Le blog d'Hélène Bodenez 

 

IMGP9201 2Raison garder


Vendredi 21 février 2014 5 21 /02 /Fév /2014 17:49

FO-FEC.png CFTC logo

C'est fait. Les organisations syndicales ont donc envoyé leur réponse au ministère du travail. Le nouveau projet de décret-bricolage efface désormais soigneusement toute mention d'une date limite. La réponse de la CFTC est ici et celle de FO,. On notera au passage que le projet de nouveau décret fait mention d'une consultation de la section sociale du Conseil d’État, consultation qui à ce jour n'a pas eu lieu.

 

À entendre le premier ministre, la suspension n'avait été due qu'à un vice de forme ainsi que nous le révèle son interview sur Europe 1 (Voir ma note du 17 février). Or la réponse de FO révèle qu'il n'en est rien et qu'il ne s'agit pas de prendre les choses sur ce seul terrain, ce que la CGT développe également.

 

Voici ce que rapporte FO : "Ce nouveau projet de dérogation ne prend pas en compte l’ensemble des motivations du Conseil d’État" qui l'a conduit à suspendre le décret du 30 décembre (JO 31 décembre). Force ouvrière avance dès lors que la nouvelle position "risque de produire les mêmes réactions de la part des organisations syndicales et, par conséquent, la même réponse du Conseil d’État." D'où dans le communiqué de presse de la section syndicale au logo rouge cette mention étonnée des "motivations clairvoyantes du Conseil d’État" ignorées. Stigmatisé le seul "réajustement se faisant principalement sur la durée du décret."

 

En clair, le gouvernement n'a cure de la prose du Conseil d'État, essaie de passer en force et d'imposer le décret coûte que coûte. Mais la riposte en face est subtile. Au coeur des distorsions, toujours l'amendement Debré. L'heure pour FO est surtout à l'organisation raisonnée de la fermeture des magasins à ouverture dérogatoire illégitime pour vivre le vote de la loi à venir dans la sérénité. Sage ! H.B.

 

Le projet de nouveau décret sur le site de FO ici

Le communiqué de presse de FO FEC ici

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Vendredi 21 février 2014 5 21 /02 /Fév /2014 10:47

Il n’est pas souvent de conférence dédiée au dimanche mais il peut y avoir parfois ici ou là de fort belles parenthèses. Comme par exemple lors du colloque mis en ligne par KTO sous le titre « D'hier à aujourd'hui : quel héritage, quelles promesses ? ». Le colloque s’est déroulé le 1er février dernier au Collège des Bernardins. À 1:06:58 de la vidéo ci-dessous, le père Frédéric Louzeau veut situer son propos sous l’autorité de la Parole de Dieu, sous deux « Paroles » de l’Ancien Testament. Le professeur de philosophie et de théologie convoque alors le décalogue et plus précisément, « deux préceptes », le commandement vis-à-vis des parents, le commandement vis-à-vis du sabbat :


« Souviens-toi du jour du sabbat pour le consacrer. Six jours tu serviras et tu feras toute ta besogne, et le septième jour est sabbat pour le Seigner ton Dieu. Tu ne feras aucune besogne toi et ton fils, et ta fille et ton serviteur, et ta servante et ton bétail et ton immigré qui est dans tes portes, car en six jours le Seigneur a fait les cieux, et la terre et la mer, et tout ce qui est en eux.  Et il s'est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et il l'a consacré. » 


Et voilà maintenant ce qui suit immédiatement, le commandement vis-à-vis des parents : 

 

« Honore ton père et ta mère afin que se prolongent tes jours sur le sol que le Seigneur ton Dieu te donne » (Ex. 20, 8 sqq.)  


« Ce sont les deux seuls commandements positifs des dix Paroles, ce sont des commandements centraux, centre du décalogue, commandements charnières entre les commandements par rapport à Dieu lui-même et les commandements par rapport au prochain ; ce sont des commandements qui sont complémentaires  l'un vis-à-vis de l'autre. On  pourrait dire que le commandement envers les parents est adressé à l’homme en tant qu'il fils ou fille mais que le commandement du sabbat est adressé à l'homme en tant qu'il est père ou mère et qu’il a une responsabilité sur des fils, des filles, des serviteurs, des servantes, toute une maison. (...)


Consécration pour Dieu, bénédiction pour l'homme


(...) Le premier aspect du sabbat, fondamental, c’est qu’il est consécration pour Dieu. C’est un commandement vis-à-vis de Dieu d’abord. Reconnaissons que la vie n’est pas le fruit du travail, de l’homme, mais qu’elle est de Dieu, qu’il la donne en abondance. Mais tout de suite je rajoute qu’il y a un deuxième aspect qui lui est semblable et qu’on ne peut pas séparer, que le sabbat est aussi bénédiction pour l’homme. Il est consécration pour Dieu, bénédiction pour l’homme. Cette bénédiction est précisée, je l’ai lue mais je la résume : C’est la libération du fils, de la fille, du serviteur, de la servante, du bétail et de l’immigré. C’est la libération des esclaves. Le septième jour, tous ceux qui travaillent dans la maison même les serviteurs et ls servantes, même l’étranger, même les animaux doivent être libérés de l’esclavage du travail. Et la comparaison des deux commandements permet de préciser que cette libération du sabbat, c’est la libération pour devenir enfant de Dieu, le sol que le Seigneur ton Dieu te donne. Ce qui est en jeu c’est la liberté des enfants de Dieu...»

À1:06:58

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Jeudi 20 février 2014 4 20 /02 /Fév /2014 16:20

christdudimanche3.png

Difficile situation que la crise actuelle dans la défense du repos dominical. Car crise il y a. Mettons même les pieds dans le plat ! Regardons de près qui défend encore mordicus cette part "d'humanisme intégral". Les chrétiens ? non ! Même sur twitter un prêtre lance un "bah" cynique. La CFTC ? Non ! le responsable de la Fédérataion Commerce, Christian Ertz, joue le jeu ambigu du "on est contre" mais "on signe si" avec des propos qiu'on a bien du mal à faire coïncider avec ceux du Vice-président de la CFTC, Joseph Thouvenel. À preuve la réponse envoyée aujourd'hui au directeur général du travail Jean-Denis Combrexelle. La presse catholique ? Pas davantage. La Croix se cantonne à quelques lignes succinctes de la IIe Conférence internationale de Bruxelles qui aurait mérité au moins deux pleines pages, La Vie pose de bonnes questions mais l'esprit est à la polémique et le dossier est loin d'être suivi ; Famille Chrétienne de son côté interroge mollement sur le plan spirituel ... un aumônier de lycée sorti du chapeau ! Quant à KTO combien d'émissions la chaîne catholique aura-t-elle dédiées au sujet ? Et Julien Chavanne de manquer bigrement au dossier sur Radio Notre-Dame. Ne parlons même pas des Bernardins ni des autres hauts lieux culturels et spirituels, que ce soit à Paris ou en province.

 

Reste de manière bien surprenante ... FO et la CGT...! Le paradoxe n'est pas mince, nous l'avons déjà dit. Bien sûr, nous ne sommes pas naïfs et savons bien que ces deux syndicats de gauche ne cherchent pas la protection du dimanche par "attachement sacré" ainsi que l'a dit Karl Ghazi lors de la conférence de presse du 10 février dernier donnée à la Bourse du travail. Mais, saluons-les et reconnaissons-leur la justesse d'un combat mené au moins au nom d'un modèle culturel, d'un grand modèle européen, modèle social remarquable, quand ceux qui devraient le défendre avant toute chose semblent avoir baissé les bras.

 

Le décret de tous les dangers après l'amendement Debré

 

Qu'on nous pardonne ce tir tous azimuts, sans doute maladroit, peut-être injuste. Qu'on y voie seulement le zèle qui nous tient concernant cette grande question de civilisation. Car il faut bien comprendre que ce qui se joue actuellement avec ce décret de bricolage réécrit est le décret de tous les dangers après l'amendement Debré. Voulons-nous que la France prenne la voie de l'Espagne et de l'Italie après l'Irlande du tout ouvert le dimanche ? Allons-nous nous contenter d'arguments parades, anesthésiantes excuses, invitant à la patience tel que "C'est un combat de longue haleine" laissant pendant ce temps-là aux grandes enseignes tout loisir d'arriver rapidement à leurs fins ou allons-nous enfin nous réveiller sans avoir peur d'une attitude de vérité, sans nous soucier du tort hypothétique que cela ferait à tel ou tel candidat de droite lors des prochaines élections car favorable à l'ouverture des magasins le dimanche ?

 

Foin de stratégies frileuses et indignes. Levons-nous ! Allons... En "ne lâchant rien" sur le dimanche, c'est tout le reste qui reprendra force et qui tiendra ! H.B.

 

Photo : H.B.

Christ du dimanche (Biella, Italie)

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Jeudi 20 février 2014 4 20 /02 /Fév /2014 11:48

Elle-27-decembre.png

Lire sur le site Acrimed, observatoire critique des medias, l'article de Denis Perais "Travailler le dimanche : une évidence pour Elle" paru ce 19 février 2014.

 

Extrait 1

Dans son numéro du 27 décembre 2013, le fleuron des magazines féminins du groupe Lagardère consacrait un article au travail du dimanche. Une belle occasion, pour cet hebdomadaire qui présente la cause des femmes comme un combat prioritaire, d’examiner en quoi les salariées, qui occupent déjà tendanciellement des positions dominées sur le marché du travail, seraient spécifiquement concernées par un élargissement du travail dominical. Une belle occasion également de mener une enquête sociale puisque le nombre de celles qui travaillent le dimanche est déjà loin d’être négligeable.

 

Le résultat ? En lieu et place d’une enquête et d’une analyse prospective, un plaidoyer en faveur d’un élargissement à tout prix du périmètre des activités commerciales autorisées à bénéficier d’une dérogation au repos dominical, conforme au « remarquable » unanimisme que nous avions observé dans les médias généralistes sur cette question.

 

L’appel de « Une », repris à l’identique en titre de l’article, affichait la couleur d’emblée : « Témoignages : elles veulent travailler le dimanche ». Pourtant les premières lignes pouvaient laisser quelque espoir, en prenant soin de préciser qu’il y a « d’un côté, les défenseurs du travail du dimanche qui arguent de la nécessité d’arrondir leurs fins de mois et revendiquent la liberté de choisir. De l’autre, les opposants qui s’inquiètent de la perte de ce qu’ils considèrent être un acquis social et qui dénoncent la dérégulation des temps sociaux, le volontarisme contraint et le consumérisme sans limite [et pour qui] la dérégulation du travail le dimanche est la porte ouverte à tous les chantages : face au faible niveau de rémunérations et à l’ampleur du temps partiel subi, les salariés ne pourraient qu’accepter des horaires atypiques pour augmenter leur pouvoir d’achat ».


Bizarrement, les opposants au travail le dimanche, qui avaient pourtant semble-t-il quelques arguments à faire valoir, disparaissent définitivement après cette brève mention. La suite de l’article n’est ouverte qu’aux seuls témoignages de six femmes… favorables au dispositif et salariées d’enseignes ouvertes le dimanche (légalement ou illégalement) : Marionnaud sur les Champs-Elysées, Bricorama, Castorama et Leroy Merlin en région parisienne.

 

(...)

 

Extrait 2

Au-delà de l’unanimité des grands médias sur la nécessité de démolir ce qui reste encore du code du travail, on ne peut s’empêcher d’émettre l’hypothèse que ce militantisme échevelé de Elle répond à des intérêts économiques bien compris – si ce n’est à des impératifs vitaux – : la plupart de ses annonceurs sont des marques de luxe ayant pour principaux propriétaires les milliardaires Bernard Arnault et François Pinault (également « tenanciers » de nombre d’autres médias), dont les produits sont écoulés, entre autres, dans les enseignes Marionnaud et Sephora (propriété de Bernard Arnault) ouvertes le dimanche dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle comme les Champs-Elysées ou dans les périmètres d’usage de consommation exceptionnelle (PUCE), qui elles-mêmes font profiter Elle de leurs largesses publicitaires. /DP

 

LIre la suite

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Mercredi 19 février 2014 3 19 /02 /Fév /2014 12:16

Tous nos encouragements à cette jeunesse audacieuse et partageuse. On se souvient, il y a peu, du très beau projet de Charles Guilhamon et de son tour du monde à vélo avec un ami. Ici, c'est Quentin de Veyrac qui lance le projet Petit à petit  avec deux autres amis, anciens d'ailleurs du même lycée, Geoffroy de Boissieu et Jean Romatet. Vous pouvez les suivre sur twitter. Qu'ils soient assurés de notre prière. H.B.


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : ÉGLISE, RELIGION ET SPIRITUALITÉ
Mardi 18 février 2014 2 18 /02 /Fév /2014 15:05

PAris-Libere.png

Le dimanche, un enjeu électoral ? Nous l'affirmons ! Charles Beigbeder menant dans toute la capitale des listes frondeuses Paris Libéré à côté des très officielles listes UMP-Modem-UDI de Nathalie Kosciusko-Morizet a répondu aux questions de Berbère Télévision. Retenons d'abord, dans une interview sans langue de bois, l'intéressant passage où le chef d'entreprise met sur le compte des voix manquantes à l'actuelle candidate donnée perdue dans le XIVe arrondissement son abstention lors du vote du Mariage pour tous et de l'adoption plénière pour les couples de personnes de même sexe. On le sait, Charles Beigbeder a quant à lui signé la charte de La Manif Pour Tous et était sans complexes présent dans les manifs.

 

Mais le débat qui nous intéresse au premier chef ici, c'est la question du repos dominical. Ci-dessous, la réponse inattendue à la question concernant le travail le dimanche. Charles Beigbeder plaide pour une "libéralisation très prudente" et "au cas par cas". Où nous voyons la franchise du pourtant très libéral patron qui ne se cache pas derrière son petit doigt ni derrière les fourches caudines des bienfaits sociaux du repos dominical mais convoque tout simplement les racines chrétiennes de la France, ce que plus aucun candidat n'ose faire, et ce devant un journaliste de Berbère Télévision. Un certain cran ! (Si la vidéo ne commence pas au sujet, aller directement à 11:26) H.B.


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Lundi 17 février 2014 1 17 /02 /Fév /2014 16:05

FH-JMA.png

Le dossier est brûlant ! C’est une vraie course contre la montre qui est vraisemblablement en train de se jouer en ce moment. L’ouverture dominicale des magasins de bricolage accouchera-t-elle d’un décret d’autorisation permanente ? Si oui, ce sera aux forceps. Si non, on pourra dire que les organisations syndicales seront restées inespérément libres. 

 

Malgré la décision du juge des référés du Conseil d’État il semble en effet que la modification du décret soit en cours ainsi que le premier ministre l’a dit sur Europe1 face à Michel Elkabbach (cf. ci-dessous). Pour Jean-Marc Ayrault la suspension du fameux décret n’intervenant « uniquement que pour des raisons de forme, dans quelques jours le problème sera réglé ! » C'était le 13 février. Nous sommes le 17... Quel sens donner aux « quelques jours » dont parlait l'hôte de Matignon ? Nous voilà prévenus. Pas de place à l’amateurisme qui consisterait à passer d'abord le temps des vacances pour laisser venir les choses ensuite… une fois faites ; les opposants au travail du dimanche, vaccinés par le coup de Jarnac du 30 décembre, se méfient des temps de trêve.

 

À suivre la logique de la déclaration de l’ancien maire de Nantes, si respectueux tout à coup du dialogue social comme son ministre du travail, nul doute que les organisations syndicales ne soient convoquées cette fois-ci : c’était l’un des griefs retenus dans la décision de suspension. Seulement, à y réfléchir de près ce pourrait bien être à double tranchant cette négociation obligée avec les partenaires sociaux, la contre-mesure d’un jeu de pouvoir sans merci.

 

Nombre de questions affluent. Pourquoi une telle accélération dans ce dossier ? Qui est à la manoeuvre, Matignon ou l'Élysée ? Ce décret a-t-il à voir avec le pacte de responsabilité et sa réussite ? Les organisations syndicales répondront-elles à l’invitation ? Montreront-elles un front unitaire inflexible comme face au gouvernement de droite en 2008-2009 ? Et surtout, que signeront-elles ? Plus que tout autre secteur, celui du bricolage pourrait être celui qui emmènera la digue tout entière de la protection du repos dominical…

 

Ce décret d’autorisation, fils de l'amendement Debré dit confokea ? le décret de tous les dangers ! H.B. 

 

 ***

Addendum 18 février 2014

 

C'est fait ! La première partie du piège est en marche. Les organisations syndicales sont approchées. 

Lu dans Le Figaro

Le projet de nouveau décret a été soumis aux organisations syndicales

 

« cette suspension est motivée par l'inscription dans le décret lui-même de son caractère temporaire » et  « ne remet pas en cause le principe même d'une dérogation », fait valoir le ministère du Travail dans un courrier adressé à la fédération CGT du commerce, transmis à l'AFP par le syndicat.


« Je souhaite donc recueillir vos observations sur un nouveau projet de décret tenant compte des observations formulées par le Conseil d'État », écrit le directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle.

 

Lire également sur le site du Nouvel Observateur Économie "Bricolage : nouveau décret sur l'ouverture le dimanche"

 

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Lundi 17 février 2014 1 17 /02 /Fév /2014 13:52

Bricolage-du-dimanche.jpgCAD-Bourse-du-travail-10-02-2014.jpg

Dernière note parue sur Liberté politique

 

Alors que le Conseil d’État, avec deux jours d’avance, suspend le décret autorisant les magasins de bricolage à déroger au repos dominical, le Premier ministre a annoncé dès le lendemain sur les ondes d’Europe 1 (vidéo à 3:50) que le gouvernement compte faire fi de cette décision et en écrire un autre "très vite".


UN BRAS DE FER s’engage donc. Le choc est énorme car personne n’oublie que ce décret avait été pris dans des conditions très surprenantes, en pleine trêve des confiseurs, le 30 décembre dernier (JO du 31 décembre), drainant après lui un parfum de coup bas. Sont-ce, en effet, les touristes qui vont chez Bricorama le dimanche ?


De fait, pouvait se poser légitimement la question de la légalité d’un tel décret pris sans aucune concertation avec les partenaires sociaux et contrevenant au principe. Un décret n’a pas normalement le pas sur un principe.


Précipitation


La promulgation précipitée de ce décret indiquait que le combat contre le repos dominical ne faisait aucune pause ; que les promoteurs du travail le dimanche très investis dans les conclusions du rapport Bailly sorti l’automne dernier entendaient bien arriver à leurs fins : forcer des habitudes de consommation le dimanche au plus vite pour capter les parts de marché qui leur échappaient encore.


Ce que bien sûr n’entendent pas de cette oreille les organisations syndicales qui voient très justement dans la porosité des secteurs — ne peut-on pas acheter des meubles … de jardin par exemple dans un magasin de bricolage ? — un très grand danger. D’où leur action déterminée et experte en référé.


Certes, la loi Mallié de 2009 avait grandement désorganisé le commerce, créant des distorsions graves entre zones touristiques (pas de volontariat, pas de compensation) et les PUCE. Qu’il faille remédier à une concurrence de type far-West était une évidence. Mais avec ce rapport Bailly l’ordre attendu n’est visiblement qu’une chimère, pire une machine de guerre réactivée par et pour les grandes enseignes plus déterminées que jamais à ouvrir la brèche.


Le rapport a beau réaffirmer que « le dimanche, n’est pas un jour comme un autre », cela relève du vœu pieux et il serait bien naïf celui qui verrait cela comme une « bonne nouvelle ».


Tout nous incite à penser le contraire comme le fit lors de la IIe conférence internationale à Bruxelles de l’Alliance européenne pour le dimanche ce 21 janvier l’un des membres d’UNI-Europa fustigeant un acquis social partant en fumée : notre semaine de six jours. Le dimanche devient un jour comme un autre en Europe comme c’est le cas en Angleterre, en Espagne, en Italie… La France est sur le point de basculer également grâce à la politique des petits pas des grandes enseignes prédatrices. L’inversion à l’œuvre est donc admirable !


La mobilisation des protecteurs du dimanche


Mais il y a du répondant en face : lundi 10 février dernier, deux jours précisément avant le coup de théâtre de cette suspension de décret, une conférence de presse s’était déroulée à l’appel d’organisations professionnelles, syndicales et d’organisations de la société civile comme le Collectif des Amis du dimanche fort de ses 150 000 soutiens comme l’a rappelé son président, Jean Dionnot.


C’était à la Bourse du travail. Aucune télévision ne s’était déplacée, pas de grands médias de la presse écrite non plus (1), tous acquis, semble-t-il, à la cause des pro-ouverture des magasins le dimanche qui couvrent donc d’une chape de plomb des interventions très riches. Retenons celle de Charles Melcer (CDF) : « L’ouverture le dimanche, cela ne sert à rien… Je demande uniquement, comme la CPGME, les cinq dimanches du maire, pas plus. » Ou encore Eric Heyer (OFCE) annonçant inévitablement une hausse des prix si les magasins ouvrent le dimanche.


Le raisonnement est limpide : le coût du travail le dimanche est ce jour-là élevé et il est bien sûr lissé sur les autres jours. Ainsi Eric Heyer pose-t-il la question qui en découle : pourquoi les consommateurs des jours ordinaires de la semaine devraient-ils payer plus cher leurs achats en semaine pour la poignée qui veut consommer le dimanche ? Où l’on voit très bien que pour cette raison, le dimanche sera amené petit à petit à avoir le même coût que les autres jours.


L’écran de fumée du « volontariat » et des « compensations » paraît n’être dès lors qu’une tactique grossière, comme le décret-bricolage « temporaire » menant à l’« irréversible » contagion souhaitée ainsi que l’a démontré Eric Scherrer du SECE-UNSA. Le combat s’avère naturellement tout sauf philanthropique.


La trahison de la gauche


Ce n’est pas le moindre paradoxe qu’un gouvernement socialiste, vent debout lors de la discussion de la Loi Mallié, reprenne en 2014 la phraséologie de la droite de 2009 ou du rapport Attali dans ses décisions 136 et 137, utilisant le mot « assouplissement » au sens d’« autoriser plus largement ».


Abroger la Loi Mallié, abroger l’amendement Debré relatif aux magasins d’ameublement, abroger tout décret concernant le secteur du bricolage, réintroduire la notion d’obligation pour revivifier un principe vidé de sa force, voilà ce qu’aurait dû faire une gauche en vérité avec elle-même, faisant ce qu’elle a dit, disant ce qu’elle fait. On en est loin.


Le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche : partant, il est fixe, constant, uniforme. De cela, le gouvernement ne veut plus se souvenir. C’est ainsi qu’il bricole le dimanche… le lundi et le mardi aussi, ainsi que tous les autres jours de la semaine. Triste entreprise de dénaturation ! Une de plus… H.B.

 

(1) On me signale que Le Parisien était présent. Sans doute est-ce le manque de retours sur cette conférence de presse qui m'a induite en erreur. Désolée.

 

***

Image : Liberté politique

Photo : H.B. L'équipe du Collectif des Amis du dimanche à la Bourse du travail le 10 février 2014.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Dimanche 16 février 2014 7 16 /02 /Fév /2014 16:46

Très belle vidéo rendant hommage aux Veilleurs. Paroles et musique, Patrice et 680 000 pétitions CESE Roger Martineau. Arrangements musicaux et mixage, Antoine Lallemand. Coordination du projet, Auxi150. Avec la participation de Michael Lonsdale. Interprétation, outre les frères Martineau déjà mentionnés, Steven Riche, Tanguy Dionis du Séjour, Virginie Maraskin, Kodjo Bonina, Olivier Siruguet, Julien Gillet, Laurent Zanutta, Thibaud Mangin. Les artistes se sont mobilisés dans la salle des 700 000 pétitions CESE au Chesnay. 15 février 2013 - 15 février 2014. Il y a un an jour pour jour !


"L'hirondelle a passé sur notre France  

Un peuple s'est levé que nous n'attendions plus  

Et le temps du mensonge est révolu

Plus rien ne fera taire l'espérance

Au beau pays de France"

 

Michael Lonsdale lit des extraits de "Ève" de Charles Peguy (1913).

Mère, voici vos fils qui se sont tant battus ...

 

« Le temps des Veilleurs » s’inscrit dans la coutume du chant populaire qui, de tout temps, est le reflet direct de la société et témoigne d’une pensée plus sociale que personnelle. Les Veilleurs forment un mouvement non-violent, né spontanément en marge de la contestation de la loi du « mariage pour tous » dans la nuit du 19 avril 2013. Depuis lors, des veilleurs « demeurent vigilants pour réveiller l’âme du peuple » aux quatre coins du pays, de manière spontanée. Ils soulignent la démission de la pensée et se rassemblent le soir, à la lueur des bougies, pour écouter textes, musique et chants qui élèvent l’esprit et invitent et chacun à la réflexion. « Nous ne lâcherons rien pour briser ces mirages » répond la chanson : Patrice et Roger MARTINEAUX (15 albums, 1000 concerts) engagent leur expression artistique en hommage aux veilleurs en réunissant plusieurs artistes sur ce nouveau titre « Le temps des Veilleurs ». Ils ont confié l’organisation de ce projet à Auxi150 http://www.auxi150.fr

 

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : LOI TAUBIRA, MARIAGE, PMA, GPA
Samedi 15 février 2014 6 15 /02 /Fév /2014 00:57

Sans-titre.png

Par quatre fois au moins, nous avions défilé sur les paroles de sa chanson. Sur quatre syllabes d’une langue bien personnelle mais rejoignant celle de tous ! Papaoutai. Paroles simples s’il en est, parlant à l’âme, phonétique universelle d'un paysage primitif aussi humain que divin. Elles s’élancent, ces paroles sources, fortes, dérangeantes, douloureuses, pessimistes ; on les écoute pour la énième fois, sans se lasser : « Tout le monde sait comment on fait des bébés. Mais personne sait comment on fait des papas ». Les manifestants de la Manif Pour Tous avaient alors rapidement fait leur cette chanson emblématique d’une époque en quête d’amour et de vérité mais qui les manque tellement.


En plein débat non éteint du mariage pour tous, y compris après le vote forcé du printemps dernier, il y a quelque chose de tout à fait prophétique à voir le succès phénoménal d’une chanson qui tombe comme à pic. Ce soir, Stromae (Maestro en verlan) a ainsi raflé trois Victoires de la musique : Victoire du meilleur interprète masculin, du meilleur album, du meilleur clip vidéo. C’est mérité et ce triple succès vient on ne peut plus justement récompenser l’homme de deux mètres aux chemises papier-peint qui chante, danse, pense. Artiste total au nom à l'envers, à l'intelligence à l'endroit.


« Formidable » : chant de la dignité perdue ?


La chanson « Formidable » ne laisse pas d’intriguer, avec cet unique mot persistant qui fait refrain, presque litanies. Dans « papaoutai », on les avait déjà attrapés à la volée ces adjectifs au suffixe en –able signifiant « digne de ». Ainsi « Détestable » digne d’être détesté, « admirable » digne d’être admiré…

 

« Formidable ». Là où nous ne prononçons ordinairement le mot qu’avec trois syllabes, « e » muet oblige, Stromae fait sonner le « e » final étrangement, de plus en plus lourd d’une violence revancharde, renforçant dans le même temps le « for » initial. Ce faisant, il contorsionne le mot comme se contorsionne le grand corps saoul de l’interprète ivre. « Fort bourré », le chanteur-danseur fait sortir la vérité crue d’une rupture « fort minable », celle de « maman qui vieillit », de papa « qui trompe maman ». C’est alors que l’étymologie « Formidable » déjà si rêche de son "r" reprend vigueur avec son antique sens de « redoutable », de « terrible ». Formidable, vocabulaire de la guerre ! Génial Stromae ! H.B.

 


Par Hélène BODENEZ - Publié dans : CINÉMA, MEDIAS, THÉÂTRE, MUSIQUE, PHOTOS
Jeudi 13 février 2014 4 13 /02 /Fév /2014 15:56

Au cas où certains l'auraient oublié, le rapport Attali de 2007 "Libérons la croissance !" commandé par Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection préconise l'assouplissement en matière de repos dominical. Il s'agit des propositions 136 et 137 (voir infra). Que le gouvernement actuel remette en cause la décision du conseil d'État emboîtant au fond le pas au gouvernement précédent laisse coi ! H.B.

 

PP116 et 117 1 du rapport Attali repos dominical

 

PP116-et-117_2-du-rapport-Attali-repos-dominical.png

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Jeudi 13 février 2014 4 13 /02 /Fév /2014 12:22

CAD

 

Communiqué de Presse du Collectif des Amis du Dimanche

Paris, 13 février 2014.

Les arrêts du Conseil d'État ne sont pas des chiffons de papier !

Le rapport Bailly, commandé par le Gouvernement, avait mis en avant le caractère spécifique et bénéfique pour tous du repos dominical, et, partant, la nécessité de le protéger. Car depuis de nombreuses années, le dimanche est attaqué par des appétits mercantiles qui le grignotent peu à peu, avec la complicité d'élus, dont dernièrement le député Mallié, lui-même obéissant aux injonctions de Nicolas Sarkozy.


Malgré ce rapport, le Gouvernement s'est empressé de continuer sur la voie de la dérégulation du travail dominical, en imposant aux forceps un décret signé à la sauvette, le 31 décembre 2013. Ce décret ajoutait encore de nouvelles dérogations à la loi commune (en termes commerciaux, cela s'appelle une distorsion de concurrence) pour une "liste de 178 magasins", évidemment incontrôlable, "à titre temporaire jusqu'au 1er juillet 2015", comme la fameuse vignette automobile, et pour des "salariés volontaires", comme si le volontariat existait en entreprise, et aurait perduré une fois le travail du dimanche devenu la norme.


Le 12 février, le Conseil d'État retoquait ce décret au motif notamment qu'il attaque, sans nécessité, ni économique ni commerciale, le principe du repos dominical, qui est une garantie de droit constitutionnel. Accessoirement, il remarque, non sans malice, que ce décret dérogatoire bricolé, prétendant satisfaire à un besoin public, se devait d'être pérenne.


Comment croyez-vous que le Gouvernement allait accueillir cette décision du Conseil d'État ? Qu'allaient-ils faire, ces hommes de gauche qui avaient tous, au moment où le repos dominical était attaqué par la droite, proclamé solenellement leur volonté de maintenir le principe du repos dominical ? Respecter l'arrêt du Conseil d'État ? Abroger la loi Mallié, qu'ils avait critiquée avec raison ? Revenir à des conditions de commerce égales pour tous?


Que nenni ! Le 13 février, en riposte immédiate à l'arrêt du Conseil d'État, le Gouvernement annonce la rédaction d'un nouveau décret, toujours dans le but de faire ouvrir le dimanche les magasins de bricolage. Que cache cette obstination ? Quel lobby est aussi puissant pour avoir de tels relais, à un moment où se posent des questions bien plus urgentes ?


Cette attitude politique de total mépris envers les arrêts du Conseil d'Etat et envers le droit est proprement scandaleuse et révoltante.


Il y a quelques jours, le CEVIPOF publiait un rapport, dans lequel 87% des Français disent que les politiques ne s'occupent pas d'eux, 74% se disent manipulés, 69% pensent que la démocratie fonctionne mal, 12% voudraient que l'armée gouverne le pays.


Ils ne sont plus que 1% à éprouver du respect pour la politique.

Face à de pareilles attitudes, ce chiffre n'est pas près de remonter.

 

COLLECTIF DES AMIS DU DIMANCHE (CAD)
http://www.travail-dimanche.com

Contact presse : Jean DIONNOT-ENKIRI, 06-07-15-79-57

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Mercredi 12 février 2014 3 12 /02 /Fév /2014 16:54

Tweet-Chastang.png

 

Commentaire Joseph Thouvenel  "Quand on prend un décret en catimini le 30 décembre visant à l’égaliser les pratiques illégales, il ne faut  pas s’étonner d’être épinglé par une haute juridiction."

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Mercredi 12 février 2014 3 12 /02 /Fév /2014 16:45

 

 

Communiqué de Presse Intersyndicales et Professionnelles sur le Dimanche

12-02-2014


Conférence du 10.02.2014 Intersyndicales et Professionnelles sur le Dimanche.
LE  DIMANCHE, UN JOUR PAS COMME LES AUTRES
À l’occasion de la Conférence de Presse de ce jour, les organisations professionnelles et syndicales ainsi que les représentants de la société civile ont notamment affirmé :

  •  leur volonté de maintenir le dimanche comme jour commun de repos de l'ensemble des salariés, et que celui-ci soit travaillé uniquement pour ce qui est nécessaire à la cohésion et la continuité sociale ou culturelle ;
  • leur volonté de maintenir le statu quo concernant les cinq dimanches collectifs (dits les dimanches du maire) et leur opposition la plus totale à une augmentation à 10 ou 12 dimanches et au droit de tirage individuel par magasin. Ils ont également demandé le maintien et l’harmonisation des arrêtés préfectoraux de fermeture hebdomadaire pour les commerces alimentaires ;
  • leur volonté de voir abroger le décret concernant l’autorisation de droit donné au secteur du bricolage d’ouvrir le dimanche, ainsi que la fin de toutes les dérogations par secteur ;
  • leur refus de voir les zones commerciales classées en zones touristiques.

En sa qualité d’expert, Éric HEYER (directeur adjoint à l'OFCE) a rappelé que l'ouverture des commerces le dimanche n'apportera aucun gain de croissance en s’appuyant sur les résultats économiques des pays ayant assoupli les règles sur le repos dominical avant de faire marche arrière. Nous ne pouvons pas espérer non plus de créations d'emplois, le solde étant au mieux nul entre les créations espérées et les pertes probables d'emplois.


En conclusion, il est demandé que toute modification législative ou réglementaire concernant l'ouverture des commerces le dimanche fasse préalablement l'objet d'une véritable concertation nationale avec les organisations professionnelles et syndicales et les associations de consommateurs et de la société civile sur l'ensemble des aspects sociétaux, économiques et environnementaux.

Fait à Paris, le 10 février 2014


 

ORGANISATIONS SYNDICALES
CFDT – Commerce interdépartemental Ile-de-France (SCID)
CFE-CGC – Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres
CFTC – Confédération Française des Travailleurs Chrétiens
CGT – Commerce, distribution et services
FO – Fédération des Employés et des Cadres (FO-FEC)
SECI-UNSA - Syndicat des Employés du Commerce et des Interprofessionnels
SUD – Commerces et services


ORGANISATIONS PATRONALES
CONFEDERATION DES COMMERCANTS DE FRANCE (CDF)
FEDERATION NATIONALE DES DETAILLANTS EN CHAUSSURES DE FRANCE (FDCF)
FEDERATION NATIONALE DES DETAILLANTS EN MAROQUINERIE ET VOYAGE (FNDMV)
FEDERATION FRANCAISE DES DETAILLANTS EN DROGUERIE, EQUIPEMENT DU FOYER ET BAZAR et ARTS DE LA TABLE & CADEAUX (FFDB)
FEDERATION DES COMMERCES SPECIALISTES DES JOUETS ET DES PRODUITS DE L'ENFANT (FCJPE)
CHAMBRE SYNDICALE DES METIERS DE LA MUSIQUE (CSMM)
SYNDICAT NATIONAL DU COMMERCE DE L'ANTIQUITE ET DE L'OCCASION (SNA)
SYNDICAT NATIONAL DES ANTIQUAIRES NEGOCIANTS EN OBJETS D'ARTS, TABLEAUX ANCIENS & MODERNES (SNCAO)
CHAMBRE SYNDICALE DE L'ESTAMPE, DU DESSIN ET DU TABLEAU (CSEDT)
UNION NATIONALE DES SYNDICATS DE DETAILLANTS EN FRUITS, LEGUMES ET PRIMEURS (UNFD)
FEDERATION NATIONALE DE L'EPICERIE, CAVISTE ET SPECIALISTES EN PRODUITS BIO (FNDE)
FEDERATION NATIONALE DES SYNDICATS DES COMMERCANTS DES MARCHES DE FRANCE (FNSCMF)
SOCIETE CIVILE ET GROUPEMENTS PROFESSIONNELS
COLLECTIF DES AMIS DU DIMANCHE (CAD)
ANWR – GARANT France
GIE LES MAITRES DU PIANO

  Logos-CP.png

 


CAD Ce 10 février 2014, le CAD était co-participant d'une conférence de presse sur le travail du dimanche.
 
Était représenté un très large panel de la population : employeurs et commerces, notamment via la CGPME, la CDF, et de nombreuses organisations patronales, salariés par l'ensemble des organisations syndicales, et citoyens, notamment par le CAD.
 
Le directeur-adjoint au département analyse et prévisions de l'OFCE, en ouverture de cette conférence, a rappelé ce point capital que, dans le contexte de crise qui est le nôtre, et d'une demande étale par rapport à une capacité de production sous-employée, le travail du dimanche ne crée ni croissance, ni emploi. 
 
Au contraire, il risque d'en détruire. En effet, les avantages de l'ouverture dominicale, attendus par certaines sociétés, se traduiront fort probablement par une cannibalisation de l'activité d'autres sociétés. Les sociétés avantagées étant celles de la grande distribution, et les sociétés perdantes celles du commerce traditionnel, le jeu n'est potentiellement pas à somme nulle pour l'emploi, le taux d'emploi par la grande distribution, ainsi que les niveaux de rémunération, y étant plus faibles.

Il s'agit donc, comme le rappelait M. Ayrault, non pas d'un choix économique, mais d'un vrai "choix de société".
 
Les représentants des organisations patronales ont confirmé ce propos, soulignant que le CA global, dans de très nombreux cas, n'était pas influencé par l'ouverture d'un jour supplémentaire. C'est d'ailleurs ce que démontrent les expériences de l'Allemagne et de l'Espagne, qui, après avoir dérégulé, sont revenus en arrière. Plus encore, selon la CDF, "la loi Mallié a complètement désorganisé le commerce".
 
Les organisations syndicales, qui ont été contraintes à subir le décret du 31 décembre 2013 sans négociation, protestent contre ce procédé, et soulignent que le "volontariat" du dimanche n'est que la conséquence d'emplois précaires et sous-payés. 


Ces arguments sont portés également par le CAD. Jean Dionnot, président du CAD, s'est indigné qu’un gouvernement de gauche soit à la manœuvre pour libéraliser le travail dominical. Toute une gauche en 2009, dont entre autres MM. Hollande, Ayrault, Sapin, et même Mélenchon, avait fait des déclarations très nettes en faveur du repos dominical. Or, sous le couvert d'un rapport Bailly reconnaissant pourtant le caractère unique du dimanche, ces mêmes hommes en viennent à poursuivre l'action du gouvernement précédent, étendant la dérégulation du travail au secteur du bricolage, en dépit d'une forte opposition des salariés à travailler le dimanche, et en dépit d’un grand attachement des citoyens au caractère spécifique de ce jour, partagé avec nos voisins européens.   


Même si certaines options tactiques, notamment syndicales, peuvent être différentes, les organisations patronales, syndicales, et citoyennes sont unanimes pour dénoncer le chaos issu de la loi Mallié et exiger son abrogation, exiger le retrait du décret du 31 décembre 2013, demander le maintien et l'harmonisation des arrêtés préfectoraux de fermeture hebdomadaire, le maintien des "cinq dimanches du maire", mais pas un de plus, la suppression des PACC et autres PUCE, et la définition précise des PACT envisagées, ceci dans un véritable dialogue.

COLLECTIF DES AMIS DU DIMANCHE (CAD)


Pour rappel :


Lundi 10 février 2014
BOURSE DU TRAVAIL
Salle Pelloutier

 

DOSSIER DE PRESSE

LE DIMANCHE, UN JOUR PAS COMME LES AUTRES !


Conférence de presse organisée par les organisations professionnelles et syndicales, de la société civile et des groupements professionnels

 

Introduction
La société civile en faveur du repos dominical
Jean DIONNOT-ENKIRI
Collectif des Amis du Dimanche

I. Parole d'expert
Le travail dominical et ses conséquences sur l'économie et l'emploi
Eric HEYER

Directeur adjoint au Département analyse et prévision de l'OFCE

L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) est un organisme indépendant de
prévision, de recherche et d'évaluation des politiques publiques.

II. Paroles des représentants des organisations
«Faire société ensemble» : le rapport BAILLY fait le bon constat
Charles MELCER

Président de la CDF

La réalité des emplois dans les commerces ouverts le dimanche
Christophe LE COMTE
Secrétaire Fédéral Responsable du commerce à la FEC-FO

Les dangers des propositions transitoires : de l'irréversibilité des ouvertures à la contagion
Eric SCHERRER

Président du SECI-UNSA

Le généralisation des ouvertures dominicales en ville et périphérie : le commerce et les emplois de proximité au cœur du débat
Jean-Pierre BELLET
Vice-président de l'UNFD

Le tourisme comme facteur de croissance : «oui mais ... »
Des PUCE au PACC : vers de nouvelles distorsions de concurrence et destructions d'emplois
Francis PALOMBI
Porte-parole de la FDCF et futur Président élu de la CDF

Du rapport BAILLY à un futur projet de loi : tout reste à faire !
Karl GHAZI
Secrétaire Général de la CGT commerce de Paris

 

(Les interventions sont en cours de traitement et seront toutes bientôt accessibles en ligne)

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : OUI AU REPOS DOMINICAL !
Lundi 10 février 2014 1 10 /02 /Fév /2014 00:12

"Se rappeler que ce fut"... Photos stupéfiantes à voir toutes affaires cessantes sur le blog de Philip Plisson. La Bretagne sous la fureur de la tempête Petra : une mer furibarde à l'assaut du bout de la terre comme rarement.

Par Hélène BODENEZ - Publié dans : CINÉMA, MEDIAS, THÉÂTRE, MUSIQUE, PHOTOS

27 juin 2014

Arrêtée à l'aéroport alors qu'elle fuyait le Soudan, Meriam est actuellement en liberté surveillée à l'ambassade américaine

23 juin 2014 

Soudan : la jeune chrétienne condamnée à mort a été libérée via @Le_Figaro

 

Acat-copie-1.png

L'ONG chrétienne contre la torture et la peine de mort appelle à signer une pétition pour libérer Meriam une jeune chrétienne condamnée à être flagellée, à être mise à mort pour apostasie au Soudan. Elle est actuellement en prison enchaînée selon son mari qui a pu lui rendre visite. Elle vient d'accoucher d'une petite fille. Elle sera pendue dès qu'elle aura fini d'allaiter. Conversion à l'islam ou pendaison, tel est l'inommable marché. 

  

 

 

 

Asia Bibi en prison au Pakistan pour blasphème depuis cinq ans.

 


 

 

 

 

Je-marche-avec-Kerviel.png

19/06 : 32 jours d'incarcération

 

 

 

Audio

Radio-Notre-Dame.png

La Voix est libre, émission du 8 novembre 2010 animée par Anne Gavini. "Comment redonner sa place au dimanche". Débat avec Monseigneur Lagleize, évêque de Valence. Hélène Bodenez, professeur à Saint-Louis de Gonzague-Franklin, Monseigneur Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Par téléphone : Père Jacques Vignancour, curé de Saint Austremoine, à Issoires (Puy de Dome)


 

 

Aujourd'hui l'Eglise, émission du 19 novembre 2008, animée par Elodie Chapelle. "Travail le dimanche : l'Eglise a son mot à dire" Débat  avec François Asselin et Hélène Bodenez.

Publications

 

 51 Revue Rapport 03  Sexe-du-genre-Lp-55.jpg  Van-Thuan-revue-_-en-espagnol.png

- « Devoir des parents, bien de l'enfant », Francis Mouhot, Éduquer, est-ce encore possible ?, Les Idées, Revue Liberté politique, n° 60, (juin-juillet 2013), p. 157-158.

« Le Jésus de l’Histoire », À propos de Jean-Christian Petitfils, Jésus, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°56, Privat (mars 2012), p. 195-201.

- « La bataille du dimanche continue », Revue Liberté politique, IIIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 55  (décembre 2011), p. 115-119.

- « Lumière du pape », À propos de Lumière du monde, Questions disputées, Revue Liberté politique, n° 52, Privat (mars 2011), p. 155-161.

- « Le cas de l'année : la bataille du dimanche en France et en Europe  », Revue Liberté politique, IIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 50 (septembre 2010), p. 75-84.

- « La Battaglia sulla domenica in Francia », Rapporti dal Mondo, Osservatorio internazionale cardinale Van Thuan sulla dottrina sociale della chiesa, Bollettino di Dottrina sociale della Chiesa , (Anno VI 2010, numero 3, luglio-settembr), p. 87.  

  - « Le dimanche, un droit historique », À propos de Daniel Perron, Histoire du repos dominical, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°50, Privat (septembre 2010), p. 185-190.

 - « Une truculente défense du pape », À propos de Gaspard-Marie Janvier, Minutes pontificales sur le préservatif, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 49, Privat (juin 2010), p. 161-164.

- « Le dimanche, jour cardinal », Communication à la table ronde du 6 octobre 2009 "Vivement dimanche !" au Centre culturel de Franklin, Revue Liberté politique, n°. 47, Privat (décembre 2009), p. 23-31.

- « Voyage au cœur de la psychothérapie », À propos de Francis Mouhot, Le Moi et l’esprit, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 46, Privat (septembre 2009), p. 143-152.

- « Pourquoi le dimanche ? », Dossier "A Dieu, le dimanche ! Appel à la résistance des chrétiens", Revue Liberté politique, n°. 44, Privat (mars 2009), p. 107-116.

- « Benoît XVI le bâtisseur », À propos de George Weigel, Le Choix de la vérité, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 43, Privat (décembre 2008), p. 181-185.

- « Lâcher prise ou abandon spirituel », À propos de Robert Scholtus, Faut-il lâcher prise : splendeurs et misères de l’abandon spirituel, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat, (septembre 2008), p. 167-174.

- « Retrouver les chemins de l’être », Dossier Fides et Ratio 2008-1998, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat (septembre 2008), p. 153-163.

- « Les métamorphoses de Jésus ou la tentation de l’expérience directe », À propos de Frédéric Lenoir, Le Christ philosophe, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 41, Privat( juin 2008), p. 235-244.

- « Et le blog devint fléau », Éducation : questions qui fâchent, Revue Liberté politique, n°. 40, Privat (mars 2008), p. 147-157.

- « Conversion ou initiation : le presque de la foi », À propos de Jean-Claude Guillebaud, Comment je suis redevenu chrétien, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 38, Privat (septembre 2007), p. 125-131.

- « Relire La Pensée captive », À propos de Cesław Miłosz, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 32, Privat, (janvier-février 2006) p.129-141.

À lire absolument !

danielperron.png

Daniel Perron, Histoire du repos dominical (L'Harmattan, 2010).

 

gaspard-marie-janvier.png

Gaspard-Marie Janvier, Le Dernier dimanche (Mille-et-une-nuits, 2009, Prix Mottard 2009). 

 

Froger2

Jean-François Froger, Le Maître du Shabbat (Editions Grégoriennes, 2009)

 

Gourrier2.png

Patrick Gourrier, Le dimanche, c'est sacré ! (Letheillieux, 2009)

 

fauquier.png

Michel Fauquier, Lettre ouverte du dernier des Français au premier des Français, (Tempora, 2009)

 

Nuage-de-tags.jpg

 

 

Carte trvail dominical 
Dimanche

Fonctions sociales d'un jour à part

Noyau d'un ordre social historique

Vidéos créées pour ce blog.

Version de la vidéo en anglais

Version de la vidéo en espagnol 

Version de la vidéo en allemand

 

Dimanche

 

 

 

À Dieu, le dimanche !

H. Bodenez

 

A Dieu le dimanche !

Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens. L'argument religieux n'étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s'est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n'en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l'Église.   Acheter à La Procure

Logo-Adverbum-2-copie-1.pngLogo-EG.png  

 

Joseph Thouvenel a lu  À Dieu, le dimanche ! Ed. grégoriennes) Chronique Economie et société sur Radio Notre-Dame, 12 décembre 2010.

 

 

Faut-il faciliter le travail le dimanche ?

KTO

    

Pourquoi le dimanche est-il un jour chômé ?

 

 

 

L'écho des dimanches

Duo Zucchero - Fiori, paroles françaises de J.-J. Goldman, (Chocabeck, 2010).

"Dans mon village, j'ai vu le temps se poser..."


 

Logo-AFSP

L'Association pour la Fondation de Service politique réunit des hommes et des femmes engagés dans la vie politique, économique et sociale. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à ses activités : colloques, conférences, universités, soirées-rencontres, campagnes de sensibilisation. De très nombreuses personnalités ont participé à ses travaux: chefs d'entreprise, cardinaux, universitaires, hommes politiques, journalistes.

14 juin 2011

The European Sunday Alliance is a network of national Sunday Alliances, trade unions, civil society organizations and religious communities committed to raise awareness of the unique value of synchronised free time for our European societies. Sunday and, more general, decent working hours, are the focus of our campaigns. In our Founding Statement, we draw attention to aspects of life/work-balance and social cohesion that depend on a vast majority of people to have their lawful free time at the same time.

 

Lancement de l'European Sunday Alliance, le 20 juin 2011 dont sont membres, entre autres, l'AFSP, la CFTC, le CAD.

 

CCF

Le centre culturel Franklin est inspiré par la tradition jésuite et permet de créer une synergie entre la formation intellectuelle, humaine et spirituelle dispensée aux élèves à Saint-Louis de Gonzague (Paris) et une certaine forme de formation continue destinée aux adultes de la communauté éducative. Ce que de manière traditionnelle, on appelait autrefois dans les collèges de la Compagnie : « école des parents », si non « école des adultes ». Le Centre culturel Franklin est ainsi un lieu de rencontres avec des personnalités uniques, un lieu de réflexion, un lieu d'échange et de débats.

Travail décent

Un monde meilleur commence   

L'objectif principal de l'Organisation internationale du Travail (OIT) est de promouvoir l'égalité pour les femmes et les hommes, d'obtenir un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de la dignité humaine. Ce film web donne un aperçu de trois minutes de la notion de travail décent et est disponible en 25 langues (Juillet 2008).          

Le jour décent du repos hebdomadaire est le dimanche ! 

Des députés européens débattent du repos dominical
D'un côté les pour, de l'autre les contre... Où l'on voit un député européen conservateur (Sud-Est de l'Angleterre) sortir de ses gonds au seul motif que le jour de repos hebdomadaire puisse être le dimanche et pas le vendredi par exemple. Toujours les mêmes arguments : renvoyer aux lois des pays, renvoyer au "principe de subsidiarité". Rien de plus malhonnête quand on sait que la pression pour ouvrir les magasins le dimanche vient précisémenet de l'Union européenne qui a sorti de la directive du temps de travail le repos donné le dimanche, pilier d'un modèle culturel, noyau d'un ordre social historique. 

25 mars 2010
 
Robert Rochefort : travail le dimanche, une proposition contre l'emploi  
"Vous déportez le commerce vers la grande distribution et vous poussez des centaines de milliers de petits commerçants à la fermeture."

   22 février 2012
 

 

Christ du Dimanche à Biella (Italie)

Christ-du-dimanche-Biella-3-copie-1.jpg

À Biella, Christ du dimanche, élément d'un triptyque, à droite d'une Vierge à l'Enfant et d'une Trinité.

  christdudimanche4.png

A Biella, Christ du dimanche. 

  christdudimanche3.png

A Biella, Christ du dimanche, détail. Photos : Hélène Bodenez.

Mandamentos da lei de Deus

Açores, Sao Miguel

Photo : Table de la Loi - Azulejos - Açores

 

"Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré."

Livre de l'Exode, 20, 8-11, Ire lecture du dimanche 11 mars 2012 - 3e dimanche de Carême. 

 

"Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu'au temps de la domination des Perses. Ainsi s'accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu'à ce qu'elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés."

Deuxième livre des Chroniques, 36, 20-21. 

Ire lecture du dimanche 18 mars 2012 - 4e dimanche de Carême, dimanche de Laetare.

 

"Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat."

Évangile selon saint Jean, 5, 8-9. Évangile du jour – 20 mars 2012.

 

"Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait."

Évangile selon saint Luc, 13, 10-17. Évangile du jour – 29 octobre 2012.

 

"Quand arriva la fête du septième mois, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l'assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C'était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu'à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l'assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !» Les lévites calmaient tout le peuple en disant : « Cessez de pleurer, car ce jour est saint. Ne vous affligez pas ! » Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts à ceux qui n'avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances ; en effet, ils avaient compris les paroles qu'on leur avait fait entendre.

Livre de Néhémie, 8, 1-4a.5-6.8-12, lecture du jeudi 3 octobre 2013, Proclamation solennelle de la loi de Moïse.

La Résurrection du Christ

Résurrection

Photo : Résurrection - Azulejos – Nossa Senhora da Paz, Vila Franca do Campo São Miguel, Açores.

L'heure de la résurrection

"La Vierge était absolument certaine de la résurrection de son Fils puisqu'il l'avait si ouvertement prédite ; mais elle en ignorait l'heure qui, en effet, ne se trouve nulle part déterminée. Elle passa donc la nuit du Grand Samedi, qui lui parut bien longue, à réfléchir sur l'heure possible de la résurrection. Sachant que David a, plus que les autres Prophètes, parlé de la Passion du Christ, elle parcourut le psautier, mais n'y trouva nulle indication de l'heure. Cependant, au psaume 56, David, parlant en la personne du Père à son Fils, dit : « Eveille-toi, ma gloire, éveille-toi ma harpe et ma cithare. » Et le Fils répondit « Je m'éveillerai à l'aurore... » Quand la Vierge Marie sut l'heure de la résurrection, je vous laisse penser avec quel empressement elle se leva pour voir si l'aurore venait. Elle constata que non et acheva le psautier. Puis elle voulut s'assurer si d'autres Prophètes n'avaient pas mentionné l'heure de la résurrection et elle trouva au chapitre six d'Osée ce texte : « Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. Appliquons-nous à connaître le Seigneur, sa venue est certaine comme l'aurore. » La Vierge se leva et dit : « Ces témoins de l'heure où mon Fils doit ressusciter me suffisent...» puis elle regarda par la fenêtre et vit que l'aurore commençait à poindre. Sa joie fut grande : « Mon Fils va ressusciter », dit-elle. Puis, fléchissant les genoux, elle pria « Réveille-toi, sois devant moi et regarde, et toi, Seigneur Dieu Sabaoth, réveille-toi.» Et, aussitôt, le Christ lui envoya l'ange Gabriel disant : « Toi qui as annoncé à ma Mère l'incarnation du Verbe, annonce-lui sa résurrection. » Aussitôt l'Ange vola vers la Vierge et lui dit « Reine du ciel, réjouis-toi, car celui que tu as mérité de porter dans ton sein est ressuscité comme il l'a dit. » Et le Christ salua sa Mère en disant : « La paix soit avec toi... » Et Marie dit à son Fils : « Jusqu'ici, mon Fils, je rendais mon culte le samedi, pour honorer le saint repos après la création du monde ; désormais, ce sera le dimanche, en mémoire de ta résurrection, de ton repos et de ta gloire." Et le Christ approuva."

Saint Vincent Ferrier

Dominicain espagnol (1357-1418)

Cité par le site Une Minute avec Marie les 22 et 23 mars 2012.

 


La-Salette.png 

Photo H.B. : détail de la statue de Notre-Dame de La Salette, là où la Vierge Marie pleure...  

Lekha Dodi, la fiancée Shabbat, et Notre Dame de La Salette

 

En tant que Juif, j'étais frappé et profondément ému quand j'ai lu les mots de Marie à La Salette : « Je vous ai donné six jours pour travailler dur, le septième je l'ai gardé pour moi-même ». Dans une perspective juive, il est très naturel, presque inévitable d'associer Marie avec le 7e jour, le sabbat. Dans la tradition juive le Shabbat est vu comme une épouse, sous le nom de la "reine du Shabbat". C'est l'anti-chambre du Royaume Messianique, une sorte d'avant-goût de ce qui est à venir. [L'auteur offre comme explication une libre traduction du « Lekha Dodi », qui est un chant juif traditionnel chanté le soir du Shabbat. Dieu invite Israël, le bien-aimé (Dodi), à accueillir le shabbat personnifié au féminin (la reine Shabbat).]

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Venez, saluons tous Shabbat, la Reine suprême. Source des bénédictions dans toutes les régions du monde, ointe et régnante depuis les temps les plus reculée, dans la pensée elle a précédé les six jours de la Création.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

  

Lève-toi et secoue la poussière de la terre. Revêts-toi de glorieux vêtements qui font voir ta valeur. Le Messie nous conduira tous bientôt vers la nouvelle naissance. Mon âme ressent maintenant les chauds rayons de la rédemption.

  

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Réveille-toi et lève-toi afin de saluer la nouvelle lumière, car dans ton rayonnement le monde sera éclairé. Chante, car les ténèbres ont disparu de notre regard. Le Seigneur manifeste à travers toi sa Gloire.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

Alors tes destructeurs seront eux-mêmes détruits. Les ravageurs au loin vont vivre dans le vide. Ton Dieu alors te célébrera dans l'excès de joie, comme un fiancé rencontrant le regard de sa fiancée.

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

 

[Tout le monde se lève et se tourne vers l'entrée en saluant symboliquement la fiancée Shabbat]

 

Viens en paix, ami de l'âme, doux dons du Seigneur, saluée avec joie et adorée autant par des chants, Parmi le peuple de Dieu en accord dans la foi. Viens, Fiancée Shabbat, viens la couronne des jours,

 

Viens mon bien-aimé,

saluons Shabbat la fiancée, la Reine de nos jours.

   

Presque tous ces mots pourraient être chantés en l'honneur de la Reine du Ciel, la Reine de La Salette, bienheureuse Vierge Marie !

Roy Schoeman

Analysé par Mgr Dubost ici et cité par le site Une Minute avec Marie le 10 juin 2012, jour de la Fête-Dieu en France.

 

Rechercher

Dimanche, si loin si proche de la semaine prochaine

Volo, En Attendant (2009) 


 
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés