Le blog d'Hélène Bodenez 

 

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 09:15

Benoît Hamon était cette semaine l'invité de Face aux chrétiens sur KTO TV. Interrogé par une journaliste de La Croix sur le texte que le premier secrétaire du parti socialiste a déposé, texte dans lequel il y a un certain nombre de propositions également signées par Martine Aubry, l'ex-ministre de Manuel Valls met les pieds dans le plat et aborde l'ambiguïté d'un tel texte par la proposition concernant  le travail le dimanche.

 

 

« Le texte que signent tous les ministres du gouvernement, le premier ministre, le premier secrétaire du parti socialiste et quelques autres éminences du parti socialiste dit : Nous sommes opposés à toute nouvelle extension du travail le dimanche. Alors il y a deux hypothèses. Soit ça appelle un amendement tout de suite, puisque le sujet est dicté au Sénat, à la Loi Macron pour ne pas étendre le travail le dimanche, ou alors en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Soit on considère que c’est toute nouvelle extension, une fois la Loi Macron votée. Mais cette précision n’est pas donnée. Mais c’est fait pourquoi ? c’est là ce que je regrette ! Cette précision n’est pas donnée, pourquoi ? Pour que tout le monde puisse se dire que « Finalement ça correspond à ce à quoi ils pensent ». À la fin, il y a une forme de supercherie si on ne précise pas si c’est avant la Loi macron ou après la Loi Macron ! Et je pense qu’on ne peut pas s’en tirer, au moment où lors des Départementales les 18/24 ans ont voté Front National, 15% PS au premier tour. Dans un moment comme celui-là, où l’on a fait de la jeunesse la priorité, un moment d'une grande gravité, je pense, on ne ne peut pas s’en tirer avec des habiletés, le PS est capable d’en faire, j’y ai même participé moi aussi. Mais une énième habileté pour que finalement faire en sorte que les mêmes, au bout du compte continuent à décider de la destinée du parti... »

(Question à  10:54, réponse à 11:16)

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 06:51
"C dans l'air" sur France 5 du jeudi 16 avril 2015.

"C dans l'air" sur France 5 du jeudi 16 avril 2015.

Il y a quelque huit jours, le Grand-Orient de France lançait la deuxième édition de ses « utopiales maçonniques » ayant pour thème "Construire le monde de demain". Dans le même temps, le Grand-maître de l'obédience était l’invité de France culture et d’Europe 1. Jean-Marie Guénois, de son côté, dressait de Daniel Keller, pour le Figaro, un portrait élogieux. Jeudi dernier, ce fut sur France5 un C dans l’air entièrement consacré aux francs-maçons et à leur « retour en politique ». Une vaste offensive de réponses aux objections se déployait.

 

Ce fut une très subtile émission. Les francs-maçons essayaient-ils de sortir de vilaines images, celle de société secrète, celle de secte, dans lesquelles on peut les circonscrire ? Peut-être. En tout cas, les objections montent dans l’opinion publique. Il fallait y faire face. Plusieurs fois pendant l’émission, se posant en situation victimaire, les invités francs-maçons se sont insurgés contre ce qu’ils nomment l’antimaçonnisme rampant. Ainsi à les écouter, contrer la franc-maçonnerie - sur le plan des idées, non des personnes évidemment - deviendrait de l’antimaçonnisme. Serait-on en train d’essayer de créer bientôt le délit de maçonophobie ?

 

Religion laïque ou parlement souterrain ?

 

M’ont d’abord particulièrement marquée le fait d'abord que beaucoup de jeunes entrent actuellement en maçonnerie y trouvant des repères, les liens ensuite entre politique et franc-maçonnerie. Yves Calvi sans langue de bois interroge incisif : « A-t-on affaire à une religion laïque ou à un parlement souterrain ? » Et l’un des invités de répondre « Un peu des deux », l’autre « aucun des deux » Allons savoir !… La com’, pourtant, ce jour-là, était plutôt de dire que la perte d’influence des francs-maçons était bien là ce qu’Yves Thréard du Figaro a quant à lui voulu relativiser : « S’il y a moins de francs-maçons parmi les élus politiques, il ne faut pas négliger qu’il y en a beaucoup dans les cabinets ministériels. Quand vous êtes en cabinet, vous êtes influent, c'est vous qui faites marcher la machine de l’État. »

 

L’émission se poursuit sur les sujets de prédilection des travaux en loges, « sur des sujets de société » en « des domaines réservés » : la bioéthique, la dignité de l'homme, l’autonomie du sujet, la liberté de l'esprit ». L'un des reportages proposés au spectateur confirme que les lois de la contraception, de l’avortement étaient bien portées par la franc-maçonnerie. Derrière le député Lucien Neuwirth par exemple, Pierre Simon le grand-maître du Grand-Orient de l’époque. De la même façon, les invités du plateau d’Yves Calvi admettent qu’ils sont à la manœuvre concernant les lois actuelles de la fin de vie via l’association « cousine »  Aider à mourir dans la dignité.

 

Un grand étonnement malgré tout, la question du Mariage pour tous. Il semblerait que les francs-maçons soient restés comme ils disent, « sur le quai ». « C'est même devenu un syndrome dans les obédiences » qui d’habitude « réfléchissent entre elles avant de s’exprimer ». « Découvrir le sujet une fois qu’il est en débat, assènent-elles, c’est trop tard ».

 

Franc-maçon un jour, franc-maçon toujours ?

 

J’ai pour ma part du mal à y croire. Il y a une signature qui se repère. Et en tout cas, l’invitée a bien confirmé que la loi du Mariage pour tous correspondait de toute façon aux « valeurs » portées par la franc-maçonnerie. Que la négation d'une mobilisation populaire sans précédent ait des retombées inattendues, que le passage en force d'une loi impopulaire ait des conséquences imprévues sur le pouvoir et sur la démocratie, nul ne peut le contester, et surtout pas les francs-maçons pour une fois dépassés un peu comme pour le "non" au référendum européen. La faute à l'ère numérique et aux réseaux sociaux ? Faut-il dès lors les juguler comme l'annoncerait la future loi sur le renseignement ?

 

Pour finir, concernant Manuel Valls, l'un des invités a voulu préciser qu’il n’était pas franc-maçon, qu’il l’a été de 1989 aux années 2000. Un « parcours long » dans deux loges différentes d’un Grand Orient fort de cinquante-et-un mille maçons sur les cent soixante-quinze mille maçons de France. Je resterai volontiers sur la question d’Yves Calvi "Mais est-ce qu'on peut dire qu'on l'a été ? Ne le reste-t-on pas toute sa vie ? H.B.

***

Voir en  complément l'émission sur France culture le dimanche "Divers aspects de la culture contemporaine". Le premier dimanche du mois est consacré à l'actualité du Grand Orient.

 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 19:52
Manuel Valls serre la main du pape à la cérémonie de canonisation de Jean-Paul II.

Manuel Valls serre la main du pape à la cérémonie de canonisation de Jean-Paul II.

C’est tout de même formidable ! Voici que le gouvernement français engage un bras de fer avec le très populaire pape François, qu’il entend mettre au pas l'Argentin venu du "bout du monde" ! La nomination d’un ambassadeur près le Saint-Siège ne saurait être discutée, ni négociée. Refusée une première fois, elle revient à l’identique cherchant à imposer la personne de Laurent Stefanini qu’on veut donc recaser dans la Ville éternelle, centre mondial autant des beaux-arts que de la catholicité.

 

François Hollande, comme tous les Puissants du monde, se pressait pourtant, il y a peu, pour rendre visite à l’incontournable chef charismatique des catholiques. Serait-ce désormais une image vide de sens – celle de factices bonnes relations avec le pape ? Le président de la république ne semble-t-il pas oublier l’annonce de la visite de l’hôte d'importance en France en 2016 ? Serait-ce un signal triste d’une ère de glaciation entre les deux états, révélatrice d’une glaciation plus profonde des relations entre un président de la république et tout une part de Français niés, les catholiques précisément parce que catholiques ?

 

Des gestes vides de sens ?

 

Tout cela ne manque pas d’étonner. Manuel Valls lui-même avait voulu assister aux cérémonies de canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, avait bien voulu attendre son tour pour saluer ce pape François si ouvert. Mais quel sens ces gestes prennent-ils aujourd’hui ? Une sorte de parade flagorneuse d’hypocrites ?

 

La réciprocité en tout cas n’a pas court. S’il nous en souvient bien, le Vatican avait déjà, semble-t-il, dû subir le sectarisme de Paris. Le gouvernement français n’avait-il pas refusé la nomination vaticane d’un évêque "trop manif pour tous" ? La presse s’en était fait l’écho comme étonnée de ces relents d’anticléricalisme d’un autre âge. Le Saint-Siège avait obtempéré et proposé un autre nom.

 

Respect des croyances mis à mal

 

L’heure n’est donc pas à la détente ni à une laïcité sereine et apaisée telle qu’elle devrait s'épanouir dans un pays dont l'article premier de la constitution prétend respecter toutes les croyances. À preuve, le président du Sénat, Gérard Larcher, s’alliant avec la gauche pour que soit réaffirmée « la supériorité des lois de la République » face aux religions... Cela ne sent pas bon.

 

Aujourd’hui, devant vingt-cinq mille fidèles, sous un soleil pascal splendide, le pape François, plus libre que jamais, a mené sa barque en eaux toujours plus profondes. Au centre de la catéchèse, la différence sexuelle que ne saurait ternir aucune théorie du genre. Splendeur de la vérité ! H.B.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 17:04

Ce matin dans sa traditionnelle catéchèse du mercredi, devant une foule toujours aussi nombreuse Place Saint-Pierre, le pape a abordé la question du genre l'inscrivant dans la tendance de la culture moderne à distiller aussi beaucoup de doutes et de scepticisme. Autre moment fort, une plus grande place à donner au génie féminin dans l'Église.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 08:19

Le blog-notes du 13 avril 2015 - La "Fabrique" socialiste ? (À 03:33 sur le site de Radio Notre-Dame en réécoute).

 

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 09:01
La fabrique socialiste ? un totalitarisme rampant !

Bientôt un an que la Loi Taubira du mariage pour tous, emblème de la transgression majeure à laquelle se livre le gouvernement socialiste, est passée ! Confondant l’émancipation jusqu’auboutiste d’une modernité plus que défigurée et promotion d’une raison ample, les socialistes ont beau mettre en avant tous les éléments de langage les plus inventifs pour une communication efficace, une chose est acquise, ils ont tué la démocratie, soit la voix légitime du peuple.

 

Y avaient-ils songé ? La dernière invention en date, « La Fabrique » socialiste, donnant sur twitter #LaFabriquePS, l'une des motions préparant le Congrès de juin, invite paradoxalement à l’inventaire. Car, pour nous, l’ADN socialiste est désormais isolé, le logiciel socialiste parfaitement téléchargé ; aucune campagne ne saurait le faire oublier. Depuis 2012, qu’ont-ils en effet osé ces socialistes ? Tout ! Et en particulier tout ce qui pouvait déconstruire le soubassement catholique de l’édifice social France.

 

Écoutant nous ne savons qui, François Hollande a imposé le mariage pour tous, en procédure accélérée, faisant avancer arbitrairement la date de passage au Sénat contre les ultra-marins, niant des dizaines de manifestations par toute la France, surtout celle du 24 mars sur les Champs-Élysées à Paris et son million de personnes rassemblées. Des Veilleurs inoffensifs ont été embarqués, un jeune homme a été mis en prison, quand le péril islamiste sur notre sol était tout bonnement occulté. 

 

L'édification d'une société utopique

 

Puis c’est la loi sur l’expérimentation sur l’embryon en août 2013. L’embryon ravalé à un matériau comme un autre ! C’est encore la Loi Macron avec son cortège de démolitions du modèle social français : le repos dominical est en passe de recevoir son ultime coup de boutoir emmenant bientôt les jours fériés. Ne pas se leurrer, ils sont eux aussi en sursis. Les socialistes, qui ne se cachent même plus de construire une utopie, comme le martèle le très écouté Daniel Keller, grand maître du Grand Orient, modèlent avec ces gens de l’ombre non élus une nouvelle société, un nouvel homme, une nouvelle foi. Tellement sûrs de leur fait, ils imposent la Loi Macron sans l’adoubement de la représentation démocratique ; elle portera à jamais l’infâme sceau du 49.3. Le coup de force permanent, voilà la  réelle marque de Fabrique du gouvernement de François Hollande et du parti socialiste qui l’a mis au pouvoir.

 

Récemment les lois sur la fin de vie ont achevé de dessiner le profil de ce gouvernement d’initiés. Plus les élections lui sont défavorables, plus les lois avancent échevelées et irrationnelles en dehors de tout processus démocratique réel. Appliquant les lois à la lettre, le président de la république n’a cure de leur esprit et du pouls de la France. Ainsi par exemple, après l’avancée rampante du genre à l’école, voici la loi santé donnant un nouveau statut à l’embryon, le vote de la sédation profonde, l'annulation du délai de réflexion pour une IVG, le vote de la levée de l’indisponibilité des corps en permettant aux médecins de prélever les organes sans le consentement des familles. En marche, nous en somme horrifiés au moment de l’écrire, la nationalisation des corps et tout le trafic qui en découlera forcément.

 

En route pour la révolution ?

 

Sans perdre courage, force est de constater l’échec de toutes les mobilisations les plus intelligentes, les plus dévouées, les plus inattendues : manifestations de masse relayées par une bonne communication, approche de députés, émissions de radio et de télévision, articles dans des journaux variés, pétitions énormes, associations expertes, figures emblématiques, rien n’y fait. Aucune écoute, aucune prise en compte d'une opposition juste et humaniste. Tout passe rapidement à l'Assemblée nationale avant que la droite ne revienne au pouvoir, si elle revient… Nous sommes réduits à réagir après coup en interviews et communiqués de presse impuissants. C’est naturellement très grave car s’il ne reste plus de possibilité de peser raisonnablement sur le dialogue démocratique, que reste-t-il en vérité ? La révolution et son lot de violences inévitables comme nous l'apprend l'Histoire ? Ne faut-il pas se méfier des rancœurs d’un peuple à bout aux prises avec cette gauche en définitive totalitaire ? Pourquoi s'en étonner d'ailleurs ; c'est ce qu'a toujours promis le "socialisme". Ses fruits toujours amers n'ont que le goût du totalitarisme.

 

Professeur de lettres, explorant précisément la "fabrique" du roman ces jours-ci avec mes très bons élèves de première à qui ce gouvernement d'utopies va enlever bientôt la possibilité d'étudier les langues anciennes, je vois consternée l'ironie tragique se déployer sous nos yeux avec ce même mot "fabrique" utilisé aux fins électorales des socialistes. Une évidence s'impose, criante, le roman socialiste publié et diffusé, avec sa sale histoire et ses personnages "idiots utiles", est un sacré mauvais roman. Oui, question de fabrique ! H.B.

 

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Published by Hélène BODENEZ - dans POLITIQUE
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 14:17

De nombreuses manifestations se déroulent actuellement partout en France contre la dérégulation sans prédécent que prévoit le projet de loi Macron. Mais qu'est-ce que donc que cette Loi Macron ? Rien de plus nébuleux, semble-t-il, mis à part peut-être le "nez rouge" du travail le dimanche. Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, ayant d'ailleurs toujours sa carte au PS, est au nombre de ses détracteurs les plus acharnés. Invité à parler à Roubaix le 16 mars dernier, Gérard Filoche a été relayé par Radio Campus de Lille hier soir, en la veille des imposantes mobilisations de ce jour.

 

Pour Gérard Filoche, les Français ne savent pas ce qu’il y a dans la Loi Macron et ses 106 articles. Il en est à sa quarantième réunion pour la faire connaître. Il constate néanmoins une prise de conscience salutaire depuis le passage en force à l'Assemblée nationale par le 49.3. Il martèle que cette loi ne se résume pas au seul travail le dimanche.

 

Gérard Filoche rappelle ce qu'est un contrat de travail avec son lien de subordination permanent. C'est parce qu'on est subordonné qu’il y a une loi qui protège les salariés par le code du travail. Il attire l'attention sur le danger du licenciement sans motif qui ferait passer vers un autre droit, celui de la soumission ne relevant plus du code du travail, mais du droit civil. Va-t-on passer à un contrat civil de gré à gré entre parties prétendument égales ?  Pour Filoche, c'est la plus grande attaque du projet de loi Macron. Une menace terrible. Le smic ne s’appliquerait plus. Plus d’accord de branches non plus, mais des accords individuels. Le volontariat du travail le dimanche ? Ça n’existe pas. Ça ne peut pas exister ! L’emploi créé le dimanche sera supprimé le mardi. Aucune majoration n'est en réalité prévue.

Haut en couleur, doté d'une verve impressionnante, Filoche ne ménage pas sa peine. On ne partage pas toute sa façon de faire, mais Il faut l'écouter ! H.B.

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Published by Hélène BODENEZ - dans OUI AU REPOS DOMINICAL !
7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 09:53

On l'aura attendu longtemps ! Que le président de la république prononce enfin le mot "chrétiens" quand les communiqués de presse de l'Élysée, concernant les récents massacres perpétrés, ne parlaient que de "ressortissants égyptiens" ou  "d'étudiants kényans". C'était hier à Izieu.

 

 

 

 

Oui, il aura fallu que le torchon brûle ! Pendant trois jours ubuesques, nos trois jours saints, le plus haut sommet de l’État nous aura donc obligés à sortir du silence que le triduum nous imposait pourtant.

 

 

 

Sous la pression des réseaux sociaux, la nouvelle est tombée hier soir : au moment où le président de la république osait enfin le mot "chrétiens" dans son discours d'Izieu, la RATP, qui refusait la mention "en faveur des chrétiens d'Orient" sur les affiches de publicité annonçant le concert des prêtres le 14 juin, a cédé.

 

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Published by Hélène BODENEZ - dans POLITIQUE
7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 09:21

Le blog-notes du 6 avril 2015 - Le lundi de Pâques : un jour férié de trop ? (À 03:58 sur le site de Radio Notre-Dame en réécoute).

Louis Daufresne : On va parler d'une députée réunionnaise, qui a déposé à l'Assemblée un amendement très discret de la loi Macron qui a été adopté le 14 février. Il permettait de remplacer des jours fériés catholiques par des fêtes locales Outre-mer, dont le lundi de Pâques.

Hélène Bodenez : Voilà mais heureusement cet amendement vient d'être retoqué au Sénat. La Commission spéciale chargée d’examiner le Projet de loi pour la croissance et l’activité a adopté la suppression de l’article 82 bis. L’unité de la Nation a donc prévalu. Mais il ne faut pas se leurrer, les coups de boutoir se font de plus en plus sournois. À chaque fois qu’on perd du terrain sur le front du repos dominical ou des jours fériés, et l’on en perd, c’est souvent par le biais d’amendements félons, de nuit, ou de décrets pendant des vacances… Un patrimoine immatériel à défendre avec plus de force encore que le patrimoine matériel de nos églises.

 

L.D. : Les jours fériés ce n’est pas comme le dimanche, c'est ce qu'on vous répondra

H.B. : C'est souvent ce qu'on nous dit ils en sont souvent le prolongement. Bon nombre d’entre eux révèlent le substrat chrétien de notre culture. Que ce soit le lundi de Pentecôte, que ce soit le lundi de Pâques comme aujourd’hui, ces jours fériés révèlent l’importance d’une fête puisqu’ils inaugurent l’octave de la fête (Pâques ou la Pentecôte) où la grâce de la fête est donnée, au-delà du seul jour de la fête, pendant huit jours. Et même lorsqu’on n’est pas catholique, le bénéfice d’un jour de repos est pour tous dans un horizon social rude. Même Voltaire reconnaissait les bénéfices sociaux de la religion. Outre les deux lundis cités, il y a d’autres fêtes mobiles comme la Toussaint, Noël, le jeudi de l’Ascension ou l’Assomption que les Français, même en déshérence religieuse, sont bien heureux de vivre dans ce contexte d’un humanisme fondé. C'est du liant social. Le repos des jours fériés relève d’ailleurs de ce qu’au niveau international on nomme le « travail décent ». C'est une alternance travail/jours fériés qui est une une aternance de décence.

 

L.D. : Alors une pétition a été lancée

H.B. : Oui  et elle a engrangé 50 000 signatures. Le père Patrice Gourrier une des grandes gueules de RMC est monté au créneau, je cite :  « Petit à petit, ils détricotent des choses… On fait croire aux gens que le pognon est la seule chose qui compte, dans une société qui n'a plus de tissu social, à un moment où des tas d'associations se réunissent, où les couples se réunissent, où les familles se réunissent... ». Un vrai coup de gueule.

 

Parallèlement, je ne peux m’empêcher de remarquer que c’est en plein week-end de Pâques que l’information du doublement des mosquées espéré par Dalil Boubakeur d'ici deux ans tombe avec le nombre de musulmans qu’une telle déclaration suppose. L’archevêque de Paris n’a pas hésité à admettre hier sur RTL que la vraie question en jeu c’était de savoir pourquoi il y avait des églises où les gens n’allaient pas. Le problème des jours fériés possiblement abandonnés - intrinsèquement lié à la question du repos dominical - est là : les chrétiens sont dans une léthargie coupable les premiers à verser dans un « pourquoi pas » ni plus ni moins suicidaire.

 

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Published by Hélène BODENEZ - dans BLOG-NOTES RADIO NOTRE-DAME
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 08:50

Hier, comme chaque mercredi saint, Mgr André Vingt-Trois célébrait, en la cathédrale Notre-Dame, la messe chrismale réunissant autour de lui bon nombre des prêtres du diocèse de Paris. Lors de son homélie, le cardinal-archevêque est revenu sur l'épisode choquant de la RATP refusant qu'apparaissent sur des affiches de métro les bénéfiaires d'un concert. La mention "pour les chrétiens d'Orient" n'a pas été tolérée. Tout cela au nom d'une laïcité liberticide. Comme je l'ai twitté, l'Histoire jugera ! Extrait.

 

En fait, nous ne sommes pas seulement devant un effacement culturel des références chrétiennes qui serait le fruit d’un oubli ou d’une inculture. Nous sommes devant un projet militant qui hérite, pour une part, des vieux filons anticléricaux du XIXe siècle en feignant de craindre que l’Église puisse exercer un pouvoir occulte. Pour une autre part, il exprime la difficulté des hommes à reconnaître une véritable transcendance. Ce projet militant ne combat pas seulement le catholicisme comme une cible privilégiée. II vise aussi à l’élimination de toutes les religions de l’espace public et notamment de la religion musulmane. Même si certaines revendications laïques ne sont souvent que l’habillage républicain d’un anti islamisme ou d’un antisémitisme larvé et inavoué, elles ne sont pas sans effet sur l’attitude à l’égard du christianisme dans notre société. Nous éprouvons concrètement que ce militantisme aboutit à des aberrations qu’il s’agisse des discussions oiseuses sur les crèches ou sur les menus des cantines ou encore du récent refus de la RATP d’annoncer un concert en faveur des Chrétiens d’Orient dont, par ailleurs, la France prend à cœur d’assurer la défense à l’O.N.U. tandis qu’elle fait légitimement état de l’accueil qu’elle accorde à des chrétiens syriens. Quand l’ignorance culturelle assimile toutes les religions à un modèle unique de croyance et à un unique système de fonctionnement elle devient inapte à une laïcité authentique et elle ouvre le champ social à l’émergence d’un « front des religions ». Si la dérision et la caricature ont leurs auteurs qui doivent pouvoir s’exprimer, une société civilisée ne peut pas réduire le socle culturel de son unité à ce seul modèle. Elle doit sans cesse développer les capacités rationnelles et créatives de ses membres et les faire respecter y compris dans leurs expressions religieuses qui ne sauraient devenir les seules victimes d’une nouvelle censure.

 

Dans ce contexte polémique, les chrétiens ne peuvent pas se comporter simplement comme les représentants d’un groupe minoritaire qui s’estimerait lésé, fût-il religieux. Nous ne sommes pas à rechercher fébrilement une reconnaissance culturelle et publique et à guetter les signes de la bienveillance des puissants à notre égard. Notre identité n’est pas de cet ordre. Elle est tout à fait compatible avec la méconnaissance, l’injustice, voire la brimade et la persécution. Nous ne demandons rien de plus que ce qui est le droit commun : la liberté de conscience, la liberté de culte et la liberté d’expression garanties par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme. Et nous demandons que ces libertés soient respectées non seulement pour les chrétiens mais aussi pour tous les autres et non seulement dans notre pays mais dans tous les pays.

 

Certains chrétiens vivent cette situation plus difficilement parce que leur appartenance à l’Église repose davantage sur un conformisme culturel que sur une conviction personnelle. Ils sont plus tentés de se poser en victimes d’une prétendue « christianophobie » qu’ils ne se considèrent appelés à la mission de l’Église pour laquelle ils ne se sentent ni légitimes ni motivés. Ils craignent de manifester un particularisme religieux dans une société qui ne connaît que le consensus a minima comme marque de son « vivre ensemble » et qui craint les choix particuliers qui obligent à réfléchir. En invitant le diocèse de Paris à vivre un temps de mission, j’ai souhaité que chacun et chacune des membres de notre Église devienne, à sa mesure, un disciple-missionnaire.

 

Une fois surmontée l’appréhension de sortir de nos cercles habituels et d’oser annoncer le Christ, la mission de l’Avent 2014, nous a permis d’éprouver la joie de l’annonce de l’Évangile. L’engagement de quasiment toutes les paroisses dans cet élan diocésain a été pour tous l’occasion d’une action missionnaire de l’Église et nous devons d’abord rendre grâce à Dieu de nous avoir associés à son œuvre en faveur des hommes. Beaucoup ont été surpris de l’accueil qu’ils ont reçu et de l’intérêt qu’ils ont rencontré. Tous ont mesuré que la mission n’est pas une aventure individuelle. Elle est une œuvre d’Église dans laquelle chacun surmonte ses appréhensions et ses faiblesses en s’appuyant sur ses frères et, même s’il lui arrive d’en douter, sa propre présence et son action deviennent un soutien pour les autres. Comme le Pape François nous y a appelés dans son exhortation : ne nous laissons pas voler la joie de l’évangélisation.

 

Mais ne nous laissons pas abuser par nos premières impressions. La mission de l’Église n’est pas une simple campagne de marketing dans laquelle l’union des forces serait une sorte de marque de fabrique. Ce qui définit la mission ce ne sont pas les modalités de prospection, c’est le contenu de notre message : l’annonce de Jésus de Nazareth crucifié et ressuscité. Si la communion ecclésiale est une ressource puissante, c’est parce qu’elle est avant tout communion au Christ ressuscité qui est le cœur de notre message. Cette communion est la substance même de notre vie sacramentelle, vie sacramentelle fondée dans notre communion au Mystère pascal du Christ...

***

L'homélie du cardinal Vingt-Trois dans son intégralité sur le site du diocèse de Paris.

 

 

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Hélène Bodenez
"Travail le dimanche : la loi Macron, une loi carnaval"

 

 

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"Ouvertures dominicales : ce que va changer la loi Macron"
"Travailler le dimanche : une trahison de la gauche"

 

 

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Partages de mon blog au 1er/02/2015

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Article 18 de la Déclaration des Droits de l'Homme

"Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites."

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"La Voix est libre", émission du 8 novembre 2010 animée par Anne Gavini. "Comment redonner sa place au dimanche". Débat avec Monseigneur Lagleize, évêque de Valence. Hélène Bodenez, professeur à Saint-Louis de Gonzague-Franklin, Monseigneur Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Par téléphone : Père Jacques Vignancour, curé de Saint Austremoine, à Issoires (Puy de Dome)

 


 

 

 

"Aujourd'hui l'Eglise", émission du 19 novembre 2008, animée par Elodie Chapelle. "Travail le dimanche : l'Eglise a son mot à dire" Débat  avec François Asselin et Hélène Bodenez.

 

 

 

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L'Association pour la Fondation de Service politique réunit des hommes et des femmes engagés dans la vie politique, économique et sociale. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à ses activités : colloques, conférences, universités, soirées-rencontres, campagnes de sensibilisation. De très nombreuses personnalités ont participé à ses travaux: chefs d'entreprise, cardinaux, universitaires, hommes politiques, journalistes.

14 juin 2011

The European Sunday Alliance is a network of national Sunday Alliances, trade unions, civil society organizations and religious communities committed to raise awareness of the unique value of synchronised free time for our European societies. Sunday and, more general, decent working hours, are the focus of our campaigns. In our Founding Statement, we draw attention to aspects of life/work-balance and social cohesion that depend on a vast majority of people to have their lawful free time at the same time.


Lancement de l'European Sunday Alliance, le 20 juin 2011 dont sont membres, entre autres, l'AFSP, la CFTC, le CAD.


 

CCF

Le centre culturel Franklin est inspiré par la tradition jésuite et permet de créer une synergie entre la formation intellectuelle, humaine et spirituelle dispensée aux élèves à Saint-Louis de Gonzague (Paris) et une certaine forme de formation continue destinée aux adultes de la communauté éducative. Ce que de manière traditionnelle, on appelait autrefois dans les collèges de la Compagnie : « école des parents », si non « école des adultes ». Le Centre culturel Franklin est ainsi un lieu de rencontres avec des personnalités uniques, un lieu de réflexion, un lieu d'échange et de débats.

Publications

 

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- « Devoir des parents, bien de l'enfant », Francis Mouhot, Éduquer, est-ce encore possible ?, Les Idées, Revue Liberté politique, n° 60, (juin-juillet 2013), p. 157-158.

« Le Jésus de l’Histoire », À propos de Jean-Christian Petitfils, Jésus, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°56, Privat (mars 2012), p. 195-201.

- « La bataille du dimanche continue », Revue Liberté politique, IIIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 55  (décembre 2011), p. 115-119.

- « Lumière du pape », À propos de Lumière du monde, Questions disputées, Revue Liberté politique, n° 52, Privat (mars 2011), p. 155-161.

- « Le cas de l'année : la bataille du dimanche en France et en Europe  », Revue Liberté politique, IIe Rapport sur la doctrine sociale de l’Église dans le monde, n° 50 (septembre 2010), p. 75-84.

- « La Battaglia sulla domenica in Francia », Rapporti dal Mondo, Osservatorio internazionale cardinale Van Thuan sulla dottrina sociale della chiesa, Bollettino di Dottrina sociale della Chiesa , (Anno VI 2010, numero 3, luglio-settembr), p. 87.  

  - « Le dimanche, un droit historique », À propos de Daniel Perron, Histoire du repos dominical, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°50, Privat (septembre 2010), p. 185-190.

 - « Une truculente défense du pape », À propos de Gaspard-Marie Janvier, Minutes pontificales sur le préservatif, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 49, Privat (juin 2010), p. 161-164.

- « Le dimanche, jour cardinal », Communication à la table ronde du 6 octobre 2009 "Vivement dimanche !" au Centre culturel de Franklin, Revue Liberté politique, n°. 47, Privat (décembre 2009), p. 23-31.

- « Voyage au cœur de la psychothérapie », À propos de Francis Mouhot, Le Moi et l’esprit, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 46, Privat (septembre 2009), p. 143-152.

- « Pourquoi le dimanche ? », Dossier "A Dieu, le dimanche ! Appel à la résistance des chrétiens", Revue Liberté politique, n°. 44, Privat (mars 2009), p. 107-116.

- « Benoît XVI le bâtisseur », À propos de George Weigel, Le Choix de la vérité, Questions disputées, Revue Liberté politique, n. 43, Privat (décembre 2008), p. 181-185.

- « Lâcher prise ou abandon spirituel », À propos de Robert Scholtus, Faut-il lâcher prise : splendeurs et misères de l’abandon spirituel, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat, (septembre 2008), p. 167-174.

- « Retrouver les chemins de l’être », Dossier Fides et Ratio 2008-1998, Revue Liberté politique, n°. 42, Privat (septembre 2008), p. 153-163.

- « Les métamorphoses de Jésus ou la tentation de l’expérience directe », À propos de Frédéric Lenoir, Le Christ philosophe, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 41, Privat( juin 2008), p. 235-244.

- « Et le blog devint fléau », Éducation : questions qui fâchent, Revue Liberté politique, n°. 40, Privat (mars 2008), p. 147-157.

- « Conversion ou initiation : le presque de la foi », À propos de Jean-Claude Guillebaud, Comment je suis redevenu chrétien, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 38, Privat (septembre 2007), p. 125-131.

- « Relire La Pensée captive », À propos de Cesław Miłosz, Questions disputées, Revue Liberté politique, n°. 32, Privat, (janvier-février 2006) p.129-141.

À lire absolument !

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Daniel Perron, Histoire du repos dominical (L'Harmattan, 2010).

 

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Gaspard-Marie Janvier, Le Dernier dimanche (Mille-et-une-nuits, 2009, Prix Mottard 2009). 

 

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Jean-François Froger, Le Maître du Shabbat (Editions Grégoriennes, 2009)

 

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Patrick Gourrier, Le dimanche, c'est sacré ! (Letheillieux, 2009)

 

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Michel Fauquier, Lettre ouverte du dernier des Français au premier des Français, (Tempora, 2009)

 

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Carte trvail dominical 
Dimanche

Fonctions sociales d'un jour à part

Noyau d'un ordre social historique

Vidéos créées pour ce blog.

Version de la vidéo en anglais

Version de la vidéo en espagnol 

Version de la vidéo en allemand

 

Dimanche

 

 

 

À Dieu, le dimanche !

H. Bodenez

 

A Dieu le dimanche !

Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens. L'argument religieux n'étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s'est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n'en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l'Église.   Acheter à La Procure

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Joseph Thouvenel a lu  À Dieu, le dimanche ! Ed. grégoriennes) Chronique Economie et société sur Radio Notre-Dame, 12 décembre 2010.

 

 

Faut-il faciliter le travail le dimanche ?

 

KTO

    

Pourquoi le dimanche est-il un jour chômé ?

 

 

 

L'écho des dimanches

Duo Zucchero - Fiori, paroles françaises de J.-J. Goldman, (Chocabeck, 2010).

"Dans mon village, j'ai vu le temps se poser..."