Le blog d'Hélène Bodenez 

 

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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 10:00

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Une note pour vous engager à réécouter sur Radio Notre-Dame l'émission d'hier Ecclesia magazine d'Élodie Dambricourt. La journaliste recevait Anne-Isabelle Tollet opposée à la manifestation de soutien à Asia Bibi, organisée ce jeudi 23 octobre à 19h devant l'Ambassade du Pakistan. "Il faut crier habilement, assène le grand reporter, spécialisée depuis 2007 dans les zones sensibles comme l’Afghanistan et le Pakistan où elle a vécu trois ans. Anne-Isabelle Tollet, est co-auteur avec Asia Bibi d'un livre témoignage Blasphème, publié par Oh ! éditions en mai 2011. Les droits d'auteurs, nous apprend l'émission, sont reversés pour l'organisation de la défense d'Asia Bibi. Rappelons qu'Asia Bibi, la pakistanaise catholique accusée de blasphème et emprisonnée depuis juin 2009 a été condamnée à mort le 8 novembre 2010. Son recours en appel vient d'être rejeté le 16 octobre dernier par la Haute Cour de Lahore.


L'émission éclaircit l'affaire : Asia Bibi n'est pas d'abord condamnée parce qu’elle est chrétienne. Les musulmans vivent en effet de manière plus aiguë encore cette loi du blasphème, loi utilisée la plupart du temps pour régler des comptes. On en aurait donc trop fait d'un point de vue catholique pour Asia Bibi. Dès lors que les catholiques ont pris sa défense, les choses se sont braquées, crispées, parce que senties comme "ingérence religieuse au sein de cette république islamique". La manifestation annoncée de ce soir s'apparente de ce fait à une "récupération" contre-productive. Elle "renforce l'antagonisme chrétiens/musulmans". Le couperet tombe, fait mal à entendre : "Si l'on veut qu'Asia Bibi soit pendue dès ce soir, il faut continuer comme cela !"

 

Demander dans les formes la grâce présidentielle


La solution envisagée, propose Anne-Isabelle Tollet, c’est que la communauté internationale demande la clémence, la grâce présidentielle avec l'argumentaire suivant : Asia Bibi a été maladroite, mais cela ne mérite pas la condamnation à mort. Elle a déjà purgé une peine de prison de cinq ans dans des conditions épouvantables. La voie, c'est donc de demander la clémence pour elle. Dire au gouvernement pakistanais : Lui éviter la pendaison, ce serait faire honneur à votre pays.

 

Anne-Isabelle Tollet qui a par ailleurs écrit à Angélina Jolie et au récent Prix Nobel de la Paix Malala Yousafzai, annonce un rassemblement avec des ONG laïques au parvis des Droits de l'Homme le 29 octobre prochain. H.B.


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Réécouter l'émission : cliquer sur ce lien.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : POLITIQUE
Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 12:07

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Depuis la résurgence du débat sur le travail le dimanche, en 2008, force est de constater que ce n’est pas facile d’unir les forces d’opposition ! Souvenons-nous : le député Richard Mallié à la manœuvre pour la plus grande zone touristique d’Europe appartenait à l’UMP. Toute la droite emboîtait alors le pas à Xavier Bertrand ou à Xavier Darcos après la sénatrice Isabelle Debré qui avait cédé, une nuit dans l’hémicycle, au lobbying des magasins de meubles. Toute la droite ? Certes non, mais les « frondeurs » de droite d’alors furent peu nombreux à oser déroger aux ordres partisans. Hommage soit rendu par exemple au sénateur Lardeux qui lors du vote de l’été 2009 fut l’un des rares à dire avec force et grandeur que l’horizon du bonheur le dimanche n’était pas une promenade sous les lumières artificielles des centres commerciaux.


Depuis ce temps où, unie et vent debout, la gauche défendait le repos dominical contre la proposition de loi Mallié, la défense de ce sujet sent de plus en plus le soufre. Tenir bon sur le dossier du repos dominical comme nous le faisons depuis lors, que ce soit pour le site de Liberté politique que ce soit pour ce blog, avec les amis de la CFTC Paris et le Collectif des Amis du dimanche, n’est pas simple.


Depuis 2009, pour beaucoup, dont le raisonnement binaire pavlovien en politique laisse rêveur, défendre le repos dominical serait devenue une posture de gauche intenable. Défendre aujourd’hui ce noyau historique d’un modèle social et culturel avec, par exemple, des Martine Aubry, Gérard Filoche, Sandrine Mazetier ou Benoît Hamon serait tout bonnement impensable. Et tant pis pour la vérité des arguments avancés, ceux-là mêmes que nous nous époumonons à faire passer dans l’opinion depuis tant d’années.

 

Avant la fin de l'année


Sauf que le projet de loi pour la relance de l’activité vient à l’Assemblée avant la fin de l’année. Sauf qu’il faudra bien compter sur une opposition. Sauf que toutes les voix ne seront pas de trop, y compris celles que nous n’aurions pas voulues. Ne pas se leurrer : le gouvernement l’a compris en commençant à mettre au ban de son parti les voix discordantes.


Cette question du dimanche libre n’est ni de droite ni de gauche. Question de société transpartisane, elle réclame toute notre raison et notre courage pour l’approcher avec discernement. Les colossales puissances d’argent alliées aux énormes pouvoirs médiatiques ne sauraient nous décourager. Pas davantage les alliances politiques se recomposant à la va-vite pour le besoin qui vient. Ayons toujours ceci en mémoire de l’intervention de Joseph Thouvenel lors du rassemblement à la Bourse du travail (synthèse vidéo ci-dessous) citant Franck Margain (PCD) : « Les partisans du repos dominical sont très divers. Quelqu’un l’a écrit il y a quelque temps dans une tribune parue dans Le Monde. “ C’est encore une occasion de constater qu’il existe une ligne de partage idéologique dans le champ politique public, ligne de partage bien profonde, fondée sur une certaine vision de l’homme et de la société, et qui ne correspond pas forcément aux lignes de partage partisanes. ” »


Alors oui, nous citerons Martine Aubry dans sa récente conférence de presse, oui nous citerons Benoît Hamon, oui nous citerons même sans complexes des communistes et des cgétistes s’il le faut. Mais, nous citerons encore Franck Margain, comme Marc Le Fur et Jean-Frédéric Poisson qui semblent infléchir leur position obligée de 2009, nous saluerons un PCD uni qui ferraillera comme il l’annonce dans ses différents courriers. Personne ne sera de trop en cette fin d’année 2014.

 

Être prêt pour la nouvelle bataille âpre


C’est toute l’habileté d’un Étienne Neuville que d’avoir su rassembler au-delà des partis politiques quand il s’est agi de monter à l’assaut pour défendre le lundi de Pentecôte. Cette habileté-là, il faut la revivifier, la renforcer plus que jamais encore à l’aube de cette nouvelle bataille du dimanche qui promet d’être plus âpre qu’il y a cinq ans. Une chose est sûre : il n’est à voir que leur récent historique politique pour comprendre que ceux qui ont montré leur désaccord sur la question du repos dominical sont aujourd’hui tous ostracisés par une autre question. Logique ! H.B.

 


 

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DISCOURS du sénateur André Lardeux, 21 juilllet 2009, tribune du Sénat
"Je préfère les amateurs de vie spirituelle aux théologiens du marché !"


La parole est à M. André Lardeux.


Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, la France est décidément un pays formidable, dans lequel le vice vaut souvent mieux que la vertu, le premier étant souvent plus récompensé que la seconde. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste.) On bafoue délibérément la loi en ouvrant en toute illégalité des magasins. Ensuite, on exige que l’on modifie la loi parce que les juges vous ont sanctionnés. (Nouveaux applaudissements sur les mêmes travées.) C’est appliquer la loi de la jungle ou celle du far-ouest !


Je ne crois pas que le législateur s’honorerait en votant ce texte qui récompense la délinquance économique et sociale. Certes, on nous dit que la nouvelle mouture du texte est très édulcorée – et je ne mets pas en doute la sincérité du propos – mais, en fait, elle relève toujours de la même philosophie. Si tel n’était pas le cas, nous demander de discuter cette proposition de loi n’aurait pas de sens.


Pour moi, ce texte est la clé qui ouvre la porte à la banalisation, puis à la généralisation du travail le dimanche.

Les recettes sont connues. Il suffira de multiplier les cas particuliers et, si cela ne suffit pas, de faire comme aujourd’hui : violer la loi ! Je voterai donc résolument contre ce texte, d’autant qu’il est interdit au Sénat de le modifier.

 

Pour moi, il s’agit d’une question de principe. Ce qui est en jeu, c’est notre conception de la vie en société, à l’encontre de laquelle va ce texte. En fait, on nous propose un changement sociétal qui ne veut pas dire son nom. Certes, ce n’est pas un problème simple, mais pourquoi, au nom d’une pseudo-modernité, regarder tout par le petit bout de la lorgnette économique ? Ce n’est pas ainsi que l’on pourra répondre à la question éthique du rapport à l’argent.


Étendre l’obligation du travail le dimanche présente des avantages, pour la plupart hypothétiques, et des inconvénients, à peu près tous certains. Les termes de l’échange me paraissent particulièrement déséquilibrés. Ce n’est pas parce que 7 millions de Français environ travaillent déjà régulièrement ou occasionnellement le dimanche qu’il faut en augmenter le nombre, au contraire. Je suis donc opposé à cette proposition qui ne me paraît ni de bon sens ni respectueuse de la dignité des personnes.


Qu’on le veuille ou non, le dimanche n’est pas un jour comme les autres et j’ai au moins dix bonnes raisons de l’affirmer.


La première, c’est que c’est un acquis social qui, depuis plus de cent ans, a plutôt fait ses preuves. La loi du 13 juillet 1906, en instituant le repos dominical, mettait fin à plusieurs décennies de régression sociale. Le non-travail le dimanche a toujours pour objet le repos, mais évite aussi, me semble-t-il, l’accentuation de l’atomisation de notre société.


La deuxième est que le dimanche est favorable à la famille. En qualité de rapporteur du budget de la branche famille, cela me tient particulièrement à cœur. C’est le jour où les deux ou trois générations d’une famille peuvent se retrouver ensemble, quelles que soient les activités des uns et des autres. Les salariés qui ont de jeunes enfants seront confrontés à des problèmes de garde. Faudra-t-il payer double les assistantes maternelles qui travailleront le dimanche ? (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste.) Faudra-t-il faire doubler aussi les aides de la caisse d’allocations familiales ? De plus, que devient une famille dans laquelle chacun vit à un rythme différent ? Cela risque de déstabiliser un peu plus les familles avec le cortège de difficultés sociales qui en résultent. Or, de nombreuses études le montrent, trop de parents et d’enfants ne passent pas assez de temps ensemble.


La troisième raison est que le repos du dimanche est propice au sport, au jeu et à la vie en société. Sans la présence des parents, beaucoup d’activités du dimanche – compétitions sportives, mouvements de jeunes, activités culturelles diverses – seront difficiles à organiser et de nombreux enfants en seront exclus. Ce serait un beau progrès !


La quatrième raison est que le travail du dimanche est un leurre économique. Un gâteau partagé en sept n’est pas plus gros qu’un gâteau partagé en six. (M. Jean Desessard applaudit.) L’effet sur la consommation n’est qu’un déplacement, non un accroissement. Selon une étude de l’OSCE, ouvrir plus longtemps ne fait pas consommer plus. Ouvrir un jour supplémentaire ne permet une augmentation de l’activité que si les concurrents sont fermés au même moment. Les budgets des consommateurs n’étant pas extensibles, hélas ! surtout en ce moment, les dépenses faites le dimanche ne le seront pas les autres jours. Comme le montre l’exemple allemand, la législation sur les plages d’ouverture du commerce de détail a été assouplie en 2003 sans que cela modifie la consommation ou l’épargne des allemands. Les créations d’emplois sont incertaines alors que les suppressions de postes semblent assurées. Les commerces indépendants, notamment les plus petits d’entre eux, seront définitivement écrasés par la grande distribution. Je ne pense pas que l’objectif que nous avons les uns et les autres soit de faire disparaître les commerces de proximité.


La cinquième raison est que le travail du dimanche est un piège pour les salariés. En effet, cela conduira à la banalisation du travail le dimanche et, très probablement, à la déréglementation totale. Le salarié qui ne souhaite pas travailler le dimanche ne sera pas embauché et risquera, ensuite, d’être licencié le premier. Quoi qu’il en soit, il subira de très fortes pressions. La surrémunération de 100 % est alléchante, mais elle peut se faire au détriment de ceux qui ne travaillent pas le dimanche. Il est d’ailleurs assez surprenant que le travail le dimanche puisse être payé le double alors que la grande distribution, principal employeur des travailleurs pauvres, refuse très souvent d’accorder des augmentations, même minimes, sur le reste de la semaine. (Vifs applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG, ainsi que sur certaines travées du RDSE.) Nous venons d’en avoir une illustration récente au moins dans deux grandes agglomérations de notre pays.


Il est donc hypocrite, à mon sens, de nous dire que le travail le dimanche serait une réponse aux difficultés des travailleurs pauvres. Cela constituera par ailleurs une solide base de revendication salariale pour tous ceux qui travaillent déjà le dimanche par nécessité de service public ou pour les usages de certaines activités.


Les arguments avancés montrent bien que ce sont les plus fragiles qui seront amenés à travailler le dimanche, quand on nous dit que c’est le souhait des femmes seules avec enfants ou des célibataires. Au demeurant, la situation familiale est extrêmement changeante : on peut, à vingt-cinq ans, vouloir travailler si on est seul et ne plus avoir la même volonté, deux ou trois ans plus tard, après s’être marié et avoir deux ou trois enfants.


On nous dit que les étudiants financeraient ainsi leurs études : est-on sûr que le travail dominical est une réponse au problème du financement des études supérieures ? (Bravo ! sur les travées du groupe socialiste.) Ces étudiants travaillent-ils uniquement pour financer leurs études ? De plus, un commerce ne fonctionne pas seulement avec des étudiants.


Enfin, l’argument de la surrémunération risque d’être mis à mal par la jurisprudence de la Cour de cassation, qui a considéré, dans un arrêt du 31 janvier 2006, qu’un salarié travaillant habituellement le dimanche ne peut prétendre à une majoration de salaire. Ne tombons pas dans l’addiction au travail, n’en faisons pas une nouvelle idole ! Le travail doit participer à l’épanouissement de l’homme, non à son assujettissement ; aussi, ne créons pas de nouvelles formes de servage !


La sixième raison est qu’il ne faut pas tomber non plus dans l’addiction à la consommation, problème que des associations aux États-Unis essaient de traiter. Avons-nous besoin d’acheter sept jours sur sept ? On fera miroiter, à coup de crédits coûteux, des tentations auxquelles les plus modestes ne pourront céder, sauf à se surendetter. Même si on en a les moyens, la consommation doit-elle être l’horizon indépassable de notre société ? Ce serait avoir une bien piètre opinion de la personne humaine. L’argent ne peut pas tout et il n’est pas besoin d’être un pousseur de chariot pour être un bon citoyen ! Comment à la fois revendiquer la possibilité de consommer n’importe quand et fustiger, du fait de la crise, les dérives résultant d’une trop grande liberté des acteurs économiques ?

 

La septième raison est que des temps de repos sont indispensables, sous peine d’épuisement ! La société doit se permettre de relâcher la cadence de travail et d’octroyer à ses membres un temps non soumis à l’économique. Les hommes ne sont pas que des producteurs et des consommateurs ! Ce temps de pause est nécessaire à la santé des adultes et des enfants. Se relaxer sur un terrain de sport ou dans la nature me paraît plus profitable que de déambuler dans une galerie marchande. Est-il normal que, pour gagner honnêtement notre vie, nous soyons invités à renoncer à une certaine qualité de vie ? On ne peut pas impunément remplacer le « Je pense donc je suis » par le « Je bouge donc j’existe » ! (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste.)


Par ailleurs, des études réalisées dans certains pays européens indiquent que la probabilité de développer une maladie est plus importante dans les entreprises où les salariés travaillent le samedi et le dimanche, puisqu’on avance le chiffre de 30 %.


Enfin, tout cela est-il conforme à l’intérêt écologique et positif pour le bilan carbone ? Il semble que le coût global, pour la collectivité, de l’ouverture le dimanche – j’appelle de mes vœux des études approfondies sur ce point – soit supérieur à ce que celle-ci est susceptible de lui rapporter.


Le fait que le repos du dimanche soit un repère pour l’homme constitue une huitième raison. Ce repère est inscrit dans toutes ses dimensions, notamment la dimension spirituelle. Notre horloge interne nous fait éprouver la nécessité de l’alternance entre-temps de travail et moments de repos. C’est le temps réglé qui permet le développement de la civilisation.


Qu’est-ce qu’une société sans rythme commun ? Une jungle déréglée par un individualisme exacerbé !

La culture du gain doit-elle passer avant celle de l’homme ? Dans ce cas, on fait de la personne un moyen ; on ne regarde pas si les âmes se perdent, on surveille si les affaires se font. (Bravo ! sur les travées du groupe socialiste.) L’argent, valeur suprême, dévore les individus et réifie les salariés. C’est un appauvrissement spirituel sans enrichissement économique.

 

Tel est d’ailleurs le point de vue qu’a exprimé, au moins à deux reprises, le Président de la République. Le 20 décembre 2007, il a dénoncé, dans son discours du Latran, la frénésie de la consommation. (Rires ironiques sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.) Le 12 septembre 2008, quand il a reçu le Pape à l’Élysée, il a fait une déclaration à laquelle je ne peux que souscrire : « La croissance économique n’a pas de sens si elle est sa propre finalité. Consommer pour consommer, croître pour croître n’a aucun sens. Seuls l’amélioration de la situation du plus grand nombre et l’épanouissement de la personne en constituent ses buts légitimes ? »

 

La neuvième raison tient au fait que le repos dominical fait partie de nos racines. Ce serait un paradoxe de les gommer, alors que l’on semble se rappeler qu’elles ont une grande importance pour la cohésion de notre société.


Enfin – c’est la dernière raison – en tant que catholique, je ne peux pas ne pas évoquer le caractère sacré de ce jour, jour différent, jour de repos prescrit par Dieu. Je préfère les amateurs de vie spirituelle aux théologiens du marché ! (Mme Anne-Marie Payet applaudit.) Le chrétien se fait le promoteur de ce qui ne sert à rien, de ce que l’on croit à tort inutile. Il montre les limites d’un monde où tout s’échange, s’achète et se vend. Il rappelle que nous ne devons pas dépendre du caprice et du désir. Il souligne le sens du gratuit et la culture du don. Certains objecteront qu’en permettant la messe du samedi soir, l’Église a ouvert une brèche, puisque le jour liturgique va en principe de minuit à minuit. Or, comme l’a rappelé le Concile, il ne s’agit que d’une extension de la vigile : en souvenir du sabbat juif, la célébration du dimanche peut commencer dès la veille au soir. En somme, l’extension du travail le dimanche est non pas une affaire d’efficacité économique, mais un choix de société.


Qu’il faille remettre de l’ordre dans le maquis des dérogations existantes, soit, mais alors, il convient d’en supprimer un certain nombre au lieu de les étendre ! En effet, selon le centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, le CREDOC, aucun économiste ne peut dire que l’on a besoin d’ouvrir partout le dimanche.


Le travail du dimanche est non pas une liberté, mais un leurre, et il y a mieux à faire et à proposer à nos concitoyens que « métro, boulot, conso » ! (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG, ainsi que sur certaines travées du RDSE et de l’Union centriste.)

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 11:58

Radio Notre-Dame

Le blog-notes du 20 octobre 2014 - Dimanche, jour cardinal !

 

Par écrit, les réécoutes et les podcasts dysfonctionnant et tronquant mon intervention.

 

L.D. : Il y a le temps des vacances, mais aussi le temps du dimanche. Et, Hélène Bodenez, du blog Raison garder sait bien de quoi elle parle, le repos dominical qui est toujours d'actualité. Dans une conférence de presse mercredi dernier, le ministre de l’économie a pris dix minutes pour en parler justement. Pour dire quoi ?

H.B. Oui, et le vocabulaire employé en dit long sur la stratégie en cours. Logique d’assouplissement, de flexibilité. Le gouvernement veut faire passer qu’en donnant plus de liberté aux consommateurs on veut du bien aux salariés. Ironique inversion : c’est le repos du dimanche bien entendu qui célèbre l’homme libre. Voilà qu’on entend imposer que sa liberté, il la trouvera dans la consommation. Emmanuel Macron utilise les mêmes trucs lexicaux que ses prédécesseurs quand il affirme qu’il faut laisser « respirer les territoires » comme si un territoire ça respirait ! Le repos dominical est la « respiration » de l’homme dans la semaine de sept jours. Ne mélangeons pas tout.

 

Mais le principe est réaffirmé ?

Sans doute, mais c’est cosmétique. Leurre qui endort ceux qui ne veulent pas voir en face qu’on va vers la généralisation des dérogations avec une politique de petits pas. Les dominos des secteurs tombent, l’un entraîne l’autre.

 

Les sondages révèlent que les Français sont favorables à l’ouverture des magasins le dimanche ?

Souvent payés par les grandes enseignes. Sondages aux questions biaisées. La CFTC et Famille chrétienne en savent quelque chose quand pour le sondage commandé ils avaient dû en 2009 se battre pour poser leur question. À la question « Souhaitez-vous que les magasins ouvrent le dimanche ? » les Français répondraient donc par l’affirmative ». Comme si un magasin ouvrait ! Effacé le salarié qui l’ouvre ! Mais à la question « Vous, voudriez-vous, travailler le dimanche ? » Le non est massif. Les pro-ouverture du dimanche oublient vite la règle d’or de ne pas faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’on leur fît.

 

C’est pas catho de défendre le dimanche dans une société laïcisée ?

Non, car l’on peut très bien comprendre que la dimension humaniste du dimanche s’est imposée avec ses bienfaits sociaux, culturels : dans les liens qu’on consolide en ce jour de rencontres, dans ce don qu’un jour de gratuité offre, dans la fortification du spirituel en nous. Dans notre société éclatée toucher au dimanche attaque le reste de son vivre-ensemble, de sa protection de la famille. Gond de la semaine, le dimanche est un jour cardinal.

 

Mais on permet un plus aux volontaires qui auront des compensations. Que répondre à la logique du "puisqu'on n'enlève rien" ?

Miroir aux alouettes encore. En Irlande, il n’y a plus de dimanche depuis longtemps. Le but de tout cela c’est d’arriver à créer la consommation du dimanche qui fera du dimanche à terme un jour comme un autre. Et puis si ! On enlève quelque chose : on vous concède encore le repos hebdomadaire, mais pas le repos dominical, soit le repos hebdomadaire donné un même jour, en même temps, pour tous. C’est sur cela que le travail le dimanche fait main basse, ce « en même temps » si précieux. H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : BLOG-NOTES RADIO NOTRE-DAME
Mardi 21 octobre 2014 2 21 /10 /Oct /2014 18:45

CFTC

Lu sur le blog de la CFTC Paris

Le conseil d’état grec a statué : le repos dominical ne peut-être aboli et ce, pour garantir « la cohésion familiale » et la « fréquentation des églises ». Au fait, vous connaissez une personne ayant déclaré :  Je comptais poser mes vacances en Grèce, profiter de la beauté des îles, découvrir les sites antiques, admirer la voie lactée au-dessus du Péloponnèse, boire un verre d’Ouzo et déguster quelques poivrons grillés en compagnie de quelques sympathiques Hellènes ; puis, je renonce à ce beau projet parce que l’hypermarché du Pirée est fermé le dimanche ?

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 15:04

Travail le dimanche ! Tout ça pour ça ! Pour qui ? "Pour des touristes asiatiques qui font l'Europe en quatre jours", nous dit François Lenglet de son ton placide. Aujourd'hui "leur tour operator choisit ce jour-là Londres parce que leurs magasins y sont ouverts le soir et les jours fériés. Et Londres pour accroître son attractivité va se transformer en ville 24h/24 avec des transports, le métro, avec des commerces, des restaurants qui vont être ouverts en permanence !"

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 13:52

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Elle est tombée, perdue au milieu de quatorze sujets. Concernant le sort "déchirant" d'Asia Bibi, on ne peut être que profondément déçu par la déclaration officielle de la France avec sa visée moralisatrice, fraternelle. Est-ce bien le moment et la bonne manière de faire ? Ce n'est pas en exhibant la tolérance à la française - serait-ce celle des Femens en la cathédrale de Notre-Dame ? - qu'on sauvera Asia Bibi ! Ci-dessous copie extraite du site France diplomatie. 

 

Déclarations officielles de politique étrangère du 17 octobre 2014

7 - Pakistan - Situation de Mme Asia Bibi

La France renouvelle sa profonde préoccupation quant au sort de Mme Asia Bibi, Pakistanaise condamnée à mort dans son pays pour «délit de blasphème» le 8 novembre 2010 et dont la peine a été confirmée en appel. Nous sommes opposés à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances et rappelons notre engagement déterminé en faveur de son abolition universelle. La France souligne que le « délit de blasphème » porte atteinte à la liberté de religion ou de conviction, ainsi qu'à la liberté d'opinion et d'expression. La France appelle le Pakistan à respecter ses engagements internationaux, notamment le pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantissent les libertés fondamentales.

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Signer la pétition de l'ACAT

Lire sur le site de Radio Notre-Dame : Déclaration de Mgr Coutts en marge du synode pour la famille.

Lire la déclaration de l'AED

Lire sur le site de radio Vaticana en italien

 

Sur TV5 MONDE vidéo de 2011 lors de la sortie du livre Blasphème.

 


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : POLITIQUE
Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 11:09

Sujet jusqu'à 10:25

Pour Martine Aubry, autoriser l'ouverture des magasins douze dimanches par an c'est trop. On casse le petit commerce. 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Samedi 18 octobre 2014 6 18 /10 /Oct /2014 01:22

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Vendredi 17 octobre 2014 5 17 /10 /Oct /2014 23:22

Alors que le gouvernement Valls II sous la houlette d'un président élu comme socialiste se prépare à attaquer le repos dominical comme jamais, les jeunes socialistes disent leur mécontentement que soit brisé un bienfait social, et ramène à la surface cette vidéo de 2008. "Mais ça, c'était avant quand ils étaient dans l'opposition" s'amuse l'hebdomadaire Marianne de la volte-face que constitue le projet de loi Macron. C'était du temps où le parti socialiste était vent debout à l'Assemblée face à Luc Châtel ministre de la consommation, à Xavier Bertrand et à Xavier Darcos, deux ministres du travail en charge au moment des débats de la Loi Mallié votée en 2009. Souvent  socialistes varient, bien fol qui s'y fie ! Pour l'heure, l'intersyndicale du commerce parisien appelle à manifester le 14 novembre contre la proposition d'autoriser jusqu'à douze ouvertures dominicales. H.B.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Mercredi 15 octobre 2014 3 15 /10 /Oct /2014 18:27

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C’est tout chaud. Travail le dimanche, travail la nuit, les choses s’accélèrent. Emmanuel Macron avait convoqué les journalistes à Bercy aujourd’hui pour une conférence de presse. Présentant son projet de loi pour l’activité, prenant le soin de rappeler de manière cosmétique que « le droit commun, c’est de ne pas travailler le dimanche », le jeune ministre de l’économie a consacré au travail le dimanche presque dix minutes sur une intervention de cinquante-trois minutes (43:19 –50).

 

Pour « simplifier le zonage qui existe aujourd’hui », des mesures plus lisibles, toutes inspirées par le rapport Bailly, vont donc voir le jour. Laisser aux maires « la main » et leur permettre d’ouvrir non plus cinq dimanches seulement mais douze (forcer au passage les maires qui n’ouvraient pas ces cinq dimanches à ouvrir !), faire en sorte que « des zones commerciales et touristiques », que des  « zones touristiques de dimension internationale à fort potentiel économique » puissent ouvrir les magasins en soirée et le dimanche. Promise également « l’ouverture des commerces d’une dizaine de gares », zones rejoignant les aéroports ayant fait déjà l’objet d'une autorisation.

 

Laisser les territoires respirer !

 

« Une respiration », a martelé le ministre, pour nos territoires. Étonnante inversion, contestable manipulation des mots : les territoires respireraient quand les salariés n’auraient plus cette respiration hebdomadaire ensemble qu'est le dimanche. Le mot est décidément mal choisi. 

 

Se justifiant en convoquant le géant Amazon où, selon lui, un quart du chiffre d’affaires est fait le dimanche sur internet, Emmanuel Macron s’est félicité de proposer un « régime protecteur où les élus gardent la main », un cadre fixe et clair où la base c’est le volontariat, les compensations, un accord majoritaire. Emmanuel Macron affirme par cette annonce être protecteur des « intérêts des salariés » et du dialogue social. On appréciera quand ce sont les grands groupes qui sont à la manœuvre ! Lors des débats de 2009, certains avaient pointé du doigt le danger de préciser l’article 1er de la loi : « Dans l’intérêt des salariés, le repos hebdomadaire est donné le dimanche ». La précédente formulation, plus sobre et plus contraignante, n’aurait jamais dû être abandonnée : « Le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche ».

 

Aujourd'hui, jour néfaste, le cheval de Troie est programmé pour entrer dans la protection séculaire du repos dominical. H.B.

 

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Extrait de la conférence de presse à Bercy  – 15 octobre 2014

 

« Ce monde de l’internet c’est celui d’Amazon. Dans le monde d’Amazon, il y a un quart du chiffre d’affaires qui est fait le dimanche. Alors il ne faut plus regarder la bagarre des commerces de centre-ville et des grands commerces à l’extérieur, il faut juste regarder si l’on veut défendre le commerce et l’emploi en France, ou décider qu’on le laissera à des grands groupes étrangers qui opèrent sur internet et qui paient moins d’impôts en France que celles et ceux que parfois on n’autorise pas à ouvrir. C’est cela la réalité des choses. Les Français le dimanche, ils vont sur Amazon quand ils ne vont pas dans un magasin. »

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Mardi 14 octobre 2014 2 14 /10 /Oct /2014 23:02
Par Hélène BODENEZ - Publié dans : BLOG-NOTES RADIO NOTRE-DAME
Samedi 11 octobre 2014 6 11 /10 /Oct /2014 20:52

Ludovine de La Rochère était, au lendemain de la grande mobilisation du 5 octobre, l'invitée du Club de la Presse d'Europe 1. La présidente de La Manif Pour Tous était interrogée par Philippe Gildas, Catherine Nay, Robert Namias. Ludo, comme Twitter la nomme rapidement, connaît son dossier par le menu et a réponse à tout, force les journalistes à laisser tomber leur agressivité du début. Brillant ! H.B.

Partie 1

 

Partie 2

 

Partie 3


Partie 4


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : LOI TAUBIRA, MARIAGE, PMA, GPA
Jeudi 9 octobre 2014 4 09 /10 /Oct /2014 18:43

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Au lendemain de la mobilisation du 5 octobre de La Manif Pour Tous, l’émission C'est dans l'Air du 8 octobre était intitulée « La famille au cœur du débat ». Comme d’habitude, la fin de l’émission était consacrée aux questions SMS des téléspectateurs. La première question apparaît donc sur l’écran en même temps qu’Yves Calvi la lit : « Pourquoi la gauche s'échine-t-elle à ringardiser tous ceux qui croient dans les valeurs de la famille classique ». (56:55-57:49)


 Dominique Reynié, prenant bien soin de dire qu’il était favorable à la loi du mariage pour tous, répond alors :


 « Je trouve que la question est très bonne. Et c’est vrai que depuis le début de la loi Taubira, il y a eu en France (moi j’étais favorable, et pas seulement à cette loi) j'ai trouvé choquant que l’on ne puisse pas être contre. On a installé en France que, quand on était contre, on était ringard, archaïque, facho. C'est insupportable. Ce sont des sujets compliqués avec de très profondes raisons d'être contre. Ça été un jeu politique que d’essayer de discréditer ceux qui ont manifesté contre. On a d'un côté le progrès, de l’autre je dirais un peu l'obscurité. Je pense que le mouvement s'est beaucoup renforcé en réalité dans cette espèce de stigmatisation et de caricature qui a été faite à son sujet. »

 Et Yves Calvi d’acquiescer :


« Je crois que vous avez raison. » 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : LOI TAUBIRA, MARIAGE, PMA, GPA
Mardi 7 octobre 2014 2 07 /10 /Oct /2014 09:58
Par Hélène BODENEZ - Publié dans : BLOG-NOTES RADIO NOTRE-DAME
Mardi 7 octobre 2014 2 07 /10 /Oct /2014 09:17

Alros que La Manif Pour Tous annonce une conférence de presse au lendemain de sa formidable mobilisation du 5 octobre, voici une vidéo qui rappelle les différentes interventions et positions de personnalités de gauche. À quand désormais les actes ?

 

Lire sur le site de Libération la lettre au président de la République  : "GPA : Monsieur le président de la république...

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : LOI TAUBIRA, MARIAGE, PMA, GPA

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Audio

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La Voix est libre, émission du 8 novembre 2010 animée par Anne Gavini. "Comment redonner sa place au dimanche". Débat avec Monseigneur Lagleize, évêque de Valence. Hélène Bodenez, professeur à Saint-Louis de Gonzague-Franklin, Monseigneur Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Par téléphone : Père Jacques Vignancour, curé de Saint Austremoine, à Issoires (Puy de Dome)


 

 

Aujourd'hui l'Eglise, émission du 19 novembre 2008, animée par Elodie Chapelle. "Travail le dimanche : l'Eglise a son mot à dire" Débat  avec François Asselin et Hélène Bodenez.

Publications

 

 51 Revue Rapport 03  Sexe-du-genre-Lp-55.jpg  Van-Thuan-revue-_-en-espagnol.png

- « Devoir des parents, bien de l'enfant », Francis Mouhot, Éduquer, est-ce encore possible ?, Les Idées, Revue Liberté politique, n° 60, (juin-juillet 2013), p. 157-158.

« Le Jésus de l’Histoire », À propos de Jean-Christian Petitfils, Jésus, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°56, Privat (mars 2012), p. 195-201.

- « La bataille du dimanche continue », Revue Liberté politique, IIIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 55  (décembre 2011), p. 115-119.

- « Lumière du pape », À propos de Lumière du monde, Questions disputées, Revue Liberté politique, n° 52, Privat (mars 2011), p. 155-161.

- « Le cas de l'année : la bataille du dimanche en France et en Europe  », Revue Liberté politique, IIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 50 (septembre 2010), p. 75-84.

- « La Battaglia sulla domenica in Francia », Rapporti dal Mondo, Osservatorio internazionale cardinale Van Thuan sulla dottrina sociale della chiesa, Bollettino di Dottrina sociale della Chiesa , (Anno VI 2010, numero 3, luglio-settembr), p. 87.  

  - « Le dimanche, un droit historique », À propos de Daniel Perron, Histoire du repos dominical, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°50, Privat (septembre 2010), p. 185-190.

 - « Une truculente défense du pape », À propos de Gaspard-Marie Janvier, Minutes pontificales sur le préservatif, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 49, Privat (juin 2010), p. 161-164.

- « Le dimanche, jour cardinal », Communication à la table ronde du 6 octobre 2009 "Vivement dimanche !" au Centre culturel de Franklin, Revue Liberté politique, n°. 47, Privat (décembre 2009), p. 23-31.

- « Voyage au cœur de la psychothérapie », À propos de Francis Mouhot, Le Moi et l’esprit, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 46, Privat (septembre 2009), p. 143-152.

- « Pourquoi le dimanche ? », Dossier "A Dieu, le dimanche ! Appel à la résistance des chrétiens", Revue Liberté politique, n°. 44, Privat (mars 2009), p. 107-116.

- « Benoît XVI le bâtisseur », À propos de George Weigel, Le Choix de la vérité, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 43, Privat (décembre 2008), p. 181-185.

- « Lâcher prise ou abandon spirituel », À propos de Robert Scholtus, Faut-il lâcher prise : splendeurs et misères de l’abandon spirituel, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat, (septembre 2008), p. 167-174.

- « Retrouver les chemins de l’être », Dossier Fides et Ratio 2008-1998, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat (septembre 2008), p. 153-163.

- « Les métamorphoses de Jésus ou la tentation de l’expérience directe », À propos de Frédéric Lenoir, Le Christ philosophe, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 41, Privat( juin 2008), p. 235-244.

- « Et le blog devint fléau », Éducation : questions qui fâchent, Revue Liberté politique, n°. 40, Privat (mars 2008), p. 147-157.

- « Conversion ou initiation : le presque de la foi », À propos de Jean-Claude Guillebaud, Comment je suis redevenu chrétien, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 38, Privat (septembre 2007), p. 125-131.

- « Relire La Pensée captive », À propos de Cesław Miłosz, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 32, Privat, (janvier-février 2006) p.129-141.

À lire absolument !

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Daniel Perron, Histoire du repos dominical (L'Harmattan, 2010).

 

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Gaspard-Marie Janvier, Le Dernier dimanche (Mille-et-une-nuits, 2009, Prix Mottard 2009). 

 

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Jean-François Froger, Le Maître du Shabbat (Editions Grégoriennes, 2009)

 

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Patrick Gourrier, Le dimanche, c'est sacré ! (Letheillieux, 2009)

 

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Michel Fauquier, Lettre ouverte du dernier des Français au premier des Français, (Tempora, 2009)

 

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Carte trvail dominical 
Dimanche

Fonctions sociales d'un jour à part

Noyau d'un ordre social historique

Vidéos créées pour ce blog.

Version de la vidéo en anglais

Version de la vidéo en espagnol 

Version de la vidéo en allemand

 

Dimanche

 

 

 

À Dieu, le dimanche !

H. Bodenez

 

A Dieu le dimanche !

Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens. L'argument religieux n'étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s'est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n'en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l'Église.   Acheter à La Procure

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Joseph Thouvenel a lu  À Dieu, le dimanche ! Ed. grégoriennes) Chronique Economie et société sur Radio Notre-Dame, 12 décembre 2010.

 

 

Faut-il faciliter le travail le dimanche ?

KTO

    

Pourquoi le dimanche est-il un jour chômé ?

 

 

 

L'écho des dimanches

Duo Zucchero - Fiori, paroles françaises de J.-J. Goldman, (Chocabeck, 2010).

"Dans mon village, j'ai vu le temps se poser..."


 

Logo-AFSP

L'Association pour la Fondation de Service politique réunit des hommes et des femmes engagés dans la vie politique, économique et sociale. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à ses activités : colloques, conférences, universités, soirées-rencontres, campagnes de sensibilisation. De très nombreuses personnalités ont participé à ses travaux: chefs d'entreprise, cardinaux, universitaires, hommes politiques, journalistes.

14 juin 2011

The European Sunday Alliance is a network of national Sunday Alliances, trade unions, civil society organizations and religious communities committed to raise awareness of the unique value of synchronised free time for our European societies. Sunday and, more general, decent working hours, are the focus of our campaigns. In our Founding Statement, we draw attention to aspects of life/work-balance and social cohesion that depend on a vast majority of people to have their lawful free time at the same time.

 

Lancement de l'European Sunday Alliance, le 20 juin 2011 dont sont membres, entre autres, l'AFSP, la CFTC, le CAD.

 

CCF

Le centre culturel Franklin est inspiré par la tradition jésuite et permet de créer une synergie entre la formation intellectuelle, humaine et spirituelle dispensée aux élèves à Saint-Louis de Gonzague (Paris) et une certaine forme de formation continue destinée aux adultes de la communauté éducative. Ce que de manière traditionnelle, on appelait autrefois dans les collèges de la Compagnie : « école des parents », si non « école des adultes ». Le Centre culturel Franklin est ainsi un lieu de rencontres avec des personnalités uniques, un lieu de réflexion, un lieu d'échange et de débats.

Travail décent

Un monde meilleur commence   

L'objectif principal de l'Organisation internationale du Travail (OIT) est de promouvoir l'égalité pour les femmes et les hommes, d'obtenir un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de la dignité humaine. Ce film web donne un aperçu de trois minutes de la notion de travail décent et est disponible en 25 langues (Juillet 2008).          

Le jour décent du repos hebdomadaire est le dimanche ! 

Des députés européens débattent du repos dominical
D'un côté les pour, de l'autre les contre... Où l'on voit un député européen conservateur (Sud-Est de l'Angleterre) sortir de ses gonds au seul motif que le jour de repos hebdomadaire puisse être le dimanche et pas le vendredi par exemple. Toujours les mêmes arguments : renvoyer aux lois des pays, renvoyer au "principe de subsidiarité". Rien de plus malhonnête quand on sait que la pression pour ouvrir les magasins le dimanche vient précisémenet de l'Union européenne qui a sorti de la directive du temps de travail le repos donné le dimanche, pilier d'un modèle culturel, noyau d'un ordre social historique. 

25 mars 2010
 
Robert Rochefort : travail le dimanche, une proposition contre l'emploi  
"Vous déportez le commerce vers la grande distribution et vous poussez des centaines de milliers de petits commerçants à la fermeture."

   22 février 2012
 

 

Christ du Dimanche à Biella (Italie)

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À Biella, Christ du dimanche, élément d'un triptyque, à droite d'une Vierge à l'Enfant et d'une Trinité.

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A Biella, Christ du dimanche. 

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A Biella, Christ du dimanche, détail. Photos : Hélène Bodenez.

Mandamentos da lei de Deus

Açores, Sao Miguel

Photo : Table de la Loi - Azulejos - Açores

 

Parole du Seigneur : Observez le droit, pratiquez la justice. Car mon salut approche, il vient, et ma justice va se révéler. Les étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l'amour de son nom et sont devenus ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et s'attachent fermement à mon Alliance, je les conduirai à ma montagne sainte. Je les rendrai heureux dans ma maison de prière, je ferai bon accueil, sur mon autel, à leurs holocaustes et à leurs sacrifices, car ma maison s'appellera « Maison de prière pour tous les peuples ». 

Livre d'Isaïe 56,1.6-7, Ire lecture du dimanche 17 août 2014 - 20e dimanche ordinaire. 

 

"Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré."

Livre de l'Exode, 20, 8-11, Ire lecture du dimanche 11 mars 2012 - 3e dimanche de Carême. 

 

"Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu'au temps de la domination des Perses. Ainsi s'accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu'à ce qu'elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés."

Deuxième livre des Chroniques, 36, 20-21. 

Ire lecture du dimanche 18 mars 2012 - 4e dimanche de Carême, dimanche de Laetare.

 

"Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat."

Évangile selon saint Jean, 5, 8-9. Évangile du jour – 20 mars 2012.

 

"Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait."

Évangile selon saint Luc, 13, 10-17. Évangile du jour – 29 octobre 2012.

 

"Quand arriva la fête du septième mois, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l'assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C'était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu'à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l'assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !» Les lévites calmaient tout le peuple en disant : « Cessez de pleurer, car ce jour est saint. Ne vous affligez pas ! » Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts à ceux qui n'avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances ; en effet, ils avaient compris les paroles qu'on leur avait fait entendre.

Livre de Néhémie, 8, 1-4a.5-6.8-12, lecture du jeudi 3 octobre 2013, Proclamation solennelle de la loi de Moïse.

La Résurrection du Christ

Résurrection

Photo : Résurrection - Azulejos – Nossa Senhora da Paz, Vila Franca do Campo São Miguel, Açores.

L'heure de la résurrection

"La Vierge était absolument certaine de la résurrection de son Fils puisqu'il l'avait si ouvertement prédite ; mais elle en ignorait l'heure qui, en effet, ne se trouve nulle part déterminée. Elle passa donc la nuit du Grand Samedi, qui lui parut bien longue, à réfléchir sur l'heure possible de la résurrection. Sachant que David a, plus que les autres Prophètes, parlé de la Passion du Christ, elle parcourut le psautier, mais n'y trouva nulle indication de l'heure. Cependant, au psaume 56, David, parlant en la personne du Père à son Fils, dit : « Eveille-toi, ma gloire, éveille-toi ma harpe et ma cithare. » Et le Fils répondit « Je m'éveillerai à l'aurore... » Quand la Vierge Marie sut l'heure de la résurrection, je vous laisse penser avec quel empressement elle se leva pour voir si l'aurore venait. Elle constata que non et acheva le psautier. Puis elle voulut s'assurer si d'autres Prophètes n'avaient pas mentionné l'heure de la résurrection et elle trouva au chapitre six d'Osée ce texte : « Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. Appliquons-nous à connaître le Seigneur, sa venue est certaine comme l'aurore. » La Vierge se leva et dit : « Ces témoins de l'heure où mon Fils doit ressusciter me suffisent...» puis elle regarda par la fenêtre et vit que l'aurore commençait à poindre. Sa joie fut grande : « Mon Fils va ressusciter », dit-elle. Puis, fléchissant les genoux, elle pria « Réveille-toi, sois devant moi et regarde, et toi, Seigneur Dieu Sabaoth, réveille-toi.» Et, aussitôt, le Christ lui envoya l'ange Gabriel disant : « Toi qui as annoncé à ma Mère l'incarnation du Verbe, annonce-lui sa résurrection. » Aussitôt l'Ange vola vers la Vierge et lui dit « Reine du ciel, réjouis-toi, car celui que tu as mérité de porter dans ton sein est ressuscité comme il l'a dit. » Et le Christ salua sa Mère en disant : « La paix soit avec toi... » Et Marie dit à son Fils : « Jusqu'ici, mon Fils, je rendais mon culte le samedi, pour honorer le saint repos après la création du monde ; désormais, ce sera le dimanche, en mémoire de ta résurrection, de ton repos et de ta gloire." Et le Christ approuva."

Saint Vincent Ferrier

Dominicain espagnol (1357-1418)

Cité par le site Une Minute avec Marie les 22 et 23 mars 2012.

 


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Photo H.B. : détail de la statue de Notre-Dame de La Salette, là où la Vierge Marie pleure...  

Lekha Dodi, la fiancée Shabbat, et Notre Dame de La Salette

 

En tant que Juif, j'étais frappé et profondément ému quand j'ai lu les mots de Marie à La Salette : « Je vous ai donné six jours pour travailler dur, le septième je l'ai gardé pour moi-même ». Dans une perspective juive, il est très naturel, presque inévitable d'associer Marie avec le 7e jour, le sabbat. Dans la tradition juive le Shabbat est vu comme une épouse, sous le nom de la "reine du Shabbat". C'est l'anti-chambre du Royaume Messianique, une sorte d'avant-goût de ce qui est à venir. [L'auteur offre comme explication une libre traduction du « Lekha Dodi », qui est un chant juif traditionnel chanté le soir du Shabbat. Dieu invite Israël, le bien-aimé (Dodi), à accueillir le shabbat personnifié au féminin (la reine Shabbat).]

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Venez, saluons tous Shabbat, la Reine suprême. Source des bénédictions dans toutes les régions du monde, ointe et régnante depuis les temps les plus reculée, dans la pensée elle a précédé les six jours de la Création.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

  

Lève-toi et secoue la poussière de la terre. Revêts-toi de glorieux vêtements qui font voir ta valeur. Le Messie nous conduira tous bientôt vers la nouvelle naissance. Mon âme ressent maintenant les chauds rayons de la rédemption.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Réveille-toi et lève-toi afin de saluer la nouvelle lumière, car dans ton rayonnement le monde sera éclairé. Chante, car les ténèbres ont disparu de notre regard. Le Seigneur manifeste à travers toi sa Gloire.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Alors tes destructeurs seront eux-mêmes détruits. Les ravageurs au loin vont vivre dans le vide. Ton Dieu alors te célébrera dans l'excès de joie, comme un fiancé rencontrant le regard de sa fiancée.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

[Tout le monde se lève et se tourne vers l'entrée en saluant symboliquement la fiancée Shabbat]

 

Viens en paix, ami de l'âme, doux dons du Seigneur, saluée avec joie et adorée autant par des chants, Parmi le peuple de Dieu en accord dans la foi. Viens, Fiancée Shabbat, viens la couronne des jours,

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

   

Presque tous ces mots pourraient être chantés en l'honneur de la Reine du Ciel, la Reine de La Salette, bienheureuse Vierge Marie !

Roy Schoeman

Analysé par Mgr Dubost ici et cité par le site Une Minute avec Marie le 10 juin 2012, jour de la Fête-Dieu en France.

 

Dimanche, si loin si proche de la semaine prochaine

Volo, En Attendant (2009) 


 
 
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