle et ne manquent toujours pas même si une date d’achèvement peut désormais se dessiner à l’horizon des années 2030. « Dieu n’est pas pressé » se plaisait à dire Gaudi lui-même.


Mais cela adviendra-t-il ? Les oppositions ne continuent-elles pas bizarrement alors que les soucis de financement tombent ? À côté des témoignages très précieux des premiers acteurs de l’aventure Gaudi, ces aspects-là du film nous ont marqués particulièrement. Retenons-en trois.

 

D’abord ce collectif d’architectes demandant dans un article de journal l’arrêt de la construction de la basilique. Quelle déception d’apprendre que Le Corbusier en était ! Les détracteurs s’unissent donc pour mettre en échec la construction : certains dénigrent par exemple le mélange des styles et voient dans le chantier qui prend lentement forme une sorte de « parc d’attraction » ! Les critiques ne sont pas dénuées de dépit comme le révèle par exemple la signature de Subirachs, Subirachs qui acceptera paradoxalement d’être à partir de 1987 le sculpteur de la très controversée statuaire du portail de la Passion ... de continuer le projet donc...

 

Ensuite, le forage d’un tunnel pour un train à grande vitesse passant sous la basilique tout près du portail SOS Sagrada familiade la Gloire actuellement en construction. Tout l’édifice peut s’en trouver fragilisé. Les recours juridiques sont évidemment déposés mais la ville de Barcelone fait la sourde oreille et les travaux continuent de plus bel pendant ce temps-là. Une campagne de sensibilisation a bien eu lieu avec ce SOS géant déroulé sur l’une des flèches terminées de la basilique en 2010.

 

Enfin, et c’est cela qui nous peine le plus, un certain nombre de voix s’élèvent pour que la Sagrada Familia ne soit pas un simple édifice catholique. Il faudrait que ce lieu soit « plus social et moins religieux ». D’autres émettent l’hypothèse qu’un carrefour œcuménique ouvert à toutes les religions correspondrait davantage à nos temps modernes. On reconnaît bien là les préoccupations d’une modernité empreinte de l’humanisme athée de ceux « qui ne croient pas au Ciel » avec des arguments déjà entendus en France concernant la basilique de Montmartre par exemple. « Pour qui, pour quoi » cette Sagrada Familia, quand les idoles vulgaires comme le foot par exemple traversent, si présentes, la ville ? La question est posée par Haupt dans une construction circulaire au début et à la fin du documentaire ; sa position reste finalement assez ambiguë pendant tout le film. Mais n’en déplaise aux adversaires, la basilique mineure consacrée par le pape Benoît XVI en 2010 est bien catholique.


Accompagné de la messe en si de Bach, le documentaire s’offre en tout cas comme un hymne à la beauté, un hymne aux artisans, aux ouvriers entièrement finalisés par l’œuvre à réaliser. En ce sens le témoignage d’Etsuro Sotoo prend un relief particulier. Venant du bouddhisme, ce sculpteur des anges du Portail de la Nativité a fini par se convertir au catholicisme en entrant toujours plus profondément dans le mystère de cette création hors du commun. L’admiration pour Gaudi, palpable dans les mots de celui qui ne fait qu’un avec la pierre, en a été l'un des principaux ressorts. « Là où Gaudi regardait, je devais regarder aussi »… Les mots de l’héritier le plus fidèle ? Le cœur battant du film ! H.B.


***

 

Voir également mon diaporama - Voyage février 2012 en cliquant ici.

 

Gaudi - Le Mystère de la Sagrada Familia, bande annonce. Sortie le 14 mai 2014.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : CINÉMA, MEDIAS, THÉÂTRE, MUSIQUE, PHOTOS
Jeudi 8 mai 2014 4 08 /05 /Mai /2014 14:07

Et toujours les mêmes marronniers, les mêmes reportages en ces jours fériés du joli mois de mai !  "Pensez-vous qu'il y a trop de jours fériés ?" interroge France info, "Pour Giscard, le 8 mai ne devrait plus être chômé" ou "les ponts coûtent cher à l'économie" assène Europe 1. Reconvoquée également l'idée selon laquelle on devrait réunir en un seul Mémorial Day des commémorations aussi disparates que le 14 juillet ou le 11 novembre ! Heureusement qu'il s'en trouve encore pour montrer avec force arguments l'absurdité d'une telle hypothèse. L'offensive du travail non-stop sur les avancées historiques du droit au repos - qu'il soit journalier, hebdomadaire ou annuel - a certes des alliés de poids en ces medias puissants prompts à relayer la pression continue des grandes enseignes et leur volonté de créer une nouvelle consommation, "une expérience shopping inédite". Mais leur ronron radoteur ne changera guère les constats d'évidence : les Français sont de moins en moins dupes d'une politique de petits pas qui cherche à rogner toujours plus les plages de repos, nuit, dimanche, jours fériés. Ils soupçonnent à juste titre les attitudes des pseudo-grands seigneurs mises en avant (raccompagner les salariés travaillant de nuit en taxi !), le pseudo collectif des Bricoleurs du dimanche (qui n'a évidemment rien de spontané) ; ils continuent d'apprécier un art de vivre spécifique fondé sur les rencontres personnelles, familiales, culturelles, spirituelles ; ils ne veulent certainement pas lâcher ce grand pan d'égalité, lâcher la proie pour l'ombre, travailler plus ... pour gagner moins, tomber malade, et comble de l'ironie ... payer toujours plus d'impôts. H.B.

 

***

Lire la chronique de Joseph Thouvenel sur le site de la CFTC Paris "8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, pas de fausse solidarité"

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Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Mercredi 7 mai 2014 3 07 /05 /Mai /2014 22:07
Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !

Contact H.B.

 

Condamnation à mort confirmée pour Asia Bibi

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Signez la Pétition ACAT

 


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Audio

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La Voix est libre, émission du 8 novembre 2010 animée par Anne Gavini. "Comment redonner sa place au dimanche". Débat avec Monseigneur Lagleize, évêque de Valence. Hélène Bodenez, professeur à Saint-Louis de Gonzague-Franklin, Monseigneur Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Par téléphone : Père Jacques Vignancour, curé de Saint Austremoine, à Issoires (Puy de Dome)


 

 

Aujourd'hui l'Eglise, émission du 19 novembre 2008, animée par Elodie Chapelle. "Travail le dimanche : l'Eglise a son mot à dire" Débat  avec François Asselin et Hélène Bodenez.

Publications

 

 51 Revue Rapport 03  Sexe-du-genre-Lp-55.jpg  Van-Thuan-revue-_-en-espagnol.png

- « Devoir des parents, bien de l'enfant », Francis Mouhot, Éduquer, est-ce encore possible ?, Les Idées, Revue Liberté politique, n° 60, (juin-juillet 2013), p. 157-158.

« Le Jésus de l’Histoire », À propos de Jean-Christian Petitfils, Jésus, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°56, Privat (mars 2012), p. 195-201.

- « La bataille du dimanche continue », Revue Liberté politique, IIIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 55  (décembre 2011), p. 115-119.

- « Lumière du pape », À propos de Lumière du monde, Questions disputées, Revue Liberté politique, n° 52, Privat (mars 2011), p. 155-161.

- « Le cas de l'année : la bataille du dimanche en France et en Europe  », Revue Liberté politique, IIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 50 (septembre 2010), p. 75-84.

- « La Battaglia sulla domenica in Francia », Rapporti dal Mondo, Osservatorio internazionale cardinale Van Thuan sulla dottrina sociale della chiesa, Bollettino di Dottrina sociale della Chiesa , (Anno VI 2010, numero 3, luglio-settembr), p. 87.  

  - « Le dimanche, un droit historique », À propos de Daniel Perron, Histoire du repos dominical, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°50, Privat (septembre 2010), p. 185-190.

 - « Une truculente défense du pape », À propos de Gaspard-Marie Janvier, Minutes pontificales sur le préservatif, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 49, Privat (juin 2010), p. 161-164.

- « Le dimanche, jour cardinal », Communication à la table ronde du 6 octobre 2009 "Vivement dimanche !" au Centre culturel de Franklin, Revue Liberté politique, n°. 47, Privat (décembre 2009), p. 23-31.

- « Voyage au cœur de la psychothérapie », À propos de Francis Mouhot, Le Moi et l’esprit, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 46, Privat (septembre 2009), p. 143-152.

- « Pourquoi le dimanche ? », Dossier "A Dieu, le dimanche ! Appel à la résistance des chrétiens", Revue Liberté politique, n°. 44, Privat (mars 2009), p. 107-116.

- « Benoît XVI le bâtisseur », À propos de George Weigel, Le Choix de la vérité, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 43, Privat (décembre 2008), p. 181-185.

- « Lâcher prise ou abandon spirituel », À propos de Robert Scholtus, Faut-il lâcher prise : splendeurs et misères de l’abandon spirituel, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat, (septembre 2008), p. 167-174.

- « Retrouver les chemins de l’être », Dossier Fides et Ratio 2008-1998, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat (septembre 2008), p. 153-163.

- « Les métamorphoses de Jésus ou la tentation de l’expérience directe », À propos de Frédéric Lenoir, Le Christ philosophe, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 41, Privat( juin 2008), p. 235-244.

- « Et le blog devint fléau », Éducation : questions qui fâchent, Revue Liberté politique, n°. 40, Privat (mars 2008), p. 147-157.

- « Conversion ou initiation : le presque de la foi », À propos de Jean-Claude Guillebaud, Comment je suis redevenu chrétien, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 38, Privat (septembre 2007), p. 125-131.

- « Relire La Pensée captive », À propos de Cesław Miłosz, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 32, Privat, (janvier-février 2006) p.129-141.

À lire absolument !

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Daniel Perron, Histoire du repos dominical (L'Harmattan, 2010).

 

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Gaspard-Marie Janvier, Le Dernier dimanche (Mille-et-une-nuits, 2009, Prix Mottard 2009). 

 

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Jean-François Froger, Le Maître du Shabbat (Editions Grégoriennes, 2009)

 

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Patrick Gourrier, Le dimanche, c'est sacré ! (Letheillieux, 2009)

 

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Michel Fauquier, Lettre ouverte du dernier des Français au premier des Français, (Tempora, 2009)

 

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Carte trvail dominical 
Dimanche

Fonctions sociales d'un jour à part

Noyau d'un ordre social historique

Vidéos créées pour ce blog.

Version de la vidéo en anglais

Version de la vidéo en espagnol 

Version de la vidéo en allemand

 

Dimanche

 

 

 

À Dieu, le dimanche !

H. Bodenez

 

A Dieu le dimanche !

Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens. L'argument religieux n'étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s'est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n'en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l'Église.   Acheter à La Procure

Logo-Adverbum-2-copie-1.pngLogo-EG.png  

 

Joseph Thouvenel a lu  À Dieu, le dimanche ! Ed. grégoriennes) Chronique Economie et société sur Radio Notre-Dame, 12 décembre 2010.

 

 

Faut-il faciliter le travail le dimanche ?

KTO

    

Pourquoi le dimanche est-il un jour chômé ?

 

 

 

L'écho des dimanches

Duo Zucchero - Fiori, paroles françaises de J.-J. Goldman, (Chocabeck, 2010).

"Dans mon village, j'ai vu le temps se poser..."


 

Logo-AFSP

L'Association pour la Fondation de Service politique réunit des hommes et des femmes engagés dans la vie politique, économique et sociale. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à ses activités : colloques, conférences, universités, soirées-rencontres, campagnes de sensibilisation. De très nombreuses personnalités ont participé à ses travaux: chefs d'entreprise, cardinaux, universitaires, hommes politiques, journalistes.

14 juin 2011

The European Sunday Alliance is a network of national Sunday Alliances, trade unions, civil society organizations and religious communities committed to raise awareness of the unique value of synchronised free time for our European societies. Sunday and, more general, decent working hours, are the focus of our campaigns. In our Founding Statement, we draw attention to aspects of life/work-balance and social cohesion that depend on a vast majority of people to have their lawful free time at the same time.

 

Lancement de l'European Sunday Alliance, le 20 juin 2011 dont sont membres, entre autres, l'AFSP, la CFTC, le CAD.

 

CCF

Le centre culturel Franklin est inspiré par la tradition jésuite et permet de créer une synergie entre la formation intellectuelle, humaine et spirituelle dispensée aux élèves à Saint-Louis de Gonzague (Paris) et une certaine forme de formation continue destinée aux adultes de la communauté éducative. Ce que de manière traditionnelle, on appelait autrefois dans les collèges de la Compagnie : « école des parents », si non « école des adultes ». Le Centre culturel Franklin est ainsi un lieu de rencontres avec des personnalités uniques, un lieu de réflexion, un lieu d'échange et de débats.

Travail décent

Un monde meilleur commence   

L'objectif principal de l'Organisation internationale du Travail (OIT) est de promouvoir l'égalité pour les femmes et les hommes, d'obtenir un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de la dignité humaine. Ce film web donne un aperçu de trois minutes de la notion de travail décent et est disponible en 25 langues (Juillet 2008).          

Le jour décent du repos hebdomadaire est le dimanche ! 

Des députés européens débattent du repos dominical
D'un côté les pour, de l'autre les contre... Où l'on voit un député européen conservateur (Sud-Est de l'Angleterre) sortir de ses gonds au seul motif que le jour de repos hebdomadaire puisse être le dimanche et pas le vendredi par exemple. Toujours les mêmes arguments : renvoyer aux lois des pays, renvoyer au "principe de subsidiarité". Rien de plus malhonnête quand on sait que la pression pour ouvrir les magasins le dimanche vient précisémenet de l'Union européenne qui a sorti de la directive du temps de travail le repos donné le dimanche, pilier d'un modèle culturel, noyau d'un ordre social historique. 

25 mars 2010
 
Robert Rochefort : travail le dimanche, une proposition contre l'emploi  
"Vous déportez le commerce vers la grande distribution et vous poussez des centaines de milliers de petits commerçants à la fermeture."

   22 février 2012
 

 

Christ du Dimanche à Biella (Italie)

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À Biella, Christ du dimanche, élément d'un triptyque, à droite d'une Vierge à l'Enfant et d'une Trinité.

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A Biella, Christ du dimanche. 

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A Biella, Christ du dimanche, détail. Photos : Hélène Bodenez.

Mandamentos da lei de Deus

Açores, Sao Miguel

Photo : Table de la Loi - Azulejos - Açores

 

Parole du Seigneur : Observez le droit, pratiquez la justice. Car mon salut approche, il vient, et ma justice va se révéler. Les étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l'amour de son nom et sont devenus ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et s'attachent fermement à mon Alliance, je les conduirai à ma montagne sainte. Je les rendrai heureux dans ma maison de prière, je ferai bon accueil, sur mon autel, à leurs holocaustes et à leurs sacrifices, car ma maison s'appellera « Maison de prière pour tous les peuples ». 

Livre d'Isaïe 56,1.6-7, Ire lecture du dimanche 17 août 2014 - 20e dimanche ordinaire. 

 

"Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré."

Livre de l'Exode, 20, 8-11, Ire lecture du dimanche 11 mars 2012 - 3e dimanche de Carême. 

 

"Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu'au temps de la domination des Perses. Ainsi s'accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu'à ce qu'elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés."

Deuxième livre des Chroniques, 36, 20-21. 

Ire lecture du dimanche 18 mars 2012 - 4e dimanche de Carême, dimanche de Laetare.

 

"Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat."

Évangile selon saint Jean, 5, 8-9. Évangile du jour – 20 mars 2012.

 

"Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait."

Évangile selon saint Luc, 13, 10-17. Évangile du jour – 29 octobre 2012.

 

"Quand arriva la fête du septième mois, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l'assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C'était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu'à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l'assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !» Les lévites calmaient tout le peuple en disant : « Cessez de pleurer, car ce jour est saint. Ne vous affligez pas ! » Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts à ceux qui n'avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances ; en effet, ils avaient compris les paroles qu'on leur avait fait entendre.

Livre de Néhémie, 8, 1-4a.5-6.8-12, lecture du jeudi 3 octobre 2013, Proclamation solennelle de la loi de Moïse.

La Résurrection du Christ

Résurrection

Photo : Résurrection - Azulejos – Nossa Senhora da Paz, Vila Franca do Campo São Miguel, Açores.

L'heure de la résurrection

"La Vierge était absolument certaine de la résurrection de son Fils puisqu'il l'avait si ouvertement prédite ; mais elle en ignorait l'heure qui, en effet, ne se trouve nulle part déterminée. Elle passa donc la nuit du Grand Samedi, qui lui parut bien longue, à réfléchir sur l'heure possible de la résurrection. Sachant que David a, plus que les autres Prophètes, parlé de la Passion du Christ, elle parcourut le psautier, mais n'y trouva nulle indication de l'heure. Cependant, au psaume 56, David, parlant en la personne du Père à son Fils, dit : « Eveille-toi, ma gloire, éveille-toi ma harpe et ma cithare. » Et le Fils répondit « Je m'éveillerai à l'aurore... » Quand la Vierge Marie sut l'heure de la résurrection, je vous laisse penser avec quel empressement elle se leva pour voir si l'aurore venait. Elle constata que non et acheva le psautier. Puis elle voulut s'assurer si d'autres Prophètes n'avaient pas mentionné l'heure de la résurrection et elle trouva au chapitre six d'Osée ce texte : « Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. Appliquons-nous à connaître le Seigneur, sa venue est certaine comme l'aurore. » La Vierge se leva et dit : « Ces témoins de l'heure où mon Fils doit ressusciter me suffisent...» puis elle regarda par la fenêtre et vit que l'aurore commençait à poindre. Sa joie fut grande : « Mon Fils va ressusciter », dit-elle. Puis, fléchissant les genoux, elle pria « Réveille-toi, sois devant moi et regarde, et toi, Seigneur Dieu Sabaoth, réveille-toi.» Et, aussitôt, le Christ lui envoya l'ange Gabriel disant : « Toi qui as annoncé à ma Mère l'incarnation du Verbe, annonce-lui sa résurrection. » Aussitôt l'Ange vola vers la Vierge et lui dit « Reine du ciel, réjouis-toi, car celui que tu as mérité de porter dans ton sein est ressuscité comme il l'a dit. » Et le Christ salua sa Mère en disant : « La paix soit avec toi... » Et Marie dit à son Fils : « Jusqu'ici, mon Fils, je rendais mon culte le samedi, pour honorer le saint repos après la création du monde ; désormais, ce sera le dimanche, en mémoire de ta résurrection, de ton repos et de ta gloire." Et le Christ approuva."

Saint Vincent Ferrier

Dominicain espagnol (1357-1418)

Cité par le site Une Minute avec Marie les 22 et 23 mars 2012.

 


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Photo H.B. : détail de la statue de Notre-Dame de La Salette, là où la Vierge Marie pleure...  

Lekha Dodi, la fiancée Shabbat, et Notre Dame de La Salette

 

En tant que Juif, j'étais frappé et profondément ému quand j'ai lu les mots de Marie à La Salette : « Je vous ai donné six jours pour travailler dur, le septième je l'ai gardé pour moi-même ». Dans une perspective juive, il est très naturel, presque inévitable d'associer Marie avec le 7e jour, le sabbat. Dans la tradition juive le Shabbat est vu comme une épouse, sous le nom de la "reine du Shabbat". C'est l'anti-chambre du Royaume Messianique, une sorte d'avant-goût de ce qui est à venir. [L'auteur offre comme explication une libre traduction du « Lekha Dodi », qui est un chant juif traditionnel chanté le soir du Shabbat. Dieu invite Israël, le bien-aimé (Dodi), à accueillir le shabbat personnifié au féminin (la reine Shabbat).]

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Venez, saluons tous Shabbat, la Reine suprême. Source des bénédictions dans toutes les régions du monde, ointe et régnante depuis les temps les plus reculée, dans la pensée elle a précédé les six jours de la Création.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

  

Lève-toi et secoue la poussière de la terre. Revêts-toi de glorieux vêtements qui font voir ta valeur. Le Messie nous conduira tous bientôt vers la nouvelle naissance. Mon âme ressent maintenant les chauds rayons de la rédemption.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Réveille-toi et lève-toi afin de saluer la nouvelle lumière, car dans ton rayonnement le monde sera éclairé. Chante, car les ténèbres ont disparu de notre regard. Le Seigneur manifeste à travers toi sa Gloire.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Alors tes destructeurs seront eux-mêmes détruits. Les ravageurs au loin vont vivre dans le vide. Ton Dieu alors te célébrera dans l'excès de joie, comme un fiancé rencontrant le regard de sa fiancée.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

[Tout le monde se lève et se tourne vers l'entrée en saluant symboliquement la fiancée Shabbat]

 

Viens en paix, ami de l'âme, doux dons du Seigneur, saluée avec joie et adorée autant par des chants, Parmi le peuple de Dieu en accord dans la foi. Viens, Fiancée Shabbat, viens la couronne des jours,

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

   

Presque tous ces mots pourraient être chantés en l'honneur de la Reine du Ciel, la Reine de La Salette, bienheureuse Vierge Marie !

Roy Schoeman

Analysé par Mgr Dubost ici et cité par le site Une Minute avec Marie le 10 juin 2012, jour de la Fête-Dieu en France.

 

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Dimanche, si loin si proche de la semaine prochaine

Volo, En Attendant (2009) 


 
 
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